Ambiance exotique (Voir photo 1)
Le plan de toilette et la plage de baignoire s’inscrivent au même niveau dans la continuité d’un angle droit. La hauteur habituelle d’un plan de toilette est de 90 cm lorsque les vasques sont encastrées, elle est ramenée à 70 cm avec des vasques posées. En surélevant la baignoire (sur des parpaings, des carreaux de béton cellulaire ou des briques), on parvient à ajuster la plage qui l’entoure au même niveau pour créer un ensemble sans rupture. L’accès au bain nécessite alors 1 ou 2 marches pour faciliter l’enjambement. L’ensemble est réalisé ici en MDF hydrofuge revêtu d’un placage en bois exotique verni, fixé sur une ossature en bois autour de la baignoire. Le plan de toilette repose sur des consoles vissées dans la paroi d’adossement, il présente un bandeau (h 18 cm) utile pour dissimuler les siphons et accrocher deux grands porte-serviettes.
Esprit nature (Voir photo 2)
C’est l’histoire d’un vieux chêne qui méritait une autre destinée que le bûcher. Et pas question de le déshabiller de son écorce ! Bien qu’un peu rugueuse, elle confère à ce plan de toilette une originalité singulière. Le tronc majestueux débité en planches épaisses (50 mm) non délignées offrait des dimensions de circonstance (L entre 50 et 65 cm). Les vasques fixées par le dessous (Jacob Delafon) et alimentées par un mélangeur trois trous (“Exécutive Elite” de Ondyna) permettent d’apprécier la matière, mise en valeur après rabotage et deux couches de vernis. Le meuble, plus classique, est réalisé en latté plaqué okoumé (ép. 18 mm). Il est constitué de montants et tablettes qui forment des niches jusqu’aux deux tiers de la profondeur.
Un plateau de recouvrement repose à l’arrière et latéralement sur des tasseaux muraux pour supporter le poids du plan. Selon les possibilités, les assemblages sont vissés par l’extérieur des montants dans l’épaisseur des tablettes, ou réalisés avec des tourillons qui traversent les tablettes et pénètrent dans les chants supérieur et inférieur des montants intermédiaires. Il résulte de ce montage de multiples niches occupées par des tiroirs (h 15 cm) de largeurs différentes, ou dotées de portes et d’étagères intérieures pour les plus grandes (larg. 50 cm). En partie basse, des tiroirs (larg. 80 cm) complètent le meuble dont les façades en latté sont nuancées par une lasure. Les poignées coquilles en bronze proviennent d’une récupération.
Un style affirmé (Voir photo 3)
Les angles et la rigueur des lignes se dessinent nettement, mais l’ardoise verte du Brésil posée en crédence sous forme de grands carreaux accompagne le chêne massif panneauté du plan de toilette pour un duo chaleureux. Deux consoles (Aquamondo) en acier chromé (L 50 x h 16 cm, 66,50 e pièce) fixées dans la paroi d’adossement supportent le plan vasque (ép. 30 mm). L’épaisseur de celui-ci se prête au poids des céramiques (50 x 50 cm) posées dessus et alimentées par des mitigeurs de finition chromée (“Cubix” chez Brossette). Les siphons sont apparents mais leur finition chromée les intègre sans souci dans le décor, tout comme celle des porte-serviettes vissés sous le plan et du bandeau de spots en basse tension. Toute l’installation est dissimulée dans un coffrage dont la façade démontable est en contreplaqué revêtu d’un placage chêne. Sur les murs, les patines s’animent de nuances. Elles sont réalisées à la peinture acrylique diluée, appliquée au spalter sur des fonds préalablement peints en blanc (réalisation Béatrice Douillet). Chambres d’hôtes La Pinsonnière
Elégante facture (Voir photo 4)
Occupant toute la largeur disponible entre l’angle de la pièce et le petit retour du mur, ce meuble à double vasque encastrée a été réalisé sur mesure. L’arrondi de l’angle gauche en adoucit le débord. Rangements et façades sont en chêne massif protégé par un vernis mat. Les deux meubles à tiroirs situés de chaque côté encadrent des placards à double porte battante. Au centre, le panneau rainuré effet joints creux correspond à un tiroir unique pourvu d’un panier à linge. Portes et tiroirs sont équipés de loqueteaux mécaniques à pression qui permettent l’ouverture et la fermeture par simple poussée sur la façade (il existe aussi des loqueteaux magnétiques à pression qui sont plus particulièrement conçus pour les portes en verre). Posé et collé sur le dessus du meuble, le plan de toilette est taillé dans une pierre marbrière d’Italie (originaire de Lombardie). D’une épaisseur de 3 cm, la pierre est percée pour recevoir les vasques qui sont encastrées par le dessous. Une bande verticale de même pierre mais plus mince (ép. 1,5 cm) remonte contre les murs : elle élimine les problèmes de joint entre le plan et les parois qu’elle protège des projections d’eau. (Robinetterie Bandini.) Mise en valeur par l’absence de poignée, l’orientation des différents panneaux de façade et l’effet de joints creux donnent à l’ensemble un rythme séduisant. Décoration Hub Project.
