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n°1/8
Pour Jean Cocteau, 1949 est une année décisive. Au tournage de son film Orphée, succède celui de Jean-Pierre Melville, Les Enfants terribles, où il rencontre Francine Weisweiller. Entre le poète, la riche mécène et Édouard Dermit, alias Doudou, l’inséparable compagnon de Jean qui deviendra son fils adoptif, c’est le début d’une grande passion partagée.
En mai 1950, le trio se retrouve à Santo Sospir, la villa de Francine. Prévu pour une semaine, ce premier séjour durera six mois ! Construite en 1930, la villa avait été agrandie en 1946, après qu’Alec Weisweiller l’a achetée pour sa femme.
En photo : le patio verdoyant précédant l’entrée de la villa porte déjà l’empreinte de Jean Cocteau qui a dessiné une mosaïque pour le sol et une pour le mur.
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n°2/8
Située au bout du cap, la vue est magnifique et le jardin descend jusqu’à la mer.
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n°3/8
Pour le décor intérieur, Francine a sollicité les conseils de son amie, la décoratrice antiquaire Madeleine Castaing. L’ambiance est confortable, mais sans sophistication. La part d’ exotisme apportée par les canapés en bambou du salon est renforcée dans la salle à manger, aux murs tapissés de canisses, par d’étonnants meubles indonésiens du XIXe siècle.
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n°4/8
Le style de Madeleine se prolonge dans le choix des objets et des tissus à grands ramages fleuris, ainsi que dans les chambres du rez-de-jardin où le sol est recouvert d’une moquette à impression panthère.
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n°5/8
Quant aux murs laissés blancs, Francine les confie à Jean Cocteau. « Les murs me criaient leur silence », explique-t-il. L’artiste commence par inscrire ses grandes figures au fusain autour de la cheminée du salon.
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n°6/8
Puis il poursuit son œuvre dans le vestibule d’entrée, les couloirs, les chambres. Le trait continu est sûr et la couleur parcimonieuse.
En photo : un buste de Jean Cocteau par Fenosa
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n°7/8
Les thèmes de la mythologie grecque se mêlent à la vie de tous les jours. Apollon investit le salon, Diane et Actéon déroulent leur histoire dans la chambre de Francine, Narcisse occupe la chambre d’Édouard… Toutes les parois de la maison sont décorées en 1950.
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n°8/8
Dans ce cadre informel le « ménage » vit heureux plus de dix ans. Aux beaux jours, le trio partage son temps entre la baignade (ou la trempette pour Cocteau qui ne sait pas nager), les virées le long de la côte ou les croisières plus lointaines.
Mais en 1961, c’est le clash… Francine tombe amoureuse d’un jeune écrivain. En 1963, Cocteau, délaissé et jaloux, quitte Saint-Jean-Cap-Ferrat avec Édouard. Il regagne Paris, puis Milly-la-Forêt où il meurt le 11 octobre. Francine s’éteindra quarante ans plus tard à Santo Sospir laissant la maison à sa fille Carole Weisweiller.
En septembre prochain, le Conservatoire du littoral doit officiellement prendre possession des lieux. Gageons que la villa, dont Carole Weisweiller conserve l’usufruit, gardera son charme incomparable. .
Pour Jean Cocteau, 1949 est une année décisive. Au tournage de son film Orphée, succède celui de Jean-Pierre Melville, Les Enfants terribles, où il rencontre Francine Weisweiller. Entre le poète, la riche mécène et Édouard Dermit, alias Doudou, l’inséparable compagnon de Jean qui deviendra son fils adoptif, c’est le début d’une grande passion partagée.
En mai 1950, le trio se retrouve à Santo Sospir, la villa de Francine. Prévu pour une semaine, ce premier séjour durera six mois ! Construite en 1930, la villa avait été agrandie en 1946, après qu’Alec Weisweiller l’a achetée pour sa femme.
En photo : le patio verdoyant précédant l’entrée de la villa porte déjà l’empreinte de Jean Cocteau qui a dessiné une mosaïque pour le sol et une pour le mur.
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