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n°1/15
Lorsqu’Ann et Jean Paul ont gravé en grec et en latin l’année 2002 sur le fronton de leur maison, ils marquaient l’accomplissement d’un rêve fomenté moins de dix ans plus tôt. Il avait suscité l’arrêt de leurs activités, la vente de leurs aff aires et le départ de Paris pour l’Alentejo, province du sud de Lisbonne, essentiellement peuplée de chênes-lièges et d’oliviers alignés à perte de vue sur de blondes prairies.
Autour des jardins clos de murs blancs, s’étendent les vergers dont l’ambition est de réunir tous les fruits acclimatables en Alentejo, ce qui recouvre une grande part des climats de la planète, des zones tempérées à subtropicales. -
n°2/15
« Nous voulions vivre sous le 38e parallèle pour le soleil, mais sans le vent et la sécheresse, ce qui nous a ramenés vers l’Atlantique. La côte sud du Portugal, chaude et bien arrosée, acide, encore sauvage et abordable, est vite apparue comme une terre de jardin idéale même si elle en est peu dotée historiquement », raconte Ann que la proximité de l’aéroport international de Lisbonne a fi ni de décider.
Le couple connaît tout ce que l’Europe offre de styles paysagers. Il apprend la grammaire des jardins du Belge René Pechère, poursuit avec The Education of a Gardener de Russell Page…
Et en refaisant le parcours de l’urbaniste Jean-Claude Nicolas Forestier à Séville et au Maroc, Ann et Jean Paul savent qu’ils vont emprunter au style ibérico-mauresque, les murs blancs décorés d’azulejos sans trompe-l’oeil, les pièces à ciel ouvert abondamment meublées, l’irrigation qui, jusqu’à la mode actuelle des jardins secs, a toujours été le centre névralgique du jardin méditerranéen. -
n°3/15
Ils ordonnent et plantent, guidés par la sensualité des jardins du Sud : « Une plante qui n’a ni goût, ni parfum n’a plus de raison d’être ici », s’exclame Jean Paul qui respire, mange et boit son jardin chaque jour de l’année.
Les vigoureuses bordures de cannas donnent des couleurs aux terrasses abritant la collection d’agrumes, l’une des plus grandes d’Europe cultivée en pleine terre : au premier plan, Limequat ‘Tavares’. -
n°4/15
‘Belle étoile’, incontournable seringat du temps jadis, répand son parfum miellé dans le jardin blanc.
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n°5/15
Jardin blanc, jardin bleu, feu des cannas : des pièces à échelle humaine dans l’immense Alentejo.
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n°6/15
Comme dans les jardins andalou, perse ou méditerranéen, le bassin est au centre de l’enclos et le banc n’est jamais loin.
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n°7/15
La pergola blanche décorée d’azulejos est selon la tradition un couloir habité, avec des sièges, des fenêtres et même un toit pour se protéger du soleil sinon de la pluie.
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n°8/15
Le graphisme des phormiums convient à l’espace minéral des terrasses et suggère un exotisme trompeur car cette plante néo-zélandaise aime l’eau.
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n°9/15
Les reflets blanc et ocre des murs dans le tanque : ce grand réservoir à ciel ouvert symbolise à lui seul le jardin sud-portugais. Il sert pour l’irrigation des plantes et la climatisation de la maison.
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n°10/15
Près des rangs de vigne, les bordures de crinums offrent leur éclatante floraison.
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n°11/15
Sous l’ombre des cocotiers de Romanzoff (Syagrus romanzoffi ana), le jardin jaune aux planches d’aromatiques et condimentaires, bordé d’un liseré d’azulejos.
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n°12/15
Jean Paul a vite compris que pour introduire des plantes nouvelles, il faut passer par le semis, d’où l’installation de serres. Ci-contre des avocats, par ailleurs très productifs au verger.
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n°13/15
Sur ce panneau rouge, Ann a reproduit un motif sévillan. Les couleurs d’origine, bleu et vert sur fond blanc, sont devenues vert et blanc sur fond rouge, ce qui change complètement la perception du motif.
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n°14/15
La cerise de Cayenne ou pitanga est récoltée noire, et donne un jus abondant et frais à la note poivrée très désaltérante. La recette est éditée sur le blog, où Jean Paul consigne jour après jour ses expériences.
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n°15/15
Alliés simples et précieux, les filets tiennent les pêches et autres fruits fragiles à l’abri des prédateurs et ravageurs.
Lorsqu’Ann et Jean Paul ont gravé en grec et en latin l’année 2002 sur le fronton de leur maison, ils marquaient l’accomplissement d’un rêve fomenté moins de dix ans plus tôt. Il avait suscité l’arrêt de leurs activités, la vente de leurs aff aires et le départ de Paris pour l’Alentejo, province du sud de Lisbonne, essentiellement peuplée de chênes-lièges et d’oliviers alignés à perte de vue sur de blondes prairies.
Autour des jardins clos de murs blancs, s’étendent les vergers dont l’ambition est de réunir tous les fruits acclimatables en Alentejo, ce qui recouvre une grande part des climats de la planète, des zones tempérées à subtropicales.
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