Une maison entre poutres et pisé

Le 26 juillet à 16h04 - Maison & Travaux

Cette ancienne maison de maître vit une nouvelle jeunesse grâce à une rénovation respectueuse de sa structure d’origine, de ses matériaux anciens et de son identité régionale. Laurence Despins / Photos Fabien Delairon / Architecte d'intérieurs Studio Déco Luc Lagier (Juillet-Août 2011)

Et aussi : Toulousaine de charme , Un mas du Luberon en pierres... ou encore La maison dans les dunes

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    Maison extérieur

    Désertée depuis 30 ans, cette demeure est la maison de famille d’André, son actuel propriétaire, qui se souvient y avoir vécu quelques années quand il était enfant.

    Caractéristique de la région, la bâtisse, construite dans les années 1850, est en pisé : ses murs, à l’époque, sont montés en terre crue à l’intérieur de coffrages de bois retirés après séchage.

    À l’origine, la demeure se partage entre deux bâtiments reliés par un auvent où l’on gare les charrettes. La réunion des deux bâtisses donne aujourd’hui naissance à un plan en L. "Je n’ai pas changé la disposition des pièces, raconte André. Je n’ai fait retirer aucun mur, aucune cloison."

    Le dallage de la terrasse et le pavage en bordure de la maison sont en quartzite doré, pierre naturelle en provenance d’Asie, à la surface clivée, aux bords sciés, d’une épaisseur calibrée de 2,5 cm, en 49 x 74 cm (Capri). Ses nuances de teintes allant du brun à l’ocre jaune s’harmonisent avec les couleurs des façades et de la toiture.

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    Toits

    La maison présente une toiture très pentue (à 130%), à quatre pans avec arêtiers, dotée de coyaux en partie basse de chaque pente pour terminer celles-ci par une moindre inclinaison, ce qui protège les façades du ruissellement des eaux de pluie.

    La charpente est renforcée : certaines pièces détériorées sont remplacées par des pièces anciennes de récupération en bon état. Le charpentier-couvreur (Laurent Gilbert) crée deux lucarnes jacobines - à deux pans de toit - pour faire entrer la lumière naturelle sous les combles.

    Les façades sont rénovées avec un enduit à la chaux appliqué sur un gobetis d’accrochage puis revêtu d’un badigeon de finition (Gérard Seigle-Buyat).

    "J’ai souhaité un jaune plus soutenu que la teinte d’origine, confie André. Pour les menuiseries et ferronneries extérieures, j’ai choisi un bleu clair assez répandu dans la région. Nous pouvions faire ce que nous voulions, car la maison n’est pas classée, mais j’ai souhaité respecter la tradition."

    Les fenêtres sont ainsi équipées d’authentiques volets dauphinois, reconnaissables, ouverts, à leur cadre mouluré. Les menuiseries extérieures - fenêtres, portes et portails - sont refaites sur mesure, en chêne, par le menuisier (Pierre Jeanroy).

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    Ancienne grange

    Les tuiles plates en forme d’écaille sont typiques du Dauphiné. Après dépose de la couverture, les anciennes tuiles sont "sonnées" une à une pour juger de leur état (en fonction de leur résonance, on apprend si elles sont fêlées ou intactes), ce qui permet d’en conserver une partie. On complète le lot par des tuiles récupérées chez un revendeur de matériaux anciens.

    Photo : Dans l’ancienne grange , la large porte a été remplacée par une double porte battante en acier, avec imposte fixe cintrée et châssis fixes latéraux, entièrement vitrée, réalisée sur mesure par un artisan serrurier. Elle donne accès à la piscine intérieure.

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    Salon

    Un grand salon est installé dans la pièce qui fait office de jonction entre les deux bâtiments : on y reconnaît la présence d’un ancien auvent grâce aux pannes, fermes et chevrons laissés entièrement visibles par l’absence de plancher intermédiaire.

