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n°1/10
A Rougemont-Le-Château, petit village de Franche-Comté au pied des Vosges, les gens de passage ne manquent pas de visiter l’antre d’un fleuriste, Bruno Geyer.
Difficile de rester insensible à la magie de son univers : en 15 ans, il a disséminé des arrosoirs autour et sur la façade de sa boutique! Celle-ci est un univers digne d’Alice au Pays des Merveilles : les fleurs y sont mises en valeur au milieu d’un délicieux bricà-brac d’objets anciens.
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n°2/10
L’histoire de Bruno commence à l’âge de cinq ans. « Un jour, ma mère m’a donné des graines de tournesols à planter et j’ai été émerveillé de voir apparaître et grandir ces jolis soleils. Ces fleurs étaient au départ de simples graines et voilà qu’en quelques semaines elles me dépassaient : fabuleux ! »
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n°3/10
Pourquoi vous intéressez-vous aux arrosoirs?
J’ai commencé par travailler dans l’horticulture avant d’ouvrir en 1988 mon magasin. J’aime les gens et je le dis avec les fleurs. Arroser fait partie des principales préoccupations du jardinier. Quoi de plus naturel que de s’intéresser à l’outil qui fait vivre ses plantes ?
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n°4/10
À quel moment avez-vous commencé à collectionner les arrosoirs?
Ma soeur m’a offert à Noël, il y a une quinzaine d’années un arrosoir décoratif en grès émaillé. Ce fut le déclic. J’ai commencé à les chiner à Emmaüs, aux Puces et sur e-bay. Aujourd’hui, les gens me les donnent quand ils sont trop lourds ou percés. Certains me les déposent devant ma boutique de façon anonyme.
En digne rosutiphiliste, j’en possède plus de 600 ! Mon préféré ressemble à une théière en cuivre. Il est accroché à l’enseigne de mon magasin. J’ai envie de faire profiter les visiteurs de ma collection. Il y en a sur le toit, sur le talus près du magasin, sur les murs… C’est ma petite folie.
J’en vends aussi des neufs de petite taille
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n°5/10
Quand est apparu l’objet ?
L’ancêtre de l’arrosoir s’appelle "Chantepleure". C’est un nom très poétique qui exprime bien son rôle : il pleure en versant l’eau. Mais en arrosant, il chante car il fait chanter la terre où les fleurs poussent. Dans le temps, c’était une sorte de cruche en terre percée de trous.
L’arrosoir tel que nous le connaissons est apparu au XVIIIe siècle. Il était en cuivre, peu maniable et lourd. Le fer étamé est arrivé plus tard, à la fin du XIXe siècle. Plus léger et moins coûteux, il résiste bien aux intempéries et à la corrosion.
Il en existe aussi en émail et en laiton avec une pomme amovible ou non pour verser l’eau en pluie fine.
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n°6/10
L’arrosoir épouse différentes formes selon les régions. Dans le Sud de la france, il ressemble à grosse théière ou à une cruche. À Rougemont, il est ovale. En Haut-de-Saône, ce serait plutôt un pot à lait.
Je trouve aussi beaucoup d’anciens pulvérisateurs transformés en arrosoirs.
Il se décline aussi de différentes tailles selon les métiers et l’usage que l’on en fait. Les petits avec un grand bec servent pour les serres. Les plus gros sont utiles sur les chantiers de travaux publics. Il y a ceux conçus pour les maraîchers et ceux pour traiter les rosiers.
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n°7/10
L’arrosoir des plantes d’appartement et des jardinières suspendues n’a pas plus de 150 ans car avant, les gens n’avaient pas de fleurs en pot chez eux. On le reconnaît par sa petite taille et son long bec fin courbé. Depuis les années 60, il a cédé aux sirènes du plastique. Cependant il existe encore une usine qui fabrique des arrosoirs à l’ancienne à Saint-Étienne.
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n°8/10
Combien coûte un arrosoir ancien ?
Il a y 10 ans, je les chinais à 10 francs. Aujourd’hui, les plus simples tournent autour de 20€ et plus si la forme ou la matière est originale.
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n°9/10
Que conseillez-vous?
N’hésitez pas à détourner vos arrosoirs en vases champêtres. Ce sera très décoratif avec des fleurs de couleurs riantes et de belles proportions… comme les tournesols, par exemple!
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n°10/10
L’Arrosoir-Fleuriste. 1, rue de Leval, 90110 Rougemontle-Château. Tél.: 03 84 27 61 40.
A Rougemont-Le-Château, petit village de Franche-Comté au pied des Vosges, les gens de passage ne manquent pas de visiter l’antre d’un fleuriste, Bruno Geyer.
Difficile de rester insensible à la magie de son univers : en 15 ans, il a disséminé des arrosoirs autour et sur la façade de sa boutique! Celle-ci est un univers digne d’Alice au Pays des Merveilles : les fleurs y sont mises en valeur au milieu d’un délicieux bricà-brac d’objets anciens.
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