<page />
A chacun ses rondeurs (Voir photo 5)
Concilier confort, gain de place, économie, tout en faisant du joli. C’est ainsi que cet ensemble a pris tournure dans une petite salle de bains d’inspiration marine. Le sol en teck à joints “pont de bateau” a guidé le choix d’un meuble de toilette en harmonie, équipé de vasques en inox (Leroy Merlin). Le plateau supérieur en teck lamellé collé verni a été découpé à la scie sauteuse selon un dessin imaginé par les propriétaires. A l’avant, ses arrondis suivent la demicirconférence des vasques en laissant un débord de 5 cm. A l’arrière et sur le côté, le plan vis sésur des tasseaux muraux ménage la surface nécessaire aux accessoires et à la fixation des mélangeurs (Leroy Merlin). En dessous, l’étagère en contreplaqué marine suit le mouvement et présente une encoche traversée par les deux tubes inox destinés à supporter le plateau supérieur. Des naissances vissées sous celui-ci maintiennent les tubes alors qu’en partie basse, ils traversent les lames du parquet percées avec une scie cloche.
Nostalgie au goût du jour (Voir photo 6)
Une reconversion réussie pour cette petite console aux pieds galbés. Ne trouvant plus sa place dans la maison, la voici transformée en meuble de toilette, version actualisée. Joliment peinte en bleu (peinture alkyde émulsion pour salle de bains), elle s’est annexée une tablette inférieure qui repose sur de petites équerres discrètement vissées sur le piétement. Deux anneaux porte-serviettes chromés, vissés sur le bandeau, modernisent son apparence. Le bol vasque, façon cuvette, repose sur le plateau et s’y fixe par un joint silicone transparent qui assure l’étanchéité. Percé au centre pour évacuer l’eau, il dispose d’une bonde reliée à un siphon extra-plat raccordé à l’évacuation encastrée dans le mur. Le mitigeur latéral est alimenté par des tubes en cuivre également dissimulés dans le mur. Le plateau a donc été percé en deux points à l’aide d’une scie cloche.
