Salles de bains aux styles inspirés

Le 26 mars à 14h52 - - Maison & Travaux

Trouver l’aménagement qui vous correspond tout en combinant harmonieusement déco et confort d’utilisation… Pas toujours évident. Du très sobre au très original, ces 5 projets vous apporteront peut-être l’étincelle créatrice !

Ambiance thermale

Une blancheur pure soulignée de noir en pointillé pour cette salle de bains aussi claire que spacieuse. L’ambiance singulière évoque celle d’un établissement thermal au charme rétro.

Aménagée dans une bâtisse très ancienne, la salle de bains n’est pas si grande comparée aux pièces à vivre ! Bien que remaniée et dotée d’un confort plus actuel, elle a conservé son volume permettant de profiter pleinement des plaisirs de l’eau.

Une déco noir & blanc

Du blanc du sol au plafond ! Même les poutres apparentes n’échappent pas à cette blancheur ambiante. Elles ont été badigeonnées d’une peinture acrylique mate, tout comme les murs jusqu’au carrelage « Métro » (Diffusion Céramique, en 15 x 7,5 cm) qui les habille sur une hauteur de 95 cm. Un listel noir souligne le haut des carreaux et circule tout autour de la pièce. Côté sol, de grands carreaux (30 x 30 cm) reprennent le blanc mat des murs et s’animent de sombres cabochons (10 x 10 cm). Collés sur une chape et jointoyés de ciment hydrofugé gris clair, ils évoquent les sols traditionnels des demeures bourgeoises du début du XXe siècle.

Une douche grand confort

L’espace douche est cloisonné par un grand mur (H 200 x L 200 cm en 20 cm d’épaisseur), dont l’aspect massif est proportionné au volume de la pièce. Il a été construit en blocs de béton cellulaire (Xella Thermopierre) à 110 cm de distance du mur, et en hauteur, il va buter contre une poutre du plafond. La robinetterie murale (Horus) fait jaillir l’eau sans craindre les projections dans cet espace sans receveur apparent. À l’origine, le sol de cette ancienne chambre étant revêtu d’un parquet, celui-ci a été nivelé et traité pour sa reconversion en sol de salle de bains en offrant toutes les garanties d’étanchéité.

Un équipement rétro

Placés côte à côte, les lavabos sur colonne (Duravit) s’équipent d’une robinetterie de style ancien (Horus). Les alimentations sont dissimulées dans un coffrage de 16 cm de profondeur réalisé en aggloméré hydrofuge sur une ossature en bois. Outre l’adossement qu’il offre aux lavabos, le coffrage carrelé sert aux accessoires de toilette qui prennent place sur la tablette supérieure. Deux miroirs identiques et deux appliques jumelles complètent la déco pour parfaire cet aménagement en duo. Une grande baignoire en fonte (« Cléo » de Jacob Delafon) se dresse à l’écart sur ses pattes de lion. Alimentée par une robinetterie à l’ancienne (Horus), elle est décalée du mur pour que l’on puisse disposer d’une étagère en contrebas, donc invisible, qui permet de poser les indispensables du bain et, pour la touche végétale, des bambous. (Voir photos 2 et 3)

Carrelage sur parquet : Reconvertir une chambre en salle de bains implique des précautions qui permettent d’éviter les fissurations du carrelage et les infiltrations d’eau. Pour cela, une étanchéité sans faille doit être réalisée sur le parquet d’origine.

