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n°1/9
Depuis toujours, Jean-Charles Chiron aime dessiner, plus particulièrement les végétaux. En Anjou, avec un grand-père jardinier qui l’emmène dans les parcs et les potagers, il approche peu à peu la nature, et grâce à une grand mère couturière, créatrice de vêtements et de costumes, il prend conscience des belles choses. Des impressions fortes qui façonnent son imaginaire d’adolescent et le conduisent plus tard au métier de paysagiste, l’art d’habiller la nature.
En photo : la perspective de la grande allée, bordée de murs noirs, de buis et de graminées est ponctuée par la grande porte de la Lune et son bassin. Derrière, tel un tableau, les arbres de l’ancienne haie et le grand champ où le paysagiste a disposé trois monolithes de schiste.
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n°2/9
Parallèlement, il se documente sur les jardins lointains à travers revues et livres et pousse sa curiosité jusqu’à fréquenter les fêtes des plantes comme Courson afin d’y repérer des espèces introuvables en jardineries. Ses débuts professionnels se font chez Truffaut Paysages, à Nantes, où il s’exerce à dessiner des plans de jardins. Mais en 1995, il décide de faire cavalier seul et fonde son entreprise avec un ou deux compagnons.
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n°3/9
En 2000, il a la chance de découvrir près de Sucé-sur-Erdre une parcelle agricole bordée d’épaisses haies de châtaigniers, de chênes et de merisiers, qui a miraculeusement échappé au remembrement. Peu à peu, il y installe sa maison contemporaine et son atelier, fondus dans la nature, tout en concevant un jardin de deux hectares pour montrer ce qu’il est capable de réaliser. Il s’y exprime librement : "Au fil des années, je n’ai cessé d’épurer mes compositions pour aller à l’essentiel. Ma palette végétale s’articule autour des plantes aux lignes souvent affinées, dégageant, seules ou en groupes, une réelle présence."
Ce jeune jardin, qu’il a commencé à élaborer en 2001, s’articule autour de deux allées en croix, pour lesquelles il met en oeuvre sa vision de l’Extrême-Orient.
En photo : contraste de couleurs entre le noir des murs et le feuillage jaune en automne d’un savonnier (Koelreuteria paniculata). Au pied, boules de buis et véroniques arbustives (Hebe brachysiphon).
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n°4/9
Le Japon, il l’a découvert dans les livres, en s’inspirant également du travail du paysagiste Erik Borja ou de ses discussions avec son ami le pépiniériste Yves Brenelière, qui sculpte et taille les arbres. Les murs noirs sont une idée retenue après des échanges avec son voisin paysagiste, Erwan Tymen, pour qui les végétaux se détachent mieux sur un fond noir.
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n°5/9
Pourtant, il a privilégié les essences naturelles et horticoles en y mêlant quelques plantes de collection afin que son aménagement puisse s’inscrire dans l’environnement. Il l’a orné de plusieurs bassins : l’un avec des lotus sacrés, un autre conçu à la manière d’un tsukubai – fontaine japonaise – qui nettoie et apaise l’âme.
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n°6/9
Sous les ramures d’un Acer palmatum, ou érable du Japon, bel effet de verticalité avec les prêles et cette « stèle » en pierre bleue de Nozay, utilisée autrefois pour le soubassement des granges.
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n°7/9
Près d’un mur en béton lissé peint en noir, les moutonnements des buis taillés, au milieu desquels pousse un Acer palmatum.
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n°8/9
Les petits miroirs en tôle inox d’Isabelle Flahault. En bougeant au gré du vent, ils réfléchissent la nature ou les rayons du soleil.
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n°9/9
Près de la porte de la Lune, un Prunus serrula, ou cerisier du Tibet, expose sa magnifique écorce acajou brillant qui s’exfolie en fines lanières horizontales. Derrière, les deux murs noirs parallèles marqueront, plus tard, l’entrée d’un nouveau jardin…
Depuis toujours, Jean-Charles Chiron aime dessiner, plus particulièrement les végétaux. En Anjou, avec un grand-père jardinier qui l’emmène dans les parcs et les potagers, il approche peu à peu la nature, et grâce à une grand mère couturière, créatrice de vêtements et de costumes, il prend conscience des belles choses. Des impressions fortes qui façonnent son imaginaire d’adolescent et le conduisent plus tard au métier de paysagiste, l’art d’habiller la nature.
En photo : la perspective de la grande allée, bordée de murs noirs, de buis et de graminées est ponctuée par la grande porte de la Lune et son bassin. Derrière, tel un tableau, les arbres de l’ancienne haie et le grand champ où le paysagiste a disposé trois monolithes de schiste.
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