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n°1/13
A quelques encablures du village de Gordes, dans le Luberon, le petit hameau des Gros regroupe quelques maisons en pierres de pays qui ponctuent l’immensité de plantations d’oliviers séculaires. L’une d’elles, transformée en chambre d’hôtes par un couple de Lyonnais et baptisée Le Moulin des Sources, a été restaurée dans le respect de son identité et de ses matériaux d’origine.
Ce n’est autre qu’une ancienne ferme, construite sur plusieurs niveaux au cours des époques, dont les parties les plus anciennes datent du XVIIe siècle. Cernée de murs bâtis en pierre sèche, elle se destinait autrefois à la production d’huile d’olive, comme en témoigne sa cave voûtée où les anciens propriétaires ont retrouvé un moulin à olives dont la roue était actionnée par un mulet, ainsi que d’imposantes citernes. "C’est ce qui nous a séduits tout de suite, raconte le propriétaire de la demeure. Le lieu nous attirait par son histoire et son côté mystérieux."
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n°2/13
Une fois qu’il a franchi le porche, le visiteur découvre une vaste cour sur laquelle donnent plusieurs bâtiments construits sur deux et trois niveaux. Les toitures bordées de génoises ont été recouvertes, après le renforcement des charpentes et la mise en oeuvre d’un nouveau platelage, de tuiles canal anciennes récupérées. Quant aux façades en pierre de pays, elles ont été soigneusement rejointoyées avec un épais enduit à la chaux ("Weber.cal F ou G" de Weber).
Les accès à la maison sont multiples du rez-de-chaussée à l’étage et de nombreuses pièces bénéficient même d’une entrée directe par l’extérieur, y compris certaines chambres desservies par des escaliers en pierre.
Photo : Les bâtiments indépendants sont reliés à la bâtisse principale par des auvents recouverts de tuiles canal récupérées chez un revendeur de matériaux anciens.
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n°3/13
Situé de plain-pied avec la cour du mas, le salon est une grande pièce, assez basse de plafond, dont les murs ont été blanchis à la chaux. À l’origine, cette partie de la maison était composée de deux pièces : on a percé une grande ouverture pour obtenir un volume plus intéressant.
Une poutre IPN, dissimulée par un coffrage en plaques de plâtre, vient renforcer la structure et répartir les charges. Quelques poutres en bois d’origine, laissées visibles, ont été cérusées dans un ton gris blanc, ce qui allège leur présence et redonne de la hauteur au plafond. Au sol, les dalles en pierre calcaire extraite des carrières de Bourgogne présentent un aspect bouchardé.
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n°4/13
Tous les sols du rez-de-chaussée sont revêtus de dalles en pierre de Bourgogne bouchardée (réalisation Le Comptoir des Pierres). Les murs blancs ont reçu une peinture à la chaux.
Le premier escalier descend en direction de la cuisine, aménagée dans une ancienne cave voûtée. Le deuxième donne accès à l’étage des chambres.
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n°5/13
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n°6/13
La cuisine, aménagée dans l’ancienne cave voûtée, accueille un espace dédié aux repas. "C’était à l’origine une pièce très humide, raconte le propriétaire, et il a fallu d’importants travaux de drainage pour la rendre agréable et pouvoir la transformer en cuisine."
Au sol, une dalle ventilée a été mise en oeuvre sur un hérisson de pierre, selon une technique ancienne, afin d’assainir les fondations et garantir ainsi une ambiance saine. Le hérisson est constitué d’un lit de gravier non calcaire sur environ 25 cm d’épaisseur.
Photo : La table de repas et ses chaises, en Inox brossé et fer forgé, ont été dessinées par le propriétaire de la maison et fabriquées par un artisan local (Art Metalworker).
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n°7/13
La ventilation et l’évacuation de l’humidité sont assurées par l’intégration de drains agricoles orientés dans le sens du vent dominant et débouchant sur les murs opposés. Ces drains sont placés en pente pour permettre d’éventuels écoulements. Ce principe joue ici le rôle de vide sanitaire traditionnel.
Ensuite, la dalle en béton de chaux et de pouzzolane est coulée (H 12 à 15 cm) sur un feutre géotextile. Pour assurer l’isolation thermique, deux couches croisées de plaques de liège de 30 mm d’épaisseur chacune ont été posées sur la chape. Puis un chauffage par le sol, relié à la chaudière au fioul, a été installé, les tubes étant directement fixés sur les plaques de liège par de longues agrafes. L’ensemble a été recouvert d’une chape d’environ 5 cm d’épaisseur, constituée de chaux naturelle et de sable (200 kg de chaux/m3 de sable). Comme dans tout le reste du rez-de-chaussée, le sol est recouvert d’un dallage en pierre de Bourgogne.