- Stabiliser le parquet. Les lames présentant du jeu ont été clouées sur les lambourdes, et les plus défectueuses ont été remplacées pour stabiliser un support à carreler.
- Passer un primaire. Le parquet d’origine doit être poncé pour éliminer les couches de cire. Sur ce support dépoussiéré, on applique un primaire d’adhérence en une passe régulière à l’aide d’un rouleau laine. À l’issue du séchage (de 1 à 4 heures), il forme un film translucide jaune (« Weber.prim AD » de Weber et Broutin).
- Effectuer le ragréage. Le but de cette opération est de rétablir la planéité du sol. Particulièrement adapté à la rénovation d’un support en parquet rigide, « Weber.niv dur » est un enduit de ragréage autolissant fibré (Weber et Broutin). Une première passe tirée à zéro remplit les pores du support. Après le séchage, on étale la deuxième couche avec une lisseuse sur 20 à 30 mm d’épaisseur. Elle entoure le receveur prêt à carreler (Wedi) installé à l’emplacement prévu pour la douche, sachant que l’évacuation centrale verticale s’effectue à travers le plancher (vérifier au préalable l’aptitude du plancher à supporter la charge, sachant que 30 mm = 50 kg/m2). En périphérie du sol, un joint de dilatation est à prévoir, à combler de mastic élastomère.
- L’étanchéité du sol et des murs. On met en oeuvre un système d’étanchéité liquide (SEL de type « Sys.Protec » de Weber et Broutin, ou « Cermicryl » de Desvres), qui s’utilise pour le sol ragrée et sur les murs. On étale un primaire (adapté au produit) sur toutes les surfaces à traiter (2 heures de séchage). Autour des traversées de tuyaux, dans tous les angles formés par le sol et les parois verticales, et entre le ragréage et le receveur à carreler, on applique une couche de produit d’étanchéité avec une brosse plate pour y maroufler une bande d’étanchéité (BE 14), puis lissée à la truelle. Sol et murs se traitent ensuite en deux passes croisées à l’aide d’un rouleau en laine de manière à obtenir un film sec de 0,5 mm d’épaisseur. Au cours de la mise en oeuvre, il est important de protéger le sol par des panneaux qui évitent le contact des chaussures. On fait de même en posant le carrelage (sur le support sec) avec un mortier-colle à adhérence amélioré (Weber et Broutin, Desvres, etc.) et des joints souples hydrofuges.

Catherine Levard. Photos Serge Sautereau

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Décor épuré

Blottie dans les combles, cette mini-salle de d’eau s’offre tout le luxe d’une grande ! Son style sobre valorise les matériaux chics choisis pour l’aménager.

Luxe et simplicité pour cette salle d’eau au petit format aménagée sobrement, mais avec des équipements de qualité qui assurent un confort d’utilisation. Elle est généreusement éclairée par une fenêtre de toit à commande électrique (Velux) qui permet une aération aisée. Une bonne isolation – la sous-face du toit en plaque de plâtre dissimule un isolant en laine minérale de forte épaisseur (20 cm de laine de verre, Isover) – fait de cette pièce un espace douillet.

Une douche en transparence

Une surélévation a été créée sur toute la largeur de la pièce et sur une profondeur de 100 cm de manière à pouvoir intégrer les évacuations. Côté douche, du béton de synthèse SMO habille les murs. Ce matériau haut de gamme en plusieurs coloris, unis ou mouchetés, est antidérapant. Il se fabrique en panneaux de 10 mm d’épaisseur, sur mesure jusqu’à 250 x 130 cm. Au sol, le receveur et la plage sont d’un seul tenant en 15 mm d’épaisseur ; l’ensemble repose sur des plots réglables (Ambiance Bain). Contre les projections, deux écrans de verre sécurit de 6 mm sont montés sur d’élégants profilés en aluminium. L’un est fixé au mur, les deux autres s’inscrivent entre le plafond et la plage latérale de la douche sans fixation apparente. De la colonne d’hydromassage réglable en hauteur de 20 cm (« Lift II » d’HansGrohe), les jets multiples déversent leurs flots sans provoquer d’infiltration sous les écrans grâce aux joints silicone transparents, ni de traces de calcaire sur le verre traité à cet effet.

Des sols élégants

Dans le prolongement du béton de synthèse, des dalles de granito (25 x 25 cm) habillent le reste du podium. Elles sont collées en plein et à joints serrés sur un support en aggloméré hydrofuge de 22 mm d’épaisseur. Le ciment à joint hydrofugé offre une garantie supplémentaire contre d’éventuelles infiltrations. Dans la partie restante, un parquet massif en chêne huilé de 23 mm est posé sur lambourdes. Pour bénéficier d’une isolation de sol performante, de la laine de roche s’inscrit entre elles, et des bandes résilientes les désolidarisent du revêtement.

