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n°1/20
Ancien relais de diligences, ce grand corps de ferme regroupe plusieurs bâtiments (écuries, forge, fournil, étable) organisés autour d’une grande cour carrée.
Au début des années 90, ces différentes annexes ont été aménagées en chambres d’hôtes, tandis que la maison principale a été convertie en musée paysan. Architecte d’intérieur, la fille des anciens propriétaires décide de se lancer à son tour dans l’aventure des chambres d’hôtes avec son mari, restaurateur de métier.
Des travaux de rénovation s’imposent pour rendre à la maison sa fonction première et mettre toutes les bâtisses au confort et au goût d’aujourd’hui. Construites selon les méthodes anciennes, elles manquent avant tout d’ ouvertures et de lumière.
Photo : La maison et ses dépendances encadrent une cour plantée d’un jardin potager . La terrasse en bois qui longe les différentes bâtisses a permis de rattraper les différences de niveaux du sol . Comme la nature du terrain ne permet pas la culture en pleine terre, le potager trouve place dans de grands bacs en bois, et les arbres fruitiers dans des pots de grande contenance
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n°2/20
L’entrée de la maison est baignée de clarté grâce à la verrière installée en toiture. De surcroît, cette lumière est réfléchie par les murs garnis d’un lambris blanc. Également peinte en blanc, une grande bibliothèque habille le mur de façade de part et d’autre de la porte et sur toute la hauteur du rez-de-chaussée. Quant au sol, très « couleur locale », il est revêtu de pavés en pierre reconstituée imitant le granit (plaques de 6 pavés, ép. de 5 cm, Big Mat ).
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n°3/20
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n°4/20
La trémie pratiquée dans le plancher d’étage ouvre le volume, évitant ainsi toute impression de confinement en rez-de-chaussée.
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n°5/20
Deux atouts : une verrière et un puits de lumière
Le rampant sud de la toiture a été ouvert pour accueillir une verrière fixe (de 2,40 x 3 m) réalisée en profilés acier (réalisation Métafer). Grâce à une seconde ouverture de même dimension (de 2,50 x 3 m) pratiquée cette fois dans le plancher juste sous la verrière, la lumière naturelle circule à profusion jusqu’au rez-de-chaussée.
L’ entrée située juste au-dessous en bénéficie, mais aussi la cuisine et le salon. Dans les chambres des enfants, des fenêtres de toit en acier de taille plus modeste, bien intégrées à cette architecture ancienne, ont également été ajoutées (châssis Skler, entreprise Godest).
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n°6/20
Ancien musée, la maison a besoin d’être réorganisée pour accueillir confortablement le couple et leurs enfants. Les propriétaires ont une idée directrice bien définie : ils souhaitent un intérieur à la fois ouvert et modulable.
Ainsi au rez-de-chaussée, la vaste pièce principale a été partagée en différents espaces – entrée, cuisine et salon – qui, au choix, se ferment ou communiquent entre eux grâce à un système de minces châssis en fer, vitrés dans leur partie supérieure (réalisation Métafer).
Certaines de ces légères cloisons sont fixes, d’autres sont mobiles comme les deux vantaux qui ferment la cuisine. Ils coulissent sur un rail fixé au plafond et sont guidés au sol par de discrètes butées.
Photo : Les parois mobiles coulissent devant les cloisons fixes pour ouvrir en grand la cuisine sur le salon. Au sol, des guides évitent tout battement. Le style industriel de cet aménagement est complété par un revêtement de sol en béton décoratif autolissant gris (Sealys) dans la cuisine et le salon, et par le positionnement en série de grandes suspensions blanches dans la cuisine.
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n°7/20
Astucieusement, le rail se prolonge le long d’une poutre de manière à ce que ces mêmes portes puissent, si on le désire, isoler l’entrée du salon.
Trois scénarios sont donc possibles : la fermeture totale de la cuisine, dans ce cas salon et entrée communiquent ; la fermeture totale de l’entrée, avec la cuisine ouverte sur le salon ; et enfin, une circulation totalement libérée entre les trois espaces, dans ce dernier cas les deux vantaux mobiles se superposent aux cloisons fixes.