    De même la grande largeur des accès, encadrés d’imposantes poutres , s’explique par le fait qu’on y trouvait à l’origine des portes d’entrée donnant sur l’extérieur.

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    Porte

    Certaines portes d’origine, en chêne, ont pu être conservées : elles sont rabotées pour permettre la pose d’un sol en parefeuilles de terre cuite récupérées, sans rupture sur tout le rez-de-chaussée de l’habitation.

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    Escalier entrée

    Les murs en pisé reposent sur des bases en moellons d’environ 1 mètre de haut. Ces fondations en pierre, enterrées à 30 cm de profondeur, sont renforcées par des injections de ciment.

    Pour empêcher les remontées d’humidité dans la maison, une dalle de béton est réalisée. Par-dessus, on coule une chape de propreté, puis on pose un circuit de chauffage, noyé dans une nouvelle chape.

    "Nous n’avons pas refait l’isolation des murs, indique le propriétaire des lieux, car le pisé a la capacité d’absorber et de restituer la chaleur en hiver et la fraîcheur en été, ce qui procure un grand confort."

    Photo : Dans cette entrée, l’ escalier à quartier tournant est taillé dans la pierre de Villebois (marbrier-façonnier Yves Péju). Le cheval à bascule d’époque ancienne provient d’une brocante.

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    Pieces Rez-de-chaussée

    Tous les murs sont revêtus d’un enduit à la chaux coloré dans la masse, recouvert d’une cire de finition.

    "On a volontairement laissé les murs dans leur état d’origine, c’est-à-dire… pas droits ! plaisante le propriétaire. Nous ne voulions surtout pas dénaturer l’endroit et lui faire perdre de son charme."

    Au rez-de-chaussée, tous les sols sont revêtus de pare-feuilles (30 x 30 cm) en terre cuite récupérées, provenant d’Espagne.

    "Certaines mesurent 7 cm d’épaisseur, d’autres 10 cm, précise André. Elles ont été collées au mortier, pas avec une colle à carrelage !"

    Photo : L’enfilade des pièces au rez-de-chaussée offre une belle perspective, visible à travers les différentes portes de communication. Dans ce bureau , un poêle à bois procure un chauffage d’agrément.

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    Cuisine

    Désertée depuis 30 ans, cette demeure est la maison de famille d’André, son actuel propriétaire, qui se souvient y avoir vécu quelques années quand il était enfant.

    Caractéristique de la région, la bâtisse, construite dans les années 1850, est en pisé : ses murs, à l’époque, sont montés en terre crue à l’intérieur de coffrages de bois retirés après séchage.

    À l’origine, la demeure se partage entre deux bâtiments reliés par un auvent où l’on gare les charrettes. La réunion des deux bâtisses donne aujourd’hui naissance à un plan en L. "Je n’ai pas changé la disposition des pièces, raconte André. Je n’ai fait retirer aucun mur, aucune cloison."

    Le dallage de la terrasse et le pavage en bordure de la maison sont en quartzite doré, pierre naturelle en provenance d’Asie, à la surface clivée, aux bords sciés, d’une épaisseur calibrée de 2,5 cm, en 49 x 74 cm (Capri). Ses nuances de teintes allant du brun à l’ocre jaune s’harmonisent avec les couleurs des façades et de la toiture.

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    Cheminee salle a manger

    Dans cet espace commun, on découvre une ancienne cheminée et une vieille pierre d’évier en pierre de Villebois.

    Ce même matériau est repris pour façonner un escalier dans l’entrée: taillé par un marbrier-façonnier (Yves Péju), c’est un maçon qui l’a installé (entreprise Nombret).

    Photo : La salle à manger et la cuisine trouvent place dans une seule et même grande pièce au rez-de-chaussée, dominée par la cheminée d’origine en pierre de Villebois (Isère). Sur l’ensemble des murs, un enduit ciré à base de chaux, de couleur paille, complète une ambiance rustique où le bois est très présent, des poutres du plafond au mobilier.