Du mobilier suspendu

Le meuble suspendu se distingue par son côté graphique particulièrement élégant, il accueille, partiellement encastrée, une grande vasque ovale en matériau de synthèse (126 x 39 x 49 cm, « Kubik » de La Maison du Bain). La robinetterie latérale (Gessi) de section carrée alimente en eau chaque extrémité de la grande vasque dont la forme allongée est reprise par les deux miroirs symétriques.(Voir photos 4 à 6)

Catherine Levard. Photos Antonio Duarte. Réalisation, Rêve et Confort

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L’atout Panneau

Les habillages muraux sous forme de panneaux créent des décors originaux et s’inscrivent comme une alternative à l’habituel carrelage. (Voir photos 7 à 12)

Rondeur en douche

Élément central de la pièce, la douche circulaire prolongée de chaque côté par des ailes en verre sépare l’espace salle de bains du dressing. Effets de transparence et utilisation du métal personnalisent le lieu.

Réellement atypique, cette pièce intime se distingue au premier coup d’oeil par l’ambiance en noir et blanc, que réveillent des notes métalliques. Le verre est nécessaire aux apports de lumière et préserve les perspectives dans la pièce d’eau.

Sur deux niveaux

La restructuration des volumes consistait à réunir deux pièces en abattant la cloison intermédiaire pour regrouper salle de bains et dressing. L’écart de niveau d’origine justifiait
d’être conservé pour matérialiser la séparation entre les différentes fonctions. Il est également mis à profit pour encastrer la baignoire et en faciliter l’enjambement. Le décalage de 25 cm de hauteur se franchit par deux marches réservées dans la dalle et habillées d’un matériau non dérapant compte tenu de la proximité de l’eau. Une tôle d’aluminium structurée en damier (1 x 2 m, épaisseur 2/3,5 mm) et collée sur le béton (colle PU) marque visuellement le passage de la salle d’eau à l’espace réservé à l’habillage. Côté salle de bains, une chape a été coulée sur la dalle et offre une légère pente qui dirige l’eau vers la douche. Pour celle-ci, une réservation circulaire (1 m de diamètre) a été faite, avec une évacuation centrale.

Une étanchéité infaillible

La douche de plain-pied nécessite une étanchéité infaillible mise en oeuvre ici sur l’intégralité du sol. Pour ce faire, on a collé une natte en polyéthylène (« Schlüter-Kerdi » de Schlüter Systems) sur la chape sèche avec une colle à carrelage souple étalée au peigne cranté (« Fermaflex C2 » de Weber et Broutin). Les lés noyés dans la colle et marouflés se chevauchent obligatoirement et remontent en plinthe sur 10 cm de hauteur. Autour du siphon, la natte préalablement découpée doit recouvrir la platine de l’avaloir. On renforce l’étanchéité par un carré de natte (pièce de 50 x 50 cm) comportant un trou central (fourni avec le système), à coller sur le sol déjà tapissé. Les émaux de Briare viennent affleurer les carreaux en grès émaillé antidérapant (Villeroy & Boch) choisis pour le reste de la pièce.

Des courbes pour la douche

Son audacieuse paroi est constituée de deux tôles cintrées en Inox de 3 mm d’épaisseur qui bordent la moitié du cercle que forme le receveur. Les tôles comportent des ailettes latérales permettant de les solidariser par vissage en interposant un joint caoutchouc, et d’offrir un appui aux panneaux de verre feuilleté de 8 mm vissés sur toute la hauteur. De chaque côté de la cloison, une platine ancrée au sol renforce simultanément la stabilité de la tôle et celle du verre enchâssé dans des profilés haut et bas. En pied, la cloison qui repose sur un joint d’étanchéité est fixée par vissage sur l’aile d’une cornière de 5 x 5 mm dont l’autre partie est vissée dans le sol. Côté intérieur, la douche dispose d’une colonne d’hydromassage (« Aquatower 3000 » de Grohe). Un support d’adossement plan lui étant nécessaire, une tôle a été prévue en applique à mi-largeur de la paroi cintrée.

La baignoire encastrée

Placée dans l’angle de deux murs, la baignoire en matériau de synthèse (« Klimt » de Neomediam) est insérée dans une structure maçonnée revêtue de carrelage. Sur trois côtés, des carreaux de faïence émaillée (en 10 x 10 cm) habillent la plage qui se prolonge à une extrémité par une surface rectangulaire. Le plot destiné à l’encastrement des arrivées d’eau qui alimentent la douchette extractible (Horus) semble posé sur cette base carrelée. Au-dessus de la baignoire, une retombée du plafond dissimule la gaine d’extraction d’air (VMC) et intègre des spots en basse tension.