Photo : Sur le plan de travail de l’îlot central, un système de goulottes métalliques offre un espace de rangement pour les bouteilles et planches à découper, ainsi que des prises électriques pour brancher de petits appareils électroménagers (bouilloire, robot, etc.).
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n°8/13
Dans certaines parties de la maison, notamment sous les voûtes de la cuisine, la pierre a été laissée apparente. Pour cela, elles ont été piquetées avant d’être jointoyées avec un enduit formé de sable non tamisé et de chaux hydraulique (une unité de chaux pour trois de sable). La perméabilité de ce mortier laisse le mur "respirer". À l’opposé, l’aménagement de la cuisine associe matériaux nobles et modernité : les plans de travail du grand îlot central sont en pierre marbrière polie et toutes les façades des meubles en chêne massif.
Le grand réfrigérateur, la table de cuisson et l’évier sont en Inox. Métal qui trouve son écho dans la partie consacrée aux repas, avec la table et ses chaises coordonnées présentant une surface en Inox brossé. Dans cette pièce fonctionnelle et agréable, matériaux anciens et modernes se mettent mutuellement en valeur.
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n°9/13
La maison avait déjà été restaurée par les anciens propriétaires quand ses hôtes actuels s’y sont installés. L’ isolation des murs a été réalisée par l’intérieur à l’aide de panneaux de laine de verre fixés dans une ossature métallique et revêtus de plaques de plâtre (système "Optima" d’Isover).
Dans les combles, une isolation sous rampants a permis de créer de nombreuses chambres dans les différents bâtiments. Ainsi, dans l’ancien four à pain transformé en suite pour les hôtes de passage, on a utilisé de la laine de roche ("Easyrock" de Rockwool, ép. 200 mm) : les chevrons anciens étant totalement irréguliers, on les a dissimulés dans l’épaisseur de l’isolant (bloqué par des suspentes vissées sur les chevrons, et recouvert de plaques de plâtre) pour ne laisser que la panne faîtière apparente. Pour empêcher tout passage d’air, des retours de 2 à 3 cm ont été prévus le long des murs et de 5 cm contre la panne.
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n°10/13
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n°11/13
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n°12/13
À l’extérieur, les murs en pierre sèche qui ceinturent le jardin, en partie éboulés, ont été complètement refaits. Il ne pleut pas souvent dans cette région, mais les pluies sont dévastatrices!
Pour éviter que l’ouvrage ne s’affaisse ou ne s’éventre au premier orage, on a solidarisé les pierres à l’aide d’un mortier, mais en prenant soin de laisser celui-ci invisible pour conserver l’apparence d’un mur traditionnel. Leur assise a par ailleurs été garantie. Pour ce faire, une fouille de 30 cm de profondeur a été creusée –difficilement dans ce sol rocheux.
Au fond de cette excavation, des cailloux ont été disposés sur une hauteur d’environ 10 cm. Puis, on a coulé une semelle contenant deux parts de sable et une de chaux hydraulique. Une fois la fondation parfaitement sèche, on a effectué le montage en disposant d’abord les pierres les plus grosses avec des joints décalés puis, très régulièrement, des boutisses, en veillant à ce que le mortier reste invisible.
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n°13/13
Spécificité du Luberon, ils sont couronnés de moellons posés à la verticale. Selon les historiens locaux, cela renforçait la solidité de ces murets et empêchait de surcroît les gros animaux de les franchir.
Photo : Plutôt que par une échelle en Inox, l’accès à la baignade se fait par un escalier maçonné recouvert de marches en pierre. De style ancien, le bassin s’intègre à merveille au milieu des oliviers.
A quelques encablures du village de Gordes, dans le Luberon, le petit hameau des Gros regroupe quelques maisons en pierres de pays qui ponctuent l’immensité de plantations d’oliviers séculaires. L’une d’elles, transformée en chambre d’hôtes par un couple de Lyonnais et baptisée Le Moulin des Sources, a été restaurée dans le respect de son identité et de ses matériaux d’origine.
Ce n’est autre qu’une ancienne ferme, construite sur plusieurs niveaux au cours des époques, dont les parties les plus anciennes datent du XVIIe siècle. Cernée de murs bâtis en pierre sèche, elle se destinait autrefois à la production d’huile d’olive, comme en témoigne sa cave voûtée où les anciens propriétaires ont retrouvé un moulin à olives dont la roue était actionnée par un mulet, ainsi que d’imposantes citernes. "C’est ce qui nous a séduits tout de suite, raconte le propriétaire de la demeure. Le lieu nous attirait par son histoire et son côté mystérieux."
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