C’est à la fi n du XIXe siècle, à Montreuil-sous-Bois, qu’apparaissent les premières pommes marquées. La technique connue depuis longtemps n’était alors réservée qu’à une production confidentielle. Son apogée dure près d’un demi-siècle, puis elle tombe progressivement dans l’oubli. Le procédé, assez simple, vise à empêcher la coloration des pommes et à créer ensuite un dessin à l’aide d’un pochoir. Redécouvert dans les années 1970 au Japon, dans la région d’Hirosaki, il prend alors des proportions importantes.
Chaque année, une vente aux enchères est même organisée. Certaines pommes sont ainsi vendues comme de vraies oeuvres d’art et se négocient à prix d’or ! Les responsables de l’ONU ont choisi de confier aux Jardins fruitiers de Laquenexy, en pleine campagne mosellane, la production des pommes marquées. Ces fruits d’exception seront offerts à Nagoya, le 29 octobre prochain, à tous les chefs d’État présents lors de la réunion de clôture de l’Année mondiale pour la biodiversité. Une belle reconnaissance pour ce savoir-faire français !
Par Pascal Garbe / Photos Jardins Fruitiers de Laquenexy (Octobre 2010)
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