Deux vasques séparées

L’implantation des vasques en Inox (Franke) est singulière, car elles s’inscrivent en contrebas en s’orientant vers la partie dressing. Placées de part et d’autre de la douche, elles s’encastrent dans un plan de toilette en contreplaqué multiplis de bouleau verni de 40 mm d’épaisseur (Finnforest) découpé selon le galbe de la douche. Sa profondeur est étudiée de sorte que l’écart de niveau, matérialisé par des carreaux en pointillé noir et blanc, n’occasionne aucune gêne et au contraire serve d’étagère. La légèreté visuelle du plan de toilette provient du système de fixation particulièrement discret. D’un côté, il repose sur un tube Inox qui s’emboîte sur une naissance vissée au sol ; de l’autre, il est porté par une cornière murale. À l’arrière, des vis traversant le verre trempé viennent s’ancrer dans le chant. Une autre touche de métal participe au décor : le cuivre des canalisations d’arrivée et d’évacuation de l’eau qui sont gardées apparentes pour apporter une note industrielle à l’ensemble. (Voir photos 13 à 18)

Catherine Levard. Photos Antonio Duarte. Architecte, Bernard Meignan

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Jeux de transparences

Cloisonnement spectaculaire pour cette pièce aménagée sous les combles en labyrinthe de verre où chaque poste trouve un retranchement intime.

Dès l’entrée, le ton est donné ! Dans cette pièce sous combles de 8 m de longueur et 3 mètres de largeur, tout n’est que miroitement de verre bleu pâle et transparent. Dès l’entrée, le regard est attiré par un éclairage de sol qui semble tracer le passage entre deux cloisons incurvées. Le creux de l’une, orienté vers la porte, enveloppe une sculpture qui invite aux délices du bain ; au verso, se trouve une petite vasque ronde dressée sur un piétement chromé (Leroy Merlin). La courbe inversée de la seconde cloison (180 cm de longueur) constitue l’une des parois latérales de la douche. En arrièreplan, on devine la baignoire au bout de la salle de bains. Placée en retrait du rampant, elle profite de l’éclairage des fenêtres de toit.

Des cloisons multidirection

Qu’elles soient courbes ou droites, les cloisons distribuent les rôles. La seconde paroi de la douche est perpendiculaire au mur. D’une longueur de 110 cm, elle ménage un passage de 45 cm de largeur pour permettre d’entrer dans une aire spacieuse dont le sol est revêtu de petits galets noirs collés sur une forme maçonnée étanche. Au-delà, on compte une quatrième cloison de 105 cm de longueur qui dessine avec la précédente un espace triangulaire où des étagères en verre semblent flotter ! Ces tablettes, qui accueillent le linge, reposent sur de très fines cornières métalliques à peine visibles. Un double usage encore pour cette cloison qui isole avec la suivante l’espace des toilettes ! En face de la cuvette, une dernière cloison autonome intimise un peu plus ce « petit coin ». Elle permet également d’adosser une deuxième vasque en verre dépoli bleuté posée sur des consoles en métal (Leroy Merlin).

Une baignoire baignée de lumière

Sous le rampant, une vaste structure transversale en pavés de verre et carreaux de plâtre hydrofuge s’inscrit comme un podium sur 150 cm de profondeur et 50 cm de hauteur. La baignoire encastrée au centre dispose ainsi d’une plage d’entourage importante mise en lumière par des éclairages insérés dans le sol et par deux fenêtres de toit séparées par
une panne. De nuit, les spots en basse tension répartis sur les deux rampants prennent le relais. Ils sont placés à fleur des plaques de plâtre hydrofuge qui dissimulent la laine de verre choisie en isolation.

Une touche de gris

Des carreaux de grès (30 x 30 cm) recouvrent le sol. Bien qu’imitant l’ardoise, ils sont plus faciles à entretenir et ne se marquent d’aucune trace de calcaire. Le gris éveille aussi la poutraison apparente. Les bois ont d’abord été peints en blanc, puis patinés d’une peinture acrylique diluée, et essuyée. (Voir photos 19 à 21)

Catherine Levard. Photos Antonio Duarte

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Briques de verre, un montage simplifié

Différentes techniques d’assemblage permettent de dresser une cloison en briques de verre sans recourir à la maçonnerie. En aucun cas, la surface maximale autorisée ne doit être dépassée sous peine de fragiliser l’ouvrage. En outre, il convient de s’assurer que le sol peut en supporter le poids. (Voir photos 22 à 27)

Sous les feux de la rampe

Cette salle d’eau en bois exotique se profile dans un ancien lieu de passage. Les angles et décrochés s’exploitent avec élégance dans cet espace redessiné.

