Petit volume pour grand espace

Le 3 novembre à 17h48 - Art & Décoration

Dans une ancienne marbrerie, en rez-de-chaussée d’une cour parisienne, un couple a créé un espace à vivre apaisant pour sa petite famille.

Vivre à Paris avec deux enfants nécessitait, pour Marie et Gilles, de trouver un lieu de vie confortable, spacieux, en harmonie avec leur passion pour l’architecture et leur sens du détail. Confrontés à la dure réalité du marché de l’immobilier, où les appartements se négocient à prix d’or, ils décident de se lancer dans l’achat d’un plateau nu et de donner libre cours à leur imagination. Dans cette aventure, ils s’entourent d’architectes DPLG, Flavia Fabbro et Philippe Delannoy, qui les guident dans leurs choix d’agencements et leur suggèrent de nombreuses astuces pour gagner de l’espace.

L’appartement se situe dans la cour d’un immeuble populaire de l’Est parisien. Les grandes fenêtres existantes, à peine surélevées par rapport au niveau de la cour, ont été conservées. Pénétrer chez Marie, Gilles et leurs enfants, c’est entrer de plain-pied dans leur espace de vie : la cuisine, la salle à manger et le salon forment une pièce unique, de quarante mètres carrés seulement. Mais grâce à ses grandes ouvertures, le lieu donne une formidable sensation de volume.

La circulation y est très libre, autant pour les petits que pour les grands. « Nous aimons recevoir et nous cuisinons beaucoup. La cuisine se situant dans l’axe de l’entrée, nous voulions la placer à l’abri des regards, mais conserver un minimum d’ouverture sur la grande pièce. Notre architecte a relevé le défi et a eu l’idée de ménager une ouverture dans le mur de séparation, tout en optimisant l’espace de la cuisine », explique Marie. Tous les espaces de rangement sont camouflés derrière des portes lisses, sans poignées. L’électroménager a été en partie escamoté ; ainsi, le manque de largeur de la cuisine est compensé par une impression d’espace, procurée par l’aspect lisse de l’aménagement.

La lumière est omniprésente et les couleurs savamment étudiées pour ne pas écraser les volumes. Si le blanc domine à l’étage, la cuisine se pare de bleu pour « éloigner les murs », tandis que la séparation se distingue par une teinte plus sombre. Un escalier relie le premier niveau et la partie nuit, en sous-sol. « Ici encore, notre architecte a su intégrer l’escalier dans l’ensemble, sans qu’il occupe trop de place. Situé entre la cuisine-salle à manger et le salon, il crée une légère séparation, optimisée par des placards », souligne la propriétaire. Le bas de l’appartement compte deux chambres, une salle de bains et une buanderie.

La superficie totale est identique à celle du premier niveau. Les cloisons sont réduites au strict nécessaire et les portes s’y glissent. La salle de bains a exigé des trésors d’inventivité pour y intégrer une baignoire, malgré le manque d’espace : le sol a été creusé pour accueillir un grand bac de douche, qui se transforme en baignoire. Il suffit alors d’enjamber un minuscule muret en mosaïque pour entrer dans la douche, conçue dans la plus pure tradition des onsen, les bains thermaux japonais. « Nous raffolons de la culture japonaise et avons essayé de nous approcher le plus possible d’un certain esprit zen pour notre intérieur », avouent Marie et Gilles.

Reportage réalisé par Christy Granja. Photos Alexandre Réty.
Art&Décoration N°Janv Fév 2007

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