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n°1/14
L’ancienne ferme savoyarde dresse, sur son rez-de-chaussée maçonné, un étage bardé de bois. Avec sa toiture en tavaillon et son balcon en coursive, elle s’offre comme un archétype de l’architecture rurale savoyarde.
Construite en 1756, laissée à l’abandon durant une dizaine d’années, la ferme n’en présente pas moins un bâti sain, lors de son acquisition. Séduits par ses qualités esthétiques, les nouveaux propriétaires souhaitent en préserver l’authenticité. Pas question pour eux de toucher à son aspect extérieur.
Leurs projets d’aménagements intérieurs impliquent en revanche une véritable révolution : la création d’une piscine intérieure, d’un vaste garage enterré, et surtout l’aménagement de l’ancien fenil en pièces à vivre nécessitent d’importants travaux.La ferme s’élève sur un rez-de-chaussée maçonné en pierres de pays, taillées et montées au mortier de chaux. Vieux de 250 ans et épais de 70 à 80 cm, ces murs robustes ne nécessitent aucune reprise. Leur isolation est réalisée par l’intérieur, après installation d’une ossature bois devant la maçonnerie, et insertion de laine de roche (100 mm).
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n°2/14
Comme souvent en pays de montagne, la maison est adossée à la pente pour bénéficier d’une isolation naturelle, et de façon à recevoir directement au grenier les charrettes de foin. Le garage sous la terrasse se prolonge le long d’une extension qui reçoit aujourd’hui une piscine intérieure, avec spa.
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n°3/14
Construite dans la pente, la ferme dispose d’une ouverture de plain-pied à l’étage, sur le pignon. Celle-ci est conservée. Elle ouvre aujourd’hui sur une vaste terrasse habillée d’ipé, sous laquelle se trouve le garage, creusé lors de la rénovation.
Au-dessus, le fenil présente un bardage en bois, fait de planches disjointes qui, autrefois, assuraient la ventilation des récoltes de foin entreposées. Les poteaux de la structure d’origine sont conservés. Une ossature bois constituée de montants et traverses les relie.Côté extérieur, cette ossature est renforcée par un panneau d’OSB (« Triply » d’Isoroy) en 12 mm d’épaisseur, puis revêtue d’un pare-pluie avec contre-lattage. Sur ce contre-lattage est reposé le bardage récupéré. Chacune de ses planches a été brossée, puis rainurée et languetée afin d’être réinstallée de manière jointive.
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n°4/14
Autrefois séchoir, le balcon est protégé par une importante saillie du toit, supportée par des chevrons rapportés au moment de la rénovation pour permettre l’incorporation de l’isolation de toiture. Cette réalisation respecte parfaitement les codes architecturaux montagnards.
A l’exception de la charpente en épicéa, en bon état, la toiture nécessite une réfection totale. Au moment de l’achat, celle-ci est habillée d’ardoises. Les propriétaires souhaitent revenir aux matériaux de couverture historiques de la Savoie : les tavaillons.
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n°5/14
Côté intérieur, une première isolation en laine de roche est installée dans l’épaisseur de la structure. Les poteaux de l’ossature sont ensuite doublés afin de créer une surépaisseur et incorporer une nouvelle couche d’isolant entre les poteaux. Ces derniers servent de support au revêtement intérieur réalisé en planches de vieux bois, récupérées.
Le charme de cet intérieur réside en grande partie dans le choix des matériaux de structure et d’habillage. Outre l’association du bois et de la pierre, qui se retrouve à l’extérieur comme à l’intérieur, le parti pris de décloisonner souligne la générosité des volumes.
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n°6/14
Déjà présente dans l’ancien grenier à foin, une ancienne mezzanine est aménagée en bureau. Situé dans le prolongement de la cheminée, son escalier rustique participe à la délimitation des espaces (cuisine, salon et salle à manger).
Celle-ci se trouve aussi marquée par le recours à différents revêtements de sol : parquet pour le salon, pierre noire pour la cuisine et la salle à manger est aujourd’hui occupé par une très vaste pièce à vivre qui comprend cuisine, salon et salle à manger. -
n°7/14
L’ancien fenil, une vaste pièce traversante non cloisonnée, abrite cuisine, salle à manger et salon. Ces différents espaces s’articulent autour d’une vaste cheminée savoyarde (une boerne ou bourne) réalisée sur mesure. Traditionnelle, aux proportions impressionnantes, particulièrement au niveau de la hotte, elle traverse entièrement la maison et se termine par un petit clocheton extérieur coiffé d’un petit toit.