Idée récup’ (Voir photo 7)
Classique et indémodable, la table de toilette d’autrefois recevait sur son plateau de marbre, cuvette et broc en porcelaine. Confort oblige, une vasque en a pris la place. Toute la difficulté réside dans le démontage et le transport du marbre jusqu’à l’atelier d’un artisan équipé pour effectuer la découpe d’encastrement. De toute évidence, le gabarit devra lui être fourni pour que la vasque prévue se loge dans la découpe à ses mesures. Un joint silicone déposé autour assure collage et étanchéité. Mise en scène par une fresque dont la frise souligne le profil du dosseret, la table de toilette a été nettoyée et vernie. Le marbre détaché et poli avec un produit spécifique repart pour une nouvelle vie. Décor Christophe Boucher
Tout carreaux (Voir photo 8)
Pour supporter le poids des deux vasques en céramique (50 x 50 cm) alimentées par une robinetterie rétro, le meuble de toilette d’allure massive fait illusion. Le plan (L 152 x P 52 cm) qui se dresse à 75 cm de hauteur est réalisé en aggloméré hydrofuge (épaisseur 19 mm). Il est ceinturé par un bandeau (larg. 80 mm) rapporté en alaise qui crée une épaisseur seyante reprise pour les jambages. Fabriqués en sandwich, ceux-ci sont constitués de deux panneaux d’aggloméré hydrofuge (ép. 19 mm) entre lesquels des tasseaux (40 x 30 mm de section) forment une ossature. Moins profonds que le plan et bien stables, ces jambages (P 45 cm) ont permis de fixer des tasseaux (28 x 30 mm de section) nécessaires à l’ajout des tablettes peintes débitées dans du “Placopan” (ép. 50 mm) de Placoplatre. Ce panneau formé de parements en plaque de plâtre et d’une âme alvéolaire en carton s’utilise communément en cloisons intérieures. Il est évidé latéralement pour intégrer les tasseaux supports. Deux vis suffisent à la fixation. Réalisation A4 Architecture Intérieure
En noir et blanc (Voir photo 9)
Une parfaite symétrie aux proportions réussies pour un meuble de toilette assurément fonctionnel et de conception graphique. Il s’inscrit entre la soupente et la paroi de douche (L 220 cm, h 90 cm). Les jambages en carreaux de plâtre hydrofuge (ép. 7 cm) sont à peine engravés dans le mur et collés au sol. Enduits et peints, ils s’équipent de taquets vissés sur lesquels reposent des tablettes en MDF hydrofuge peintes. Le plan de toilette déborde légèrement (P 60 cm). Réalisé en Wedi (ép. 50 mm), il est collé sur le chant des carreaux après découpe de la vasque. Pour le préparer à recevoir un mortier teinté (“Cimart”), une bande d’étanchéité a été fixée autour de la découpe et sur le chant avant avec une colle à carrelage hydrofuge appliquée aussi sur toute la surface à enduire.
Après séchage, une couche d’impression (“Artacroch”) est étalée au spalter. Au produit à base de résine, on ajoute de la silice pour renforcer la rugosité (1 poignée par litre). L’enduit teinté de pigments (oxyde noir) est appliqué en deux couches (ép. 1 mm x 2), avec un ponçage intermédiaire (grain 180). L’exposition aux projections d’eau, de graisse ou d’agent corrosif contraint à le protéger par un vernis non jaunissant, en deux couches, adapté en milieu humide (“Etanchsol”). (Mortier, enduit et vernis chez Arc Atrium). La finition étant achevée, la vasque peut être collée sous le plan avec du “Sikabond T2” (Sika). Prudence toutefois ! Le plan reste encore sensible aux chocs durant une quinzaine de jours, durée nécessaire au durcissement complet de la surface. Réalisation Les Ateliers de Seine-Port
<page />
Du béton léger, léger (Voir photo 10)
Revêtu comme les murs et le sol d’un enduit béton, le meuble de toilette s’attribue des formes généreuses. Arrondi aux extrémités, compartimenté pour s’offrir deux niveaux de rangements, il s’équipe d’une vasque ronde en porcelaine déportée latéralement. Un sur mesure réussi, réalisé en Wedi, panneaux de construction en mousse de polystyrène extrudée armée d’un tissu de verre (ép. 50 mm). Ce matériau imputrescible est idéal en milieu humide. Léger, il se découpe à la scie égoïne selon la forme souhaitée et accepte les finitions carrelées ou enduites. Des accessoires de liaison permettent de raccorder les panneaux entre eux, tels que des connecteurs (Wedisteck BA) pour les placer bout à bout, ou des équerres à picots (Wedisteck WE) pour relier les jambages aux parties horizontales, et des platines à picots (Wedisteck RK) à visser au sol et à la base des murs pour stabiliser les jambages. Les raccords traités avec une bande d’étanchéité fixée avec une colle à carrelage hydrofuge disparaissent sous l’enduit de finition à base de chaux hydraulique, de ciment de résine et de sable (Enoga). Réalisé en deux passes (ép. 3 mm environ) sur un primaire d’accrochage (une couche fine de colle à carrelage hydrofuge), il s’applique à la lisseuse inox et se protège des taches par un vernis satiné acrylique (environ 150€ le m2 HT).