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n°8/20
Tous les aménagements bas de la cuisine sont blancs (modèle « Select » d’Ixina). En contraste, les étagères suspendues sont fabriquées avec du bois de récupération et ont été vissées dans le plafond. En sous-face de la tablette la plus basse, des rails métalliques permettent de suspendre tasses, verres à pied et ustensiles.
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n°9/20
Dans le salon, le mur pignon a été percé d’une étonnante ouverture (de 1,50 x 1,50 m) pratiquée dans le foyer de la cheminée grande existante. À l’intérieur, le manteau en pierre a été conservé, élément de décor imposant ! Pour rééquilibrer les charges, un linteau en bois a été rapporté horizontalement en partie haute. Un coin lecture a trouvé place dans l’ancien âtre, bénéficiant ainsi d’un apport de lumière généreux.
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n°10/20
À l’étage, on a formé un puits de lumière en perçant la toiture d’une mini-verrière fixe en acier (réalisation Métafer) et en ouvrant une partie du plancher intermédiaire pour que la lumière descende au rez-de-chaussée. Les rambardes en bois de la mezzanine proviennent de charrettes anciennes. Le plancher d’origine a été laissé brut, sauf dans les chambres .
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n°11/20
Des combles aériens
Le même principe de cloisons semi-vitrées se retrouve à l’étage. Les combles , autrefois un vaste plateau nu, ont été aménagés en un espace « nuit » à la fois ouvert et douillet. Il accueille désormais une grande chambre double et deux chambres d’enfants séparées par une passerelle. L’ensemble est aérien : la partie vitrée soutenue par des profilés d’une extrême finesse monte jusqu’au faîtage, laissant circuler librement la lumière naturelle d’une pièce à l’autre.
Photo : Dans les deux chambres d’enfants « jumelles » qui font face à la grande chambre, les sols ont été revêtus de jonc de mer , en accord avec les lambris blancs et le plancher en bois laissé brut sur la mezzanine.
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n°12/20
Entre les deux chambres, un châssis fixe intégré dans la cloison permet aux deux enfants de communiquer ! Le store vénitien en aluminium occulte ou module cette fenêtre à volonté.
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n°13/20
À l’arrière des chambres, une salle d’eau a été aménagée. Une vieille table en bois, recouverte d’une feuille de zinc, accueille deux vasques en céramique et deux mitigeurs (« Tosca » et « Milo 2 » chez Brico Dépôt ). Le rideau masque siphons et rangements.
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n°14/20
Confort thermique assuré…
Côté murs
En pierre et très épais, les murs de la maison ne nécessitent pas une surisolation : on a enduit leur face intérieure d’un mélange de chaux, de sable et de chanvre. Posé en trois couches, ce revêtement naturel protège les murs et les rend étanches tout en les laissant « respirer » (il laisse entrer et s’évacuer la vapeur d’eau au gré des saisons).Côté toit
La rénovation de la toiture (recouverte d’ardoises clouées) a fourni l’occasion de renforcer l’isolation des rampants avec une couche de 20 cm de laine de roche ( Rockwool ).Côté fenêtres
Toutes les fenêtres de la maison sont équipées de doubles vitrages 4/16/4 à l’argon pour limiter au maximum les déperditions thermiques ( Saint-Gobain Glass ).Chauffage géothermique
La maison étant située près d’une rivière, les propriétaires ont opté pour une pompe à chaleur géothermique ( Hautec ) qui alimente à la fois un plancher chauffant et des radiateurs. -
n°15/20
Côté nord, une verrière verticale
Cette ancienne ferme bretonne ne présentait que de petites ouvertures qui la préservaient, à son origine, des rigueurs de l’hiver. Pour faire entrer davantage de lumière à l’intérieur, sa façade nord, qui donne sur un vaste jardin verdoyant, a été largement ouverte sur deux niveaux, pour y installer de grandes baies vitrées en acier formant une verrière verticale d’une dimension totale de 5,70 m de large sur 3,40 m de haut.