Avec la chaleur de ses habillages en vieux bois, dont certains sont issus de la construction initiale, cette ferme rustique est devenue une demeure confortable. Pour mettre en valeur cet écrin, les propriétaires ont opté pour un mobilier traditionnel des Alpes. De nombreuses pièces proviennent d’Antiquités Veyret à Thones.
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n°8/14
Derrière la cheminée et l’escalier de la mezzanine se loge la cuisine. Celle-ci profite de nombreuses ouvertures, toutes créées lors de la rénovation. Un puits de lumière, avec l’installation d’une fenêtre de toit (Velux), permet d’offrir un éclairage naturel zénithal au plan de travail, un vieux billot de boucher chiné.
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n°9/14
Petites fenêtres et châssis fixe qui épouse un triangle de la charpente : ces clairs-de- jour, ménagés lors de la rénovation, apportent lumière et vues. Les menuiseries sont toutes fabriquées sur mesure, en pin du Nord, équipées de double vitrage. Plan de travail en granit noir.
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n°10/14
Outre la cuisine, le salon et la salle à manger, l’ancien étage du fenil reçoit une vaste chambre parentale. La structure apparente de la charpente, le parquet en chêne à lames larges et l’habillage mural en vieux bois s’associent pour en faire un cocon douillet.
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n°11/14
Le rez-de-chaussée maçonné abrite quatre chambres avec salle de bain. A l’instar du reste de la ferme, les murs sont habillés de bois de récupération qui forment un écrin chaleureux.
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n°12/14
Dans l’embrasure des baies, les retours de tableaux soulignent l’épaisseur des murs, et ont permis l’isolation. Celle-ci est assurée par de la laine de roche, installée entre l’ossature supportant le revêtement en vieux bois.
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n°13/14
Dans une salle de bain, l’un des murs est habillé en pierres locales (moellons en gneiss) montées à joints secs. Une vasque en céramique (« Ovale » de Jacob Delafon) est collée sous le plan de toilette en pierre bouchardée. Une ambiance minérale, entre raffinement et rusticité.
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n°14/14
Un ancien grenier, appelé mazot, est érigé à côté de la ferme. Destiné hier à conserver les trésors de la famille (céréales, salaisons, vêtements du dimanche, etc.), il offre aujourd’hui un abri de jardin esthétique. Les quatre gros madriers de base reposent horizontalement sur des pierres et s’assemblent aux angles à mibois. Rainurés intérieurement, ces madriers reçoivent des planches à tenons qui coulissent dans les rainures et forment ainsi le plancher, consolidant par la même occasion la base du grenier.
Sur cette structure, les madriers d’une longueur de 3 à 3,50 m s’empilent et sont assemblés à queue-d’aronde. Aucun clou n’est utilisé pour cette partie de la construction. Un charme supplémentaire est apporté par un petit escalier extérieur. Tandis qu’une seule porte à grosse serrure donne accès à l’intérieur.
L’ancienne ferme savoyarde dresse, sur son rez-de-chaussée maçonné, un étage bardé de bois. Avec sa toiture en tavaillon et son balcon en coursive, elle s’offre comme un archétype de l’architecture rurale savoyarde.
Construite en 1756, laissée à l’abandon durant une dizaine d’années, la ferme n’en présente pas moins un bâti sain, lors de son acquisition. Séduits par ses qualités esthétiques, les nouveaux propriétaires souhaitent en préserver l’authenticité. Pas question pour eux de toucher à son aspect extérieur.
Leurs projets d’aménagements intérieurs impliquent en revanche une véritable révolution : la création d’une piscine intérieure, d’un vaste garage enterré, et surtout l’aménagement de l’ancien fenil en pièces à vivre nécessitent d’importants travaux.
La ferme s’élève sur un rez-de-chaussée maçonné en pierres de pays, taillées et montées au mortier de chaux. Vieux de 250 ans et épais de 70 à 80 cm, ces murs robustes ne nécessitent aucune reprise. Leur isolation est réalisée par l’intérieur, après installation d’une ossature bois devant la maçonnerie, et insertion de laine de roche (100 mm).
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