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n°1/10
Lorsqu’une admiratrice des romans de la Comtesse de Ségur rencontre la maison de sa vie, elle la reconnaît immédiatement. Ce presbytère déserté, sommeillant au coeur d’un parc à l’abandon, était fait pour elle. Muriel Dana est une décoratrice, une chineuse, une « brodeuse» d’atmosphères, et le nom de sa boutique deauvilloise, « Les Dames de la Côte », est déjà une déclaration d’intentions. Rires d’enfants, nappes en dentelle et arômes des confitures cuites au chaudron sont les épices de sa vie, avec une passion pour le mobilier et les objets du XIXe siècle dont elle est une spécialiste.
Photo : Dans le salon, des murs passés à la chaux (Farrow & Ball), mobilier patiné, tout semble composé pour un voyage au XIXe siècle. Canapé, repose-pied et table basse (Angel). Rideaux (Coquecigrues).
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n°2/10
Son presbytère s’est fait le havre tranquille de tout cela, dans un pêle-mêle qui ne craint ni les excès de coups de coeur ni les notes sentimentales, comme dans toute vraie maison. Les travaux, même s’ils passent inaperçus aujourd’hui tant ils furent respectueux du caractère de la demeure, ont été néanmoins conséquents.
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n°3/10
Dans la salle à manger, qui évoque non sans malice le film « Arsenic et vieilles dentelles », les tonalités sourdes de roses poudrés alliées au gros velours des banquettes , créent une douce intimité.
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n°4/10
Chaque fois qu’elle l’a pu, Muriel a conservé les matériaux d’origine, comme ces précieuses tomettes que l’on admire au premier, à la patine inimitable, ou de très anciens murs en torchis de l’étage, restaurés avec soin. Leur couleur mordorée est unique et ils donnent une ambiance très saine à l’atmosphère.
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n°5/10
Le moment d’aborder les travaux de décoration proprement dits est toujours un délice et Muriel a couru le coeur en fête les brocantes de la région, et il y en a beaucoup sur la côte normande, pour dénicher les trésors qui allaient donner son cachet à la maison. C’est, dans l’entrée, ce guéridon et son napperon éclatant de blancheur, cette amusante collection de chapeaux anciens, ces lanternes aux ombres tremblantes, ces oiseaux naturalisés
Photo : Lanterne (Stéphane Davoy)
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n°6/10
Au rez-de-chaussée, Muriel a conservé telles quelles les pièces de réception, avec leur circulation fluide, mais en réparant les craquelures et vétustés des murs, portes et fenêtres.
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n°7/10
La cuisine, avec ses casseroles en cuivre et ses rideaux en draps brodés, ne dépare pas cette ambiance gourmande et élégante.
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n°8/10
À l’étage, l’ancienne salle de catéchisme a été réaménagée en dressing et salle de bains. La salle de bains donne sur le jardin merveilleux qui agrémente les alentours. Dans la baignoire en fonte (Point P), on s’imagine volontiers rêvasser dans un bain de mousse aux effluves de violette...
Par la fenêtre, on aperçoit les paons majestueux se pavanant dans les immenses volières anciennes, parmi les rosiers odorants. Muriel a parfaitement réussi à refaire résonner la petite musique des « Dames de la Côte » charme des lieux, sensibilité aux objets anciens, douceur de vivre et joies familiales.
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n°9/10
À l’étage, Muriel a installé la chambre dont elle avait toujours rêvé : de subtils badigeons fanés sur les murs, veloutés à l’oeil, accordés à la coiffeuse et aux tables de nuit patinées, avec une tête de lit capitonnée et des flots de dentelles, dans un esprit romantique corsé d’un rien d’excentricité anglaise, avec ces angelots dorés qui semblent traverser les airs. Muriel a laissé libre cours à toutes ses envies un peu baroques !
Rideaux, ciel et linge de lit (Coquecigrues).
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n°10/10
Sa fille ne s’appelle pas Sophie, ni Camille ni Madeleine, mais dort dans un décor de gravures anciennes et de toile de Jouy tout droit sorti des pages de la célèbre Comtesse.
Lorsqu’une admiratrice des romans de la Comtesse de Ségur rencontre la maison de sa vie, elle la reconnaît immédiatement. Ce presbytère déserté, sommeillant au coeur d’un parc à l’abandon, était fait pour elle. Muriel Dana est une décoratrice, une chineuse, une « brodeuse» d’atmosphères, et le nom de sa boutique deauvilloise, « Les Dames de la Côte », est déjà une déclaration d’intentions. Rires d’enfants, nappes en dentelle et arômes des confitures cuites au chaudron sont les épices de sa vie, avec une passion pour le mobilier et les objets du XIXe siècle dont elle est une spécialiste.
Photo : Dans le salon, des murs passés à la chaux (Farrow & Ball), mobilier patiné, tout semble composé pour un voyage au XIXe siècle. Canapé, repose-pied et table basse (Angel). Rideaux (Coquecigrues).
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