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n°1/10
Des six cents hectares répertoriés dans le passé, le domaine du Grand Courtoiseau n’en compte plus que six. Mais il a su conserver son panache et un charme incontestable. Certaines célébrités ont marqué les lieux : les Dupré de Saint- Maur, dont un membre possédait l’hôtel Carnavalet à Paris ; puis Hervé Bazin, dans les années 1970. À l’époque président de l’académie Goncourt, il recevait dans sa campagne « à deux heures de Paris ».
C’est ainsi que Félicien Marceau, Louis Pauwels, Jean d’Ormesson, François Nourissier et bien d’autres ont séjourné dans cette maison. Elle commandait alors un parc sans allure particulière mais agrémenté déjà de très beaux arbres, tel ce Gymnocladus dioica planté au tournant du siècle par le botaniste La Fontaine de Coincy, le propriétaire de l’époque.
Le jardin du Faune aligne une belle perspective, heureux compromis entre le jardin « à la française » et le jardin « à l’anglaise ». Une haie d’ifs taillés en topiaire la ceinture.
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n°2/10
Le renouveau démarre avec l’arrivée, en 1989, de Monique et Guy Herdhebaut et Jean-Hervé Dussordet, le frère de Monique, qui entreprennent de donner un nouvel essor à cette propriété historique dont les origines remontent au XIIIe siècle. Tous trois disent avoir passé leur enfance dans les jardins et avoir souffert de n’en plus avoir.
Guy Herdhebaut, Monique et Jean-Hervé Dussordet (veste bleue), devant la cour d’honneur
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n°3/10
En découvrant cette maison exquise, de grande allure, ils n’hésitent pas. Ses volumes imposants obligent à composer un cadre de verdure en proportion. C’est le rôle attribué à toutes ces haies, immenses mais si mesurées, que l’on découvre aussitôt les portes du jardin franchies.
Une longue perspective accueille le visiteur, avec son double alignement d’ifs taillés en forme de créneaux. Plantée en 1991, la structure était déjà admirable au bout de huit ans. Au premier plan, l’hortensia ‘Madame Émile Mouillère’.
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n°4/10
Très vite, les deux beaux-frères crayonnent, dressent des plans, les effacent, recommencent… La visite du jardin des Cinq Sens au château d’Yvoire, au bord du lac Léman, leur fait rencontrer le paysagiste Alain Richert. Ils l’invitent dans le Loiret. Les jardins actuels du Grand Courtoiseau sont donc l’œuvre de ces trois talents réunis.
L’espace est compartimenté en pièces d’atmosphères différentes, aux noms poétiques. On passe de l’une à l’autre selon un circuit riche en surprises au gré des saisons. Après les glycines viennent les rosiers, en mai et juin, suivis par les hortensias.
Un jardin d’eau à l’italienne, légèrement creusé, qui accueillit en 2009 les Guetteurs, les sculptures en résine de l’artiste Martine Salavize.
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n°5/10
La façade sud-est, couverte d’une glycine de Chine bien charpentée et rythmée de potées d’agapanthes. Celles-ci sont divisées tous les quatre ans pour rajeunir leurs souches.
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n°6/10
Cette serre édifiée vers 1880 par un botaniste pour acclimater, entre autres, une collection d’ananas, est devenue un jardin d’hiver, tout bleu lorsque fleurissent les plumbagos du Cap.
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n°7/10
Ombrage et repos l’été sous le marronnier vénérable, à droite, et le tilleul, à gauche.
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n°8/10
Échappée sur le jardin exotique. Il rassemble une belle plantation de bambous et des végétaux d’origine lointaine, en mémoire des collectionneurs qui ont habité ici.
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n°9/10
Riches plantations avec, ici, Persicaria amplexicaulis ‘Firetail’, Hydrangea quercifolia Snow Queen et le conifère Taiwania cryptomerioides.
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n°10/10
À l’entrée du jardin du Faune, deux lions en pierre sculptée. En pot, un cognassier ‘Monstrueux de Vranja’, une variété productive jamais malade.
Les Jardins du Grand Courtoiseau, 45220 Triguères. Tél : 06.80.24.10.83. Grand-Courtoiseau.fr
Des six cents hectares répertoriés dans le passé, le domaine du Grand Courtoiseau n’en compte plus que six. Mais il a su conserver son panache et un charme incontestable. Certaines célébrités ont marqué les lieux : les Dupré de Saint- Maur, dont un membre possédait l’hôtel Carnavalet à Paris ; puis Hervé Bazin, dans les années 1970. À l’époque président de l’académie Goncourt, il recevait dans sa campagne « à deux heures de Paris ».
C’est ainsi que Félicien Marceau, Louis Pauwels, Jean d’Ormesson, François Nourissier et bien d’autres ont séjourné dans cette maison. Elle commandait alors un parc sans allure particulière mais agrémenté déjà de très beaux arbres, tel ce Gymnocladus dioica planté au tournant du siècle par le botaniste La Fontaine de Coincy, le propriétaire de l’époque.
Le jardin du Faune aligne une belle perspective, heureux compromis entre le jardin « à la française » et le jardin « à l’anglaise ». Une haie d’ifs taillés en topiaire la ceinture.
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