En partie basse, des châssis ouvrants de 95 cm de large sur 2,20 m de haut forment une porte-fenêtre à deux battants. De part et d’autre, elle est prolongée par deux châssis fixes vitrés de dimension identique.
En partie supérieure, six parties pleines de 95 cm de large sur 60 cm de haut sont surmontées de six châssis fixes vitrés de même format (réalisation Métafer). Grâce à la finesse des profilés en acier , le clair de vitrage est maximal, pour un apport de lumière très généreux dans la cuisine et le salon.
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n°16/20
Une double porte vitrée s’ouvre sur la passerelle qui donne accès au jardin, situé en contrebas de la maison, côté nord.
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n°17/20
Belvédère original, une passerelle vers le jardin
Construite sur un terrain en pente suivant un axe nord-sud, la maison principale est surélevée par rapport au jardin situé au nord, alors que son rez-de-chaussée est au même niveau que la cour, au sud. Pour bénéficier d’un accès direct au jardin , une passerelle en bois sur pilotis a été conçue. Formant une coursive tout au long de la façade nord, elle se prolonge d’un ponton, dans la continuité de l’ouverture du salon, belvédère sur la nature environnante. L’escalier qui le termine mène droit au coeur du jardin.
L’ensemble repose sur des piliers de section carrée. Des tasseaux réguliers forment un garde-corps sécurisant et créent un effet graphique qui s’accorde avec le métal et la pierre de la façade.
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n°18/20
Dans les combles de l’ancienne étable, cette chambre d’hôtes abrite une maisonnette dans laquelle se trouve… une salle de bains ! Montée en briques de terre cuite , agrémentée d’une toiture en bois, elle est enduite d’un mélange de chaux et de sable dont les motifs floraux ont été peints au pochoir . (Linge de lit, Society : drap et taies « Rem » en lin lavé lourd ; plaid « Nid » 100 % laine nid-d’abeilles ; taies d’oreiller « Nap Stripe et double » en ramie.)
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n°19/20
Comme un belvédère, un surprenant jardin perché
Le long des dépendances, un escalier donne accès à un balcon en bois qui relie par l’extérieur les chambres d’hôtes aménagées sous les toits des anciennes écuries et étables.
Monté sur pilotis, arrimé à la façade par une poutre en béton qui reprend les charges et bordé de poutres périphériques, il est revêtu d’un plancher en lames de bois et sécurisé par des garde-corps en bois récupéré.
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n°20/20
Son originalité tient des nombreuses plantations – graminées, rosiers, figuier, etc. – qui y trouvent placent. Pour certains dans de grands pots en terre cuite et, pour les autres, dans des jardinières aménagées le long des façades et des rambardes, ces végétaux transforment le balcon en véritable jardin suspendu qui bénéficie d’une vue imprenable sur la campagne environnante !
Ancien relais de diligences, ce grand corps de ferme regroupe plusieurs bâtiments (écuries, forge, fournil, étable) organisés autour d’une grande cour carrée.
Au début des années 90, ces différentes annexes ont été aménagées en chambres d’hôtes, tandis que la maison principale a été convertie en musée paysan. Architecte d’intérieur, la fille des anciens propriétaires décide de se lancer à son tour dans l’aventure des chambres d’hôtes avec son mari, restaurateur de métier.
Des travaux de rénovation s’imposent pour rendre à la maison sa fonction première et mettre toutes les bâtisses au confort et au goût d’aujourd’hui. Construites selon les méthodes anciennes, elles manquent avant tout d’ ouvertures et de lumière.
Photo : La maison et ses dépendances encadrent une cour plantée d’un jardin potager . La terrasse en bois qui longe les différentes bâtisses a permis de rattraper les différences de niveaux du sol . Comme la nature du terrain ne permet pas la culture en pleine terre, le potager trouve place dans de grands bacs en bois, et les arbres fruitiers dans des pots de grande contenance
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