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n°1/14
Face à nous s’étend la Méditerranée. Le regard s’accroche, un temps, sur les îles de Lérins puis suit la côte jusqu’à la baie de Cannes. La vue est imprenable, magnifique. Nous sommes au Palais Bulles, propriété de Pierre Cardin . L’histoire de cette fabuleuse demeure, sur la corniche rocheuse de l’Esterel, à Théoule-sur-Mer, commence à la fin des années 1970 avec l’industriel lyonnais Pierre Bernard. Celui-ci, admirateur de l’architecture organique d’Antti Lovag, lui avait confié la construction de sa maison dont une première maquette avait été réalisée dix ans plus tôt. Mais à sa mort, l’habitation n’est pas achevée. Séduit par le lieu et le projet architectural, Pierre Cardin la rachète au début des années 1990 et fait appel, à son tour, à Antti Lovag pour reprendre les travaux qui dureront encore dix ans. L’« habitologue », comme se qualifie Antti Lovag, crée de nouvelles « bulles » en voile de béton qui se développent à la suite des premières et sur plusieurs niveaux en épousant la pente du terrain.
Photo : Solidaire de la paroi d’une « bulle », un coin salle a manger avec table et bancs pivotants s’ouvre vers l’extérieur, face à la piscine , pour déjeuner en plein air sans rien avoir à déménager !
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n°2/14
Leur couleur ocre rappelle celle de la roche, et de la terre de l’Esterel, et contribue à intégrer cette immense demeure-sculpture de 1 200 m2 habitables dans le site. Sous ses coques sphériques, elle abrite un grand séjour, un salon de réception, une salle a manger , une salle de conférence, deux bureaux , une dizaine de suites avec salles de bains intégrées…
Photo : De couleur rouge comme la roche de l’Esterel, le Palais Bulles fait face aux rochers de Port-la-Galère et à la baie de Cannes. Sculpture « Héron », en Inox, H 1,50 m, Jean-Paul Bongibault.
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n°3/14
Toutes différentes, les pièces sont desservies par un long couloir sinueux et un dédale de galeries et d’escaliers voûtés. Partout l’angle droit est banni au profit de volumes arrondis et de lignes courbes. L’architecture donne toute son importance à la lumière naturelle. Du matin au soir, elle pénètre dans la maison à travers de grandes baies rondes ou en ellipses, par des puits de lumière, ou encore des oculi zénithaux bombés comme des hublots.
Photo : Un long couloir sinueux, rythmé par des ouvertures hublots, longe la façade et dessert les pièces.
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n°4/14
Autant d’ouvertures qui servent la relation permanente entre l’extérieur et l’intérieur, l’osmose entre l’homme et la nature. Celles-ci cadrent des coins de paradis, ici la vue sur la mer, là sur la nappe d’eau de la piscine à débordement, ailleurs sur les palmiers du jardin ou encore sur les bassins qui s’alimentent en cascades, créant une apaisante musique de fond.
Photo : L’unité est parfaite entre l’intérieur et les terrasses où se prolonge le sol en marbre rouge d’Iran. L’ouverture ovale donne l’occasion de zoomer sur la mer et les palmiers du petit jardin circulaire.
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n°5/14
C’est dans cette résidence, où il reçoit ses amis, organise des fêtes et même un défilé de mode en 2008, que le couturier a trouvé le cadre idéal pour placer sa formidable collection de meubles, luminaires, oeuvres et objets des années 1960-1970. Car cet infatigable créateur, à qui l’on doit la robe bulle, les cosmocorps inspirés de la conquête spatiale, l’invention du prêt-à-porter et des centaines d’objets griffés, est un passionné d’art et de design.
Photo : Dans le grand salon de réception, les formes végétales et futuristes des fauteuils en moquette , dessinés par Pierre Cardin et réalisés par Claude Prévost, répondent aux rondeurs de l’architecture. Commode en laque et lampe de Pierre Cardin .
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n°6/14
Résolument contemporains, ses meubles procèdent d’une approche sculpturale et utilisent aussi bien de l’Altuglas ou de l’acier que des matériaux et des techniques de haute ébénisterie traditionnelle
Photo : La salle a manger, dans le prolongement du grand salon, est éclairée par une rangée de fenêtres ovales en quinconce. Les chaises et la table en laque et résine ont été dessinées par Pierre Cardin .
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n°7/14
Photo : Une moquette recouvre le sol et les murs de cette suite aux volumes concentriques, dessinée comme un coquillage.
