Les salles de bains en bois

Le 26 avril à 12h04 - par - Maison & Travaux

Chaleureux, le bois est créateur de douces ambiances. Lames d’habillage de toute nature et meubles de toilette spécial petits espaces ou à utiliser en duo, le choix est grand pour réveiller les petits matins. Rappel des conditions de mise en oeuvre du bois et nouveautés à découvrir. En détail et quatre idées d’aménagement.

1. Au sol, sensuel et chaleureux

De contact agréable, le parquet a toute sa place dans la salle de bains …sous certaines conditions. Essences, mode de pose, traitements sont des points essentiels, garants de longévité.

En milieu humide, les bois doivent montrer des qualités appropriées. Il y a ceux naturellement imputrescibles et ceux traités pour être aptes à supporter l’épreuve de l’eau sans se déformer, ni se gâter.

a) Choisir la bonne essence

Les bois exotiques viennent en tête. Inaltérables et stables, ils trouvent dans la salle de bains une ambiance proche de celle de leur environnement naturel. Teck, iroko, doussié, acacia, wengé , merbeau, ipé, bambou ont des caractéristiques communes, la couleur signe leur différence.

Les bois rétifiés se comportent particulièrement bien en milieu humide. Ils ont subi un traitement thermique en plusieurs phases qui les expose (pour certaines essences) jusqu’à 240 °C dans un four, en atmosphère inerte, sans oxygène, avant d’être refroidis par arrosage. Il en résulte une modification de leur structure qui les rend hydrophobes, insensibles aux champignons, et leur confère une bonne stabilité dimensionnelle.

Les bois modifiés thermiquement (BMT) sont issus d’un procédé de traitement thermique sensiblement différent du précédent. Un flux d’air chaud contrôlé avant l’arrivée du bois dans le four permet une distribution uniforme de la chaleur, ce qui garantit l’homogénéité du traitement. L’une et l’autre de ces techniques s’appliquent aux bois européens, elles en foncent la teinte et réduisent leur élasticité. Pin, sapin, épicéa, peuplier, chêne, frêne, hêtre… peuvent ainsi intégrer la salle de bains, sachant qu’avec leur teinte foncée, ils constituent une alternative intéressante aux bois exotiques.

b) Une pose collée en plein

Qu’il soit d’essence exotique ou qu’il ait subi un traitement thermique, le parquet se pose par collage en plein : c’est la technique qui offre la meilleure résistance aux variations hygrométriques.

La colle de type polyuréthane (« Adheflex spatulable » de Sika) ou MS polymère (« Effix » de Plastor, « Basicoll BC 850 » de Basin, « Colle parquets exotiques » de Bostik) s’étale sur un support parfaitement propre, plan et dégraissé, avec une spatule crantée dont la hauteur de dent et le profil sont adaptés au produit pour en déposer la juste quantité (environ 1 kg par mètre carré).

c) Des joints garants de l’étanchéité

Points sensibles d’un parquet de salle de bains, les joints ne se traitent pas à la légère. Ceux en polymère noir (« Agoparquet cordon MS » de Bostik) ou en polyuréthane (« Adheflex T6 » de Sika) sont du plus bel effet et limitent les risques d’infiltration. Cependant leur mise en oeuvre étant longue et minutieuse, il est souvent préférable d’orienter son achat vers des panneaux de lames pré-assemblées.

Les parquets en panneaux avec joints noirs intégrés en usine (Westwood, Natural Wood…) sont effectivement une solution « gain de temps ». Ils sont proposés dans des formats de 98 cm de large sur 1,80 à 2,90 m de long permettant ainsi de couvrir en une fois la largeur d’une pièce; le nombre de raccords à faire soi-même avec un mastic similaire en est d’autant plus réduit. Le joint « pont de bateau » n’a souvent qu’un but esthétique. Mais s’il est réalisé sur les quatre rives de chaque lame, il apporte en plus une étanchéité.