Le teck de Birmanie s’accorde à la pierre de taille et s’exprime sous diverses formes faisant valoir la beauté de son veinage et sa teinte caramélisée.

Un passage élargi

Pour améliorer le confort et corriger l’effet couloir, les murs de la pièce ont été creusés en deux points afin de gagner en largeur. Au-dessus des vasques, une niche profonde d’une vingtaine de centimètres a permis d’encastrer un grand miroir ceinturé d’un bandeau en teck et éclairé par des rampes lumineuses de type « loge d’artiste ». Sur le mur opposé, ce gain de profondeur s’inscrit en décalage, allant jusqu’au fond de la pièce pour disposer d’assez de place autour de la cuvette suspendue. Deux poutres en chêne reprennent les charges, celle qui est placée du côté des étagères est soutenue par des pierres d’angle.

Une douche teck et verre

Installée sous l’échauguette, la douche occupe un espace spacieux (L 175 x larg. 100 cm) cloisonné latéralement par un écran de verre suspendu par deux câbles en acier et encastré à la base dans la rainure d’un tasseau en teck vissé dans le plancher. Elle s’équipe d’une colonne d’hydromassage (« Aquatower 3000 » de Grohe), placée dans un angle pour diriger les flux vers la paroi murale habillée de clins en teck verni qui lui fait face. Au sol, le caillebotis amovible dessine une courbe et s’ajuste à fleur du plancher. Il recouvre un bac en acier inoxydable équipé d’une bonde de grand diamètre pour un débit accéléré.

Meuble design aérien

Réalisé sur mesure pour disposer de deux vasques, il paraît « flotter » dans l’espace par son mode de suspension sur filins en acier traversants, fixés au sol et au plafond. Aérien encore le plan-vasque en verre de 20 mm d’épaisseur sablé en sous-face. Maintenu à distance du meuble par des cônes métalliques enfilés sur les filins, il est encastré à l’arrière dans le doublage en teck (ensemble d’ancrage comprenant tendeurs, cônes de chez Carl Stahl). Les vasques en céramique (« Loop » de Hansgrohe) sont alimentées par des mitigeurs surélevés à la finition satinée mate (collection Axor-Starck de Hansgrohe).

Sol et perspective

Les planches en teck de Birmanie collées sur la dalle ont été disposées dans le sens de la largeur pour tempérer visuellement les proportions de la pièce, trois fois plus longue que large. Traité avec un saturateur pour bois exotiques, il présente une surface soyeuse insensible aux projections.

Des étagères profilées

Elles se dessinent élégamment sur le mur opposé au meuble de toilette en épousant l’arrête en pierres taillées. Un bel arrondi permet d’éviter les angles saillants et les étagères réparties sur la hauteur restent légères puisqu’aucune fixation n’est apparente (tiges filetées encastrées dans le chant et le mur). (Voir photos 28 à 30)

Catherine Levard. Photos Antonio Duarte. Architecte, Jean-Jacques Daniel. Menuiserie, Patrice Cibert

Pour un face-à-face lumineux

L’éclairage d’une salle de bains s’effectue à partir de différentes sources lumineuses. Outre la lumière « d’ambiance », un éclairage ponctuel s’avère indispensable au-dessus de la vasque, pour que le miroir vous renvoie une image valorisée, propice au maquillage et garante de bonne mine ! On peut considérer que l’éclairage idéal est issu de deux sources latérales, de part et d’autre du miroir afin que la lumière encadre uniformément le visage qui s’y reflète. Un éclairage venant d’en haut accentue les cernes et l’éclairage d’ambiance seul crée des zones d’ombres. Les lampes fluorescentes actuelles ont fait des progrès dans ce domaine et intègrent désormais les miroirs pour plus d’efficacité. (Voir photos 31 à 35)

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