Plantation
N’hésitez pas à préparer un trou de plantation beaucoup plus vaste que le volume des racines. Dans les cas extrêmes, ôtez les grosses pierres et fracturez soigneusement à la barre à mine le sous-sol s’il est compact, afin d’encourager l’installation en tous sens des racines. Les sujets sont présentés sous différents conditionnements, qui impliquent des conditions de plantations adaptées. (Voir photo 1)
Les plantes en godet. Cette présentation assure une reprise optimale. Mettez en place sans attendre les sujets s’ils sont en période de pleine végétation, en veillant à faire coïncider la hauteur du substrat avec le niveau du terrain. Déliez auparavant les racines en chignon.
Les plantes en godet biodégradable. Ces matériaux écologiques sont étudiés pour accompagner la plante dans le trou de plantation.
● Veillez, auparavant, à faire tremper le tout dans un seau d’eau jusqu’à disparition des bulles d’air. Placez le godet tel quel et rebouchez le trou de plantation jusqu’à cacher la surface de la motte. Les plants à racines nues. Voilà la solution la plus économique, car ils sont vendus par bottes pour des plantations en nombre ! N’achetez pas des plants montrant encore des feuilles : ils doivent être au repos complet lorsqu’ils sont arrachés de terre.
● Coupez les racines endommagées. Trempez-les dans du pralin du commerce ou un mélange de terre argileuse + bouse de vache + eau. Plantez avant que cette gangue ne sèche. Étalez bien les racines au fond du trou, sur un monticule de terre apprêtée. Après avoir rebouché le trou, profilez une cuvette d’arrosage. Arrosez.
Des airelles ou myrtilles en bac
Si vous jardinez sur un terroir calcaire, vous pouvez malgré tout profiter de fruits tels que la myrtille, la canneberge ou encore l’airelle, réputées être des arbustes pour terre acidophile. Envisagez alors la culture en pot ou bac, voire dans un ancien baquet ou demi-tonneau pour un aspect plus rustique. Prévoyez un drainage efficace en perçant le fond du contenant puis en étalant un lit de gravillons. Remplissez avec un mélange acide type « terre de bruyère » ou à base de tourbe. Veillez à bien humidifier ce substrat au fur et à mesure du remplissage du contenant. Plantez le sujet au milieu du pot puis complétez par quelques godets de Gaultheria procumbens qui composeront un élégant couvre-sol persistant autour du pied. Arroser avec de l’eau non calcaire, de pluie par exemple. (Voir photo 2)
Entretien (Voir photos 3 à 8)
Palissages originaux
● Inspirez-vous des réalisations du Prieuré d’Orsan dans le Berry, ou du château de Smissenbroek (photo 5 en Belgique), présentées ci-dessus.
● Faites preuve d’imagination pour soutenir les fruitiers à port souple. Veillez à assurer une bonne ventilation des rameaux, qui limite l’apparition de maladies cryptogamiques. Limitez le nombre de tiges charpentières. Arquez les rameaux pour favoriser la floraison.
● Employez des pieux robustes entre lesquels sont tendus horizontalement des filins (pour framboisiers et ronces) ou des grillages. Récupérez des gaules solides et confectionnez des supports en éventail ou en V, des clôtures ou des écrans servant de support.
Les framboisiers sous bonne garde
Ces plantes ont une fâcheuse tendance à drageonner. Aussi est-il plus aisé de les cultiver en rang, pour plus facilement contrecarrer toute tentative de débordement. (Voir photo 9)
● Au besoin, passez fréquemment un motoculteur, lorsqu’il fait sec, entre les rangs ou en bordure de plantation afin de réprimer toute incartade. Évitez de pailler le sol (ce sont des plantes robustes) pour ne pas les encourager à émettre des drageons trop vigoureux et plantez-les loin des arbustes malingres ou des vivaces alanguies.
● Mieux vaut prévoir un espace dédié à eux seuls. Pensez aussi à faciliter la cueillette : la plantation en ligne s’avère alors bien pratique.
Multiplication
Bouturez le goji
Cette précieuse plante, originaire de l’Himalaya, est de croissance rapide et sa multiplication est assez facile. Prélevez en automne des rameaux de 15 cm après la chute des feuilles. Faites-en une botte ficelée puis insérez le tout en terre souple, amendée de sable grossier si nécessaire, dans un coin du jardin propre et ombragé. Au printemps suivant, déterrez et démariez les plants pourvus de jeunes racines que vous installerez, une fois épointés, en pépinière pour l’été. Les sujets seront prêts pour leur plantation définitive dès l’automne suivant. Employez cette technique pour les mûres et ronces, les groseilliers et cassissiers. Notez que les boutures de groseilliers peuvent raciner la tête en bas !
Dossier réalisé par Julien D'Orfeuil. Dessin Michel Loppé
Mon Jardin & Ma Maison N°598 Novembre 2009
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