Le feuillage pourpre des plantes vivaces

Le 17 juillet à 10h22 - par Béatrice Pichon / Photos : Béatrice Pichon sauf mention contraire - Mon Jardin & ma maison

Les feuilles des plantes vivaces étoffent les massifs durablement et renforcent leur tonalité. Voici une sélection de couleurs chaudes particulièrement appréciables en fin d’été.

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    Les orpins pourpre

    Adulés par les peintres jardiniers qui en enrichissent leur palette de rouges, les feuillages pourpres, mordorés ou noirs ont également leur place dans des jardins d’inspiration plus naturelle.  Ils trouvent une excellente compagnie auprès des graminées quand leurs chaumes ont pris leurs reflets blonds, bruns ou roux.

    Sur la photo : Les orpins pourpres en fin d’été. Accommodant au sec comme tous les sédums, ‘Ruby Glow’ fleurit en fin d’été, et apprécie un joli tuteurage. ‘Bertram Anderson’ est d’un effet comparable.

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    Dahlias a feuilles foncees

    Les feuillages aux tons chauds sont de toutes les saisons, très présents en début de printemps avec quantité de pousses et de jeunes feuilles qui démarrent brunes avant de rallier le vert. Le phénomène est remarquable chez les pivoines , les épimédiums, les rhubarbes, les rodgersias et autres grandes frondaisons, ainsi que sur de nombreux arbres comme les érables…

    Sur la photo : Des petits dahlias à feuilles foncées. Longtemps ‘Bishop of Llandaff’ a été la référence pour son feuillage pourpre. Aujourd’hui, la palette des dahlias à fleurs simples (hauteur 0,80 cm) et à feuilles presque noires offre tous les coloris. Ici ‘Knockout’ au Jardin Plume, 76.

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    Euphorbe Chameleon

    Toutefois, c’est à la fin de l’été que ces feuillages sont les plus spectaculaires. Alors que les gris participent aux camaïeux pastel du printemps, les pourpres s’ajoutent aux harmonies fortes de l’été.

    Sur la photo : La bien nommée euphorbe ‘Chameleon’. Mutation naturelle d’Euphorbia dulcis, elle est très accommodante mais craint les sols trop lourds. Excellent faire-valoir des floraisons rouges ou dorées.

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    Le bergenia

    Étalés sur de petites plages entre les bouquets fleuris, les plus sombres tempèrent les fleurs les plus vives (Montbretia, Lychnis, Kniphofia, sauges rouges, benoîtes…) et donnent de l’éclat aux plus sombres (cosmos chocolat, sédums , certains polygonums…).

    Sur la photo : Le bergénia se colore à l’automne. Les feuilles de ‘Bressingham Ruby’ persistent l’hiver et prennent ces tons bronze. D’autres bergénias se colorent mais c’est le plus résistant au froid et au sec.

    © Photo G.Lévêque

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    epimedium

    Ils assurent une pérennité au massif qui peut espérer survivre aux floraisons, encore davantage avec des feuillages persistants, hélas rares, tels que le bergénia ou l’ophiopogon.

    Sur la photo : L’épimédium en coin frais et humifère. Ce couvre-sol persistant craint le gel et le sec. Son feuillage évolue dans l’année, plus ou moins fort selon les variétés. Ici Epimedium x versicolor ‘Sulphureum’

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    Les fragiles rubans de Red Baron

    Certaines feuilles font le spectacle seules, quand leur forte pigmentation se répand en zébrures, marbrures et autres…

    Sur la photo : Les fragiles rubans de ‘Red Baron’. Difficile de résister à ce cultivar d’Imperata cylindrica, pourtant très chagrin avec l’humidité et la sécheresse ! Les fines feuilles (80 cm de haut) de cette graminée asiatique se teintent en été de rouge d’abord en périphérie, puis deviennent écarlates à l’automne. Sol riche et bien drainé impératif. Ici avec Euphorbia characias.

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    Pelargonium

    Ces dessins peuvent être un caractère propre de l’espèce, avec les marques brunes de Geranium phaeum ou le maillage blanc d’ Arum italicum, ou bien un trait de famille comme les marbrures des saxifrages et heuchères ou le V renversé de plusieurs renouées (Persicaria capitata, P. elata, P. virginiana et son ‘Painter’s Palette’).

    Sur la photo : Panaché ou zonale , pélargonium toujours ! La couronne brune de Pelargonium zonale est un trait presque banal transformé chez les hybrides en mélange de couleurs qui peuvent monter jusqu’à des jaunes très forts, mêlés à du rouge et du vert vifs. D’autres sont plus sobrement soulignés de blanc. Jouez le contraste ou l’harmonie selon la couleur des fleurs.

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    Le fuchsia

    Ces feuillages marqués ont une forte présence, un atout qui peut aussi casser l’harmonie de la plate-bande si leurs couleurs bigarrées éteignent des floraisons plus délicates et passagères.

    Sur la photo : Le fuchsia ne se contente pas des fleurs. Connu pour ses clochettes, le fuchsia présente des cultivars panachés comme Fuchsia thalia ‘Versicolor’ (ci-contre) et de nouvelles variétés plus compactes (‘Tom West’) ou très colorées voire criardes (‘Firecracker’). Idéal pour des potées de longue durée, régulièrement arrosées.

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    Le canna

    L’utilisation des feuillages panachés est plus facile en sujet isolé, ou en pot, un mode de culture qui correspond bien aux pigmentations les plus fortes, le plus souvent originaires de climats chauds comme les Coleus, Plectranthus, Pelargonium qui ne sont pas assez rustiques pour s’intégrer aux bordures pérennes.

    Sur la photo : Le canna affiche l’exotisme. Utilisé en composition saisonnière ou à demeure au sud de la Loire où il peut être rustique, ce mexicain a un style affirmé quand le feuillage affiche aussi la couleur, noire chez certains, striés chez ‘Panach’, de forme compacte avec ‘Gold Ader’.

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    Houttuynia cordata

    L’habit d’arlequin de Houttuynia cordata. L’houttonie est un couvre-sol de milieu humide. Seule la variété ‘Chameleon’ au feuillage multicolore est décorative, moins envahissante que le type, même si elle peut l’être ! Petites fleurs blanches fugaces en été.

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    Bugle rampant

    Contrairement au gris du feuillage de beaucoup d’espèces méditerranéennes lié à leur adaptation aux conditions climatiques, le pourpre comme l’or semblent plutôt incontrôlables même s’ils ne sont pas tout à fait l’effet du hasard.

    Sur la photo : Les feuilles colorées du bugle rampant. Les cultivars d’Ajuga reptans offrent une belle palette pour tapisser les bordures en terre humide, volontiers argileuse. Le plus noir est ‘Atropurpurea’, mais on lui préfère souvent ‘Burgundy Glow’ plus gai car éclairé de blanc et de rose. Existe aussi en version panachée claire (‘Variegata’).

    © Photo G. Lévêque

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    Le plantain

    On sait qu’un milieu ombragé est favorable à l’abandon du vert chlorophyllien au profit de pigments plus sombres, mais cela n’autorise pas à généraliser.

    Sur la photo : Le plantain sort de sa campagne. Plutôt considéré comme une mauvaise herbe, Plantago major est décoratif, paré de feuilles pourpres (‘Purpurea’) en association avec Stipa tenuifolia. Facile à cultiver mais pas forcément très pérenne.

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    Le Lychnis

    L’horticulture traque depuis toