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n°1/15
Il lui fallait la campagne et la ville… la première pour fuir la seconde. Elle rêvait d’arbres et de chant des oiseaux mais à deux pas de Paris, pour des raisons professionnelles. Finalement, Monique a découvert ce qu’elle voulait à une heure de la capitale : un village tranquille, en plein milieu des champs et à l’orée de ce village, une maison couleur de rose fanée. Sur la façade grimpaient timidement quelques branches de lierre et un ou deux rosiers.
C’était autrefois une simple grange juste éclairée par quelques lucarnes. La maison de maître dont elle dépendait se trouve toujours de l’autre côté du mur qui clôt le jardin.
Le royaume de Monique est délicieusement hétéroclite : un canapé recouvert d’une toile de lin blanche peinte à la main de grosses fleurs colorées s’entoure de bergères Louis XV et Régence. Contre un paravent d’esprit Napoléon III, un curieux garde-manger tibétain. -
n°2/15
En 1950, la grange est séparée de la maison principale, vendue et transformée en maison d’habitation. Cinquante ans plus tard, elle est à nouveau remise sur le marché. C’est alors que Monique s’y installe avec son mari et ses deux fils. Elle a enfin trouvé ce dont elle avait besoin.
Amoureuse du XVIIIe siècle et passionnée depuis toujours par les antiquités et la brocante, Monique a décidé de sélectionne le meilleur de ses découvertes et de se lancer dans la grande aventure de la réédition.
Une fenêtre chinée chez un récupérateur laisse entrevoir bien des trésors… Rien de tel pour faire travailler l’imagination ! Sur le secrétaire Directoire, un buste en terre cuite de la comtesse du Barry. -
n°3/15
Voilà déjà quinze ans que cette femme, dynamique et entreprenante, a créé sa propre société de décoration. Elle l’a baptisée « Coquecigrues », nom aussi charmant qu’intriguant. « Ne me racontez pas de conquecigrues », tonnait déjà Rabelais en son temps, alors dans le sens de balivernes… C’est aussi le nom d’un motif classique que l’on trouve sur les anciennes toiles de Jouy, représentant un animal fantastique.
La console provençale en bois sculpté accueille des vases Médicis, des rééditions signées Coquecigrues. -
n°4/15
Les atouts de la nouvelle maison de Monique, quant à eux, sont bien réels. D’emblée, celle-ci perçoit tout le profit qu’elle pourra tirer de l’espace afin de mettre parfaitement en valeur ses créations.
Près de l’escalier jalonné d’arbustes, un panneau peint représente une scène galante dans la nature. -
n°5/15
Monique récupère des meubles, les décape et les patine. Avec l’aide de son amie Annie Camille Kuentzmann, experte en la matière, elle imite à merveille l’usure du temps.
La vitrine anglaise du XIXe était en acajou, elle a été repatinée par Annie Kuentzmann pour lui donner l’esprit Coquecigrues. -
n°6/15
«Alors, nous confie-t-elle, le moment est venu où j’ai pu enfin m’adonner à mon passe-temps favori : chiner à la fois pour continuer d’embellir ma maison et enrichir mes collections. » Celles-ci sont réalisées à l’étranger où Monique se rend régulièrement pour suivre leur fabrication.
Sa source d’inspiration ? Des modèles anciens qu’elle chine fréquemment chez ses amies antiquaires, Colette Jacquoillot et Annie Bézard, et revisite avec une touche de fantaisie. C’est ainsi que nappes, rideaux, abat-jour brodés, miroirs, appliques et petits meubles d’une poésie singulière, prennent forme sous la baguette de cette infatiguable fée.
Un simple panneau de bois peint suffit à créer un coin charme. Monique a toujours aimé ces cloisons éphémères où elle accroche appliques, miroirs et tableautins. -
n°7/15
Ses bureaux installés à deux pas du bâtiment principal, notre femme d’affaire, toujours pressée, organise le rez-de-chaussée de façon fonctionnelle pour la vie de tous les jours : cuisine ouverte sur la salle à manger et petit salon intime donnant sur une terrasse.
Ambiance cabinet de travail ou de curiosités ? Tous les repères s’estompent… Un habit de « vignotier » du XIXe siècle, peint sur panneau de bois, est posé sur la table de drapier. Lampes montées sur des bougeoirs anciens (Coquecigrues).
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n°8/15
On se délecte d’avance dans cette cuisine si bien équipée. Cuisinière (Lacanche). Les éléments sont coiffés d’un épais billot de bois. Soulignant le plafond, une frise en zinc, ancienne bordure de toit.
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n°9/15
Le conduit existait. On a simplement installé un vieux poêle Godin qui chauffe parfaitement la cuisine. Au mur, des gravures représentant les costumes de Normandie.
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n°10/15
Champêtre, la salle à manger arbore un carton de tapisserie d’Aubusson où l’on joue à colin-maillard. Les beaux meubles foncés font ressortir les porcelaines d’un blanc de lait. Lustre et lampe (Coquecigrues).
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n°11/15
Ce lit de repos, habillé de couleurs tendres, semble avoir été délaissé à l’instant par une femme mystérieuse. Le petit mobilier se met au diapason de cette ambiance coquette. Vitrine, lampe et appliques (Coquecigrues).
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n°12/15
À chaque extrémité de la pièce, dans chacun des pignons, sont aménagées une chambre et sa salle de bains. Fenêtres et lits sont garnis de rideaux, de stores et de linge monogrammés, tout droit sortis des collections maison.
Portraits, scène galante, miroir, corniche d’armoire repeinte et appliques, les murs sont pour Monique des pages blanches qui l’inspirent. -
n°13/15
Douce quiétude d’une chambre cocon, où l’esprit campagne a été conservé : draps brodés, dessus-de-lit d’été, dentelles sur filet (Coquecigrues).
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n°14/15
Les étagères en bois du meuble bibliothèque ont été grattées tout en laissant subsister des traces de l’ancienne peinture… Deux bois de lits d’enfant font une bien jolie tête de lit double.
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n°15/15
Soins de beauté pour la salle de bains avec, en ornement, une ancienne porte décorée à la main d’un motif floral.
Il lui fallait la campagne et la ville… la première pour fuir la seconde. Elle rêvait d’arbres et de chant des oiseaux mais à deux pas de Paris, pour des raisons professionnelles. Finalement, Monique a découvert ce qu’elle voulait à une heure de la capitale : un village tranquille, en plein milieu des champs et à l’orée de ce village, une maison couleur de rose fanée. Sur la façade grimpaient timidement quelques branches de lierre et un ou deux rosiers.
C’était autrefois une simple grange juste éclairée par quelques lucarnes. La maison de maître dont elle dépendait se trouve toujours de l’autre côté du mur qui clôt le jardin.
Le royaume de Monique est délicieusement hétéroclite : un canapé recouvert d’une toile de lin blanche peinte à la main de grosses fleurs colorées s’entoure de bergères Louis XV et Régence. Contre un paravent d’esprit Napoléon III, un curieux garde-manger tibétain.
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