Pour un parquet massif déjà existant dans une pièce transformée en salle de bains, une solution astucieuse permet de réaliser des joints étanches. Elle n’est cependant valable que si le parquet est collé et permet un colmatage « toujours à la teinte ». On commence par un ponçage de la surface pour éliminer tous les résidus de finition. Un deuxième ponçage plus affirmé (d’où la nécessité d’un parquet massif) produit des sciures à récupérer pour les mélanger avec un liant (« Liant Mastic Bois » de Blanchon) jusqu’à former une pâte plus ou moins fluide permettant de colmater tous les joints avec une spatule. Après le séchage, un dernier ponçage léger supprime les aspérités.

d) Des traitements pour assurer l’avenir

En protection, on a, primo, le choix entre une huile ou un vernis à appliquer sur des bois propres ; secundo, la prudence de choisir des produits non filmogènes. Une huile en phase aqueuse est préférable car elle a la particularité d’ouvrir les pores du bois ce qui favorise la pénétration et l’adhérence du produit. L’huile enrobe les fibres et sature les pores sans les obstruer, rendant ainsi le parquet hydrofuge, respirant et moins sensible aux taches.

Elle s’applique en trois couches fines au rouleau sans essuyage. Les retouches restent locales, sans qu’il soit nécessaire de poncer préalablement toute la surface. Le traitement doit être renouvelé après quelques années (« No visible Oil » de Basin, « Huile Parquet environnement » de Blanchon). Pour certains bois exotiques denses, gras, un traitement d’imprégnation spécifique évite le grisaillement et les taches (« Deks Olje D1 » d’Owatrol).

Contrairement à une huile classique, le produit s’applique au spalter jusqu’à saturation, sans essuyage. Il faut le laisser pénétrer dans le bois de 15 à 30 minutes et renouveler l’opération jusqu’à refus. Les passes s’effectuent « humide sur humide ».

Lorsque le bois est saturé, l’excès est essuyé. Pour les autres bois, rétifiés ou BMT, le traitement est identique. Ces bois offrent une exceptionnelle qualité d’imprégnation quelles que soient les finitions. Le vernis marine garantit une bonne protection contre la pénétration de l’eau. Il doit être microporeux pour laisser le bois respirer (« Cetol Marine pour bois clairs ou foncés » de Sikkens). Un vitrificateur pour sol de pièce humide est encore un choix possible. Il doit impérativement être non glissant (« Vitrificateur Cuisine & Bains » de V33, « Vitrificateur Pur T4 duo » de Plastor). Ou bien un vitrificateur en phase aqueuse extra-mat qui laisse intact la couleur du bois (« No visible » de Basin). L’application s’effectue au rouleau mohair à poils ras, ou au spalter, en allant dans le sens des fibres du bois.

2. Aux murs, original et décoratif

Panneaux de contreplaqué, MDF, lambris, bois massif… autant de matières à idées pour réaliser les habillages et les plans de toilette.

Connue pour être une pièce qui dégage beaucoup de vapeur, la salle de bains doit être parfaitement ventilée. C’est pourquoi la pose des lambris s’effectue sur une ossature discontinue. Une grille (ou un espace) d’entrée et de sortie d’air, intégrée en partie haute et basse, assure le mouvement de l’air ; celle-ci étant naturellement associée à la ventilation mécanique contrôlée (VMC) simple ou double flux.

a) Sur les murs que d’effets !

Une précaution toutefois, lors de la pose : le bois ne doit pas reposer sur le sol. En pose verticale, les lames prennent appui sur un tasseau horizontal placé à quelques centimètres du sol et ayant la même épaisseur que l’ossature de sorte que l’on puisse soit rapporter une plinthe, soit laisser un joint creux. Les lames se fixent sur l’ossature avec des vis ou des clous à pointe émoussée, enfoncés en biais dans l’angle de la languette et chassés au chasse-clou.

- Les bois exotiques, là encore, ont toute leur place et constituent, en complément du sol, des ambiances très marines.

- Des lambris en bois européen habillent les murs sans restriction (les murs étant moins exposés aux projections que le sol) à condition de les protéger par un vernis mat ou un produit hydrofuge.