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    Chambre

    Le chauffage (réalisation Bachelin Paille) est assuré par une installation de géothermie à captage vertical dans une nappe phréatique à 44 mètres de profondeur, commandée par une pompe à chaleur (Viessmann).

    La chaleur est émise par le plancher chauffant au rez-de-chaussée et des radiateurs à eau chaude dans les étages. Le surplus d’eau est rejeté dans un étang à une trentaine de mètres de la maison. Coût de l’installation (incluant la PAC, le circuit, le puits et le forage) : environ 35 000 euros pour 500 m² à chauffer.

    Les deux cheminées et le poêle à bois présents dans la maison ne servent pas vraiment au chauffage : "Ils ne sont là que pour le plaisir des feux de bois", nous précise André.

    Photo : Sous les combles, une grande chambre avec bains est aménagée. Le lit s’adosse à un coffrage dissimulant le conduit de la cheminée, revêtu du même enduit à la chaux ciré que celui que l’on trouve dans toutes les autres pièces de la maison. La charpente demeure complètement visible grâce à une isolation du toit réalisée par l’extérieur (sarking) avec des panneaux de fibre de bois.

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    Poutres

    Désertée depuis 30 ans, cette demeure est la maison de famille d’André, son actuel propriétaire, qui se souvient y avoir vécu quelques années quand il était enfant.

    Caractéristique de la région, la bâtisse, construite dans les années 1850, est en pisé : ses murs, à l’époque, sont montés en terre crue à l’intérieur de coffrages de bois retirés après séchage.

    À l’origine, la demeure se partage entre deux bâtiments reliés par un auvent où l’on gare les charrettes. La réunion des deux bâtisses donne aujourd’hui naissance à un plan en L. "Je n’ai pas changé la disposition des pièces, raconte André. Je n’ai fait retirer aucun mur, aucune cloison."

    Le dallage de la terrasse et le pavage en bordure de la maison sont en quartzite doré, pierre naturelle en provenance d’Asie, à la surface clivée, aux bords sciés, d’une épaisseur calibrée de 2,5 cm, en 49 x 74 cm (Capri). Ses nuances de teintes allant du brun à l’ocre jaune s’harmonisent avec les couleurs des façades et de la toiture.

    Photo : La poutraison est renforcée par endroits. Certaines pièces abîmées sont remplacées par des pièces anciennes en bon état pour rendre cette restauration invisible (charpentier-couvreur Laurent Gilbert).

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    Salle de bains

    Au dernier étage du bâtiment principal, une chambre avec bains occupe la totalité de l’espace aménagé sous les combles, où les pannes, fermes et chevrons laissés apparents magnifient le volume.

    Les arrivées d’eau de la salle de bains située à l’étage inférieur sont prolongées pour pouvoir installer la baignoire en îlot, "Presqu’île", et le lavabo sur colonne (Jacob Delafon). L’espace se prête à un tel aménagement. Les évacuations sont dissimulées sous les lames du plancher posé sur lambourdes.

Désertée depuis 30 ans, cette demeure est la maison de famille d’André, son actuel propriétaire, qui se souvient y avoir vécu quelques années quand il était enfant.

Caractéristique de la région, la bâtisse, construite dans les années 1850, est en pisé : ses murs, à l’époque, sont montés en terre crue à l’intérieur de coffrages de bois retirés après séchage.

À l’origine, la demeure se partage entre deux bâtiments reliés par un auvent où l’on gare les charrettes. La réunion des deux bâtisses donne aujourd’hui naissance à un plan en L. "Je n’ai pas changé la disposition des pièces, raconte André. Je n’ai fait retirer aucun mur, aucune cloison."

Le dallage de la terrasse et le pavage en bordure de la maison sont en quartzite doré, pierre naturelle en provenance d’Asie, à la surface clivée, aux bords sciés, d’une épaisseur calibrée de 2,5 cm, en 49 x 74 cm (Capri). Ses nuances de teintes allant du brun à l’ocre jaune s’harmonisent avec les couleurs des façades et de la toiture.

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