Sous un nouvel angle (Voir photos 11 et 12)
Suspendu au mur, le plan de toilette dessine un angle droit dont les arêtes sont adoucies par un tadelakt de couleur gris-bleu particulièrement délicat et subtil. Le plan est réalisé avec des carreaux de plâtre hydrofuge (66 x 50 cm, ép. 50 mm) d’un format permettant de limiter les coupes et les raccords. Le jambage est un carreau entier, il se raccorde au plan horizontal constitué d’un carreau et d’un morceau de 39 cm pour obtenir 110 cm de longueur. La liaison entre les éléments horizontaux s’effectue à l’aide de deux fers plats encastrés en dessous, et se prolongeant latéralement dans le mur, et dans le jambage. A la base de celui-ci, un autre fer plat vient s’encastrer à l’intérieur et dans le mur d’adossement. Compte tenu du poids de l’ouvrage, les carreaux de plâtre sont nécessairement engravés dans les parois, sur quelques centimètres de profondeur. Tous les raccords sont revêtus d’un calicot noyé dans l’enduit.
Après séchage, le support est rendu accrochant par un mélange de colle, de silice et de chaux. Il est ensuite recouvert d’un enduit traditionnel composé de chaux aérienne (CL 90) de sable tamisé et de liant acrylique, appliqué au platoir sur 3 mm d’épaisseur et travaillé à la taloche éponge pour faire ressortir le grain. Ce premier enduit doit sécher puis être humidifié pour recevoir le tadelakt de finition. Chaux aérienne, pigments (Noir de vigne) et poudre de marbre composent cet enduit décoratif et raffiné qui se dépose au platoir en 4 mm d’épaisseur. Dès le début de la prise, il est resserré au platoir et poli le lendemain avec une spatule en plastique. De l’eau savonneuse (savon noir) passée à l’aide d’un galet renforce l’imperméabilité, un mélange de cire au carnauba et de cire d’abeille le protège contre les taches de toute nature et lui offre un bel aspect soyeux et velouté. Réalisation Les Ateliers de Vérone
Intégrés au décor (Voir photo 13)
Réalisé lors de la création de la salle de bains, le meuble de toilette a été conçu pour recevoir une vasque non encastrée. Habillé d’un carrelage en pierre naturelle, il séduit par son aspect vieilli. Afin d’offrir un confort d’accès, le plan de toilette (L 120 cm, P 60 cm) doit avoir une hauteur réduite. Calculée en fonction de celle de la vasque (“Vero” de Duravit : h 13,5 x L 80 x larg. 47 cm), elle se situe à environ 80 cm. Le plan et l’étagère intermédiaire reposent sur des jambages en briques plâtrières. La terre cuite constitue un support inerte à l’eau, aux acides, aux détergents, elle est donc particulièrement recommandée en milieu humide (“Carrobric” : 660 x 500 mm, Imerys Structure). Les briques plâtrières sont ici montées au liant colle maçonnerie (à base de ciment) et prêtes à recevoir directement un carrelage en pose collée, il suffit de supprimer les excès de joints après séchage.
Comme le jambage de droite est monté en appui sur la cloison de la douche, on a choisi d’utiliser des briques moins épaisses (ép. 4 cm) que celles qui composent le jambage de gauche (ép. 7 cm). Ce choix technique préserve l’équilibre visuel de l’ensemble. Sur la première brique recoupée à une hauteur de 34 cm, on a d’abord coulé l’étagère intermédiaire (béton armé coulé sur coffrage). Le même coffrage a servi à couler le plan supérieur, après montage de la seconde brique également recoupée. Des réservations pour l’arrivée d’eau et l’évacuation de la vasque ont été prévues. Après la mise en place de la vasque, toute la structure est carrelée en pierre naturelle : travertin 10 x 10 clair et rouge “Verone”, 45€ TTC/m2 (Carrelages Pierre Basset).
Dossier réalisé par Catherine Levard, Elisabeth Delaigue. Dessins Dominique Lechaud
Maison&Travaux N°206 Janvier-Févier 2008
Votre maison en 3d
Tous les évènements maison et déco
Partagez toutes vos idées déco
S'inspirer par style
























Commentaires
0 commentaire
0 commentaire sur “Plans et vasques marions-les”