- Les dérivés du bois, tels que le MDF teinté dans la masse (Valchromat) créent des décors originaux sous forme de panneaux. D’aspect lisse et élégant, c’est un matériau hydrofuge qui prend toute son ampleur sous une finition protectrice de type vernis polyuréthane, en deux passes avec un égrenage intermédiaire, ou huile et cire. Ainsi protégé (en surface et sur les chants), le MDF s’utilise en habillage mural monté sur une ossature. Des défonces légères réalisées selon un calepinage peuvent animer la surface et estomper les raccords.

b) Tabliers de baignoire

Si le MDF peut habiller la baignoire, les lambris, préalablement traités avec un produit hydrofuge sur les quatre faces avant d’être posés puis vernis, le peuvent aussi.

Le panneau se constitue sur un châssis en bois engagé sous le rebord de la baignoire et reposant sur des vérins. Il reste de ce fait démontable pour accéder à la vidange.

Autre solution fonctionnelle, le tablier de baignoire « Bain & Design » (Lazer) qui repose sur un concept modulaire permettant d’habiller la baignoire en teck massif, qu’elle soit droite ou courbe. Ce tablier démontable en entier est réalisé en lames de teck jointées en « pont de bateau », sous forme de panneaux (60 x 60 cm) qui se juxtaposent et se bloquent avec un kit de fixation fourni.

c) Plans de toilette

Ils se déclinent en teck massif huilé ou sous forme de panneaux jointés « pont de bateau » (Westwood, Natural Wood) ou d’essence européenne en lamellé-collé.

De simples panneaux en chêne (Ducerf) ou bois exotique peuvent constituer des plans de toilette, mais pour tous, un traitement approprié s’impose. Le bois doit recevoir un bouche-pores : un fond dur imperméabilisant et antitaches qui prépare le support avant de lui offrir une finition vernie (« Bouche-pores » de Syntilor).

La vasque sera de préférence encastrée sous plan (le chant de la découpe doit être traitée) pour éviter à l’eau de s’infiltrer en dessous (un joint silicone mal fait autour d’une vasque posée ou encastrée par le dessus entraîne des stagnations d’eau néfastes pour le bois).

d) Douche et receveur

Dans la douche , le bois exotique apporte une note chaleureuse et décorative. Les receveurs encastrables en teck préformés, à coller sur une chape, existent de forme carrée ou rectangulaire et s’équipent d’un vidage central ou périphérique (Lapeyre, Leroy Merlin, Wirquin...).

D’autres systèmes se composent d’un cadre sur vérins posé sur une étanchéité avec bonde intégrée, destiné à supporter un sol en caillebotis extractible (« Passerelle » de Lazer).

Avec ces sols jointés, l’eau qui s’évacue en périphérie est recueillie par le bac placé en dessous ou dans une réservation étanche munie d’une évacuation (Lapeyre, Lazer). Les colonnes de douche constituent un judicieux complément et se diversifient par leurs formes

3. En mobilier, pratique et modulable

Sur pieds ou suspendu, parfois en îlot, individuel ou en duo, le meuble vasque diversifie sa finition bois, plaqué ou massif.

Fabriqués dans des essences exotiques ou résolument européennes, les meubles en bois sont chaleureux et indémodables. Sous le crayon des designers, ils sont originaux et apportent une touche décalée à la salle de bains

Installer les rangements

Rien de bien compliqué en général, à condition d’avoir établi avec précision le plan de la pièce sur feuille millimétrée ou grâce à l’aide du simulateur des fabricants.

Pour faciliter la pose, préférez des meubles dont les charnières sont réglables dans les trois directions. C’est plus rapide pour aligner les portes les unes par rapport aux autres. Et pour compenser les inégalités du sol, il est indispensable que les pieds soient réglables.

L’assemblage des éléments des caissons s’effectue le plus souvent avec des ferrures et des chevilles qui n’exigent pas d’encollage et permettent un démontage du meuble. Conseil : évitez de visser ou de bloquer à fond ces assemblages avant de vous être assuré du résultat final !

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