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n°8/14
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n°9/14
Photo : Escalier intérieur reliant le séjour aux chambres et suites de l’étage et du rez-de-chaussée. L’architecture d’Antti Lovag s’inspire des formes naturelles qui évoquent parfois la morphologie humaine. Elle allie la rencontre de l’habitat primitif et celui du futur, de la maison troglodyte et du vaisseau spatial ou marin.
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n°10/14
Pierre Cardin a lui-même dessiné certains meubles que l’on retrouve, de pièce en pièce, aux côtés des créations de Pierre Paulin, Maria Pergay, Serge Manzon, des oeuvres de Lucio Fontana ou Miguel Berrocal et des fresques murales signées Patrice Breteau, François Chauvin, Gérard Le Cloarec, Dominique Maraval, Jérôme Tisserand ou Daniel You.
Photo : Dans une chambre d’amis, une grande bibliothèque épouse la courbe du mur pour présenter une collection de pièces en verre et céramique des années 1970. Un dressing fermé par des miroirs complète l’aménagement de la chambre.
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n°11/14
Photo : Marbre beige et formes rondes pour la salle de bains de cette suite située au niveau de la piscine. Les portes ovales rappellent celles des navires. Sculpture de Fontana.
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n°12/14
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n°13/14
Photo : Dans la salle de bains attenante à la chambre, les banquettes moquettées et les aménagements intégrés suivent le mouvement de l’architecture. Pots, lampe triangulaire et tapis, Pierre Cardin.
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n°14/14
Après avoir suscité la polémique, le Palais Bulles a été labellisé Patrimoine du XXe siècle en 2006. Un patrimoine auquel s’ajoute un théâtre, face à la mer, où pendant plusieurs années eut lieu un festival de musique et de théâtre organisé avec Théoule-sur-Mer. Demeure privée, le Palais Bulles ne se visite pas, mais depuis 1990, il accueille des locataires pour des événements exceptionnels.
Photo : Le couloir voûté, ouvert sur l’extérieur par des baies circulaires, donne à la lumière l’occasion de jouer toute la journée avec l’architecture.
Face à nous s’étend la Méditerranée. Le regard s’accroche, un temps, sur les îles de Lérins puis suit la côte jusqu’à la baie de Cannes. La vue est imprenable, magnifique. Nous sommes au Palais Bulles, propriété de Pierre Cardin . L’histoire de cette fabuleuse demeure, sur la corniche rocheuse de l’Esterel, à Théoule-sur-Mer, commence à la fin des années 1970 avec l’industriel lyonnais Pierre Bernard. Celui-ci, admirateur de l’architecture organique d’Antti Lovag, lui avait confié la construction de sa maison dont une première maquette avait été réalisée dix ans plus tôt. Mais à sa mort, l’habitation n’est pas achevée. Séduit par le lieu et le projet architectural, Pierre Cardin la rachète au début des années 1990 et fait appel, à son tour, à Antti Lovag pour reprendre les travaux qui dureront encore dix ans. L’« habitologue », comme se qualifie Antti Lovag, crée de nouvelles « bulles » en voile de béton qui se développent à la suite des premières et sur plusieurs niveaux en épousant la pente du terrain.
Photo : Solidaire de la paroi d’une « bulle », un coin salle a manger avec table et bancs pivotants s’ouvre vers l’extérieur, face à la piscine , pour déjeuner en plein air sans rien avoir à déménager !
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Commentaires
1 commentaire
1 commentaires sur "Le Palais Bulles, une folie avant-gardiste"
25/11 - 16:31
Anonyme
Bonjour, Entrepreneur à Bourg en Bresse j'ai participé aux travaux de revêtements moquette murs et même en plafond de cette merveille. Sous la direction de Monsieur ANTTI LOVAG et bien entendu Monsieur Pierre BERNARD .Les travaux ont été réalisés sur environ 5 semaines en été.Avec l'accord de Mr BERNARD j'ai réalisé des photos intérieurs lors de la réception des travaux de ce chef d'oeuvre.Par la suite je pense que Monsieur CARDIN a probablement fait évoluer la décoration selon son inspiration .Travailler avec Mr ANTTI LOVAG a été un réel plaisir d'entrepreneur . Homme de vision et de générosité Mr A.L a appris au jeune entrepreneur que j'étais l'art du bien faire. georges.@perotto.fr