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n°1/8
Un jardin inattendu
Non loin de Paris, à Montmorency dans le Val-d’Oise, la serre de Jean-François et Stéphanie Taffin ressemble à un sous-bois de forêt tropicale : univers où le végétal est omniprésent.
Voilà près d’un an qu’ils ont décidé d’aménager leur cave en serre. Amoureux des plantes tropicales, le couple souhaitait créer un jardin d’hiver où ils pourraient prendre leurs repas.
La cave s’est alors présentée comme une solution pratique et originale. De là leur est venue l’idée de l’agrandir et de la transformer.
Photo : le plancher est une extension du rez-de-chaussée de la maison. Les poutres sont en bois exotique imputrescible. Elles sont donc idéales pour ce genre de serre. Le bureau et la salle à manger, qui se trouvent à droite derrière les portes coulissantes, profitent de cette source de lumière.
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n°2/8
Une serre originale
Cette serre, construite sur deux niveaux, leur a permis de réunir les plantes rapportées de leurs voyages. La végétation s’épanouit sur le sol... mais également sur les murs et au plafond . Une véritable aventure pour ces paysagistes qui se sont investis sans compter dans ce projet insolite.
Photo: la charpente métallique rouge est l’armature de la serre. En profilés en T et en L, elle a été montée sur mesure, selon une technique ancienne d’assemblage, avec des vis en inox. En double vitrage, d’une épaisseur totale de 2 cm, les verres sont fixés à la structure sur une bande de mousse interposée à l’aide de parcloses en inox. Environ 550 m de fils tendus d’un bout à l’autre supportent des boutures de plantes carnivores, fougères, hoya...
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n°3/8
Des escaliers végétaux
Pour faciliter la circulation dans ce milieu entièrement dédié aux végétaux qui prospèrent sur deux niveaux, plusieurs accès étaient nécessaires.
Tout d’abord, l’entrée principale, accessible du jardin, s’ouvre sur deux espaces : une mezzanine qui profite directement de la lumière et des rayons du soleil, et un deuxième niveau, en sous-sol, auquel on accède par un escalier en colimaçon qui plonge littéralement dans cet univers de verdure. L’effet est saisissant: on quitte un monde pour un autre !
Autres passages possibles, cette fois-ci par la maison : soit par le bureau, soit par la salle à manger où des portes coulissantes vitrées permettent d’accéder à la mezzanine, sorte de terrasse sous serre, et à l’escalier.
Photo : l’escalier en acier a été zingué pour le protéger de la rouille et a été ensuite rattaché au plancher par des boulons. Jean-François Taffin a fait pousser de l’helxine sur la rampe, le but étant de végétaliser le maximum d’espace possible. Pour cela, il a utilisé un grillage à poules, très mou, qu’il a arrondi et fixé sur l’escalier. Le résultat est spectaculaire : un grand serpent vert glisse le long de la rampe !
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n°4/8
Une terrasse-mezzanine
Conçu en prolongement de la maison, le plancher de la mezzanine remplace en fait l’ancien plafond de la cave. Car il faut bien comprendre qu’avant les travaux, au-dessus du sous-sol, il n’y avait rien si ce n’est le jardin.
Pour ouvrir sur le niveau inférieur, il a fallu pratiquer une excavation et totalement détruire l’existant. En remplacement, conçue comme une loggia au dessus de la verdure, une terrasse a été construite avec des poutres de bois exotique de 4,5 m de long et 25 cm de large, soutenues par des poteaux en béton ferraillé.
Photo : lorsque la température dépasse 32 °C, des châssis ouvrants fixés sur la toiture s’ouvrent automatiquement pour aérer toute cette flore. Au-dessus des murs végétaux, des tuyaux reliés à des buses diffusent des gouttelettes et du brouillard. Sur le sol, d’autres tuyaux, masqués par de l’helxine, libèrent de l’air chaud.
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n°5/8
Une cave agrandie
Pour gagner de la lumière en sous-sol, une pelleteuse a cassé les murs existants et creusé un trou entre 1,80 m et 2,50 m de profondeur.
Par la suite, il a fallu délimiter les contours de la serre et réaliser les fondations. La pose des parpaings, de l’isolation et de la charpente métallique est intervenue dans un deuxième temps. Le tout possède une superficie de 50m2 et une contenance de 300 m3. La charpente en métal rouge, édifiée à 3m de hauteur en arc de cercle, donne au lieu une verticalité étonnante.
Photo : différentes étapes de végétalisation d’un mur.
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n°6/8
Forêt et chaleur tropicales dans la maison
Lorsque l’on entre dans la serre, l’effet est immédiat: on est totalement immergé dans un monde luxuriant, impression renforcée par la profondeur verte du puits végétal.
De l’helxine habille la rampe de l’escalier et jonche le sol, différentes espèces d’ orchidées prennent de la hauteur en ornant de leur superbe la verrière, des fougères et diverses plantes tropicales poussent sur les murs, et d’autres exubérantes pendent de la mezzanine…
Pour favoriser leur épanouissement, il a fallu installer des tuyaux qui diffusent des gouttelettes, de l’air chaud et du brouillard. Dans ces conditions, la température est maintenue à 20 °C minimum et la serre atteint parfois plus de 95 % d’humidité. La chaleur dégagée profite à toute la maison. En levant les yeux, on aperçoit la charpente métallique dont les verres permettent une excellente pénétration de la lumière du jour, en particulier le matin.
Photo : comme cette mousse est très légère, les plantes s’y enracinent beaucoup mieux qu’avec du terreau, donc pas besoin d’engrais durant la floraison, ni de pesticides, car elle possède des propriétés bactéricides. Imputrescible, elle est en plus réutilisable !
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n°7/8
Des murs végétaux
Dans la serre, ce sont quelque 80m2 de parpaings qui ont été recouverts de plantes tropicales et vivaces. Les propriétaires utilisent une méthode très différente de celle de Patrick Blanc, botaniste chercheur qui a inventé le concept des murs végétaux.
Sur du feutre cloué au mur, ce dernier agrafe des poches dans lesquelles il place des racines. Le tout est arrosé par un système d’irrigation automatique. La méthode des Taffin est plus accessible pour les particuliers. Sur les parpaings, à l’aide de chevilles et de boulons avec rondelles, ils ont fixé un grillage armé double fil plastifié vert.
Un tel support présente l’avantage de ne pas gondoler et d’être protégé de la rouille. Ensuite, ils remplissent l’espace ainsi ménagé entre les parpaings et la grille avec de la sphaigne – mousse cultivée au Chili qui retient 20 fois son volume en eau –, qu’ils ont préalablement humidifiée et tassée.
Photo : les propriétaires, paysagistes, ont créé un mur végétal sous le plancher pour ne laisser aucune paroi “inerte”. Des lampes horticoles permettent aux plantes de s’épanouir comme si elles étaient en plein jour. Ils ont également réalisé une vitre pour que les néons éclairent aussi la cave qui se trouve derrière.
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n°8/8
Photo : il ne reste plus qu’à y planter des racines; il faut par exemple attendre un mois pour que poussent des bégonias . A noter, la sphaigne est un excellent isolant thermique et phonique.
Un jardin inattendu
Non loin de Paris, à Montmorency dans le Val-d’Oise, la serre de Jean-François et Stéphanie Taffin ressemble à un sous-bois de forêt tropicale : univers où le végétal est omniprésent.
Voilà près d’un an qu’ils ont décidé d’aménager leur cave en serre. Amoureux des plantes tropicales, le couple souhaitait créer un jardin d’hiver où ils pourraient prendre leurs repas.
La cave s’est alors présentée comme une solution pratique et originale. De là leur est venue l’idée de l’agrandir et de la transformer.
Photo : le plancher est une extension du rez-de-chaussée de la maison. Les poutres sont en bois exotique imputrescible. Elles sont donc idéales pour ce genre de serre. Le bureau et la salle à manger, qui se trouvent à droite derrière les portes coulissantes, profitent de cette source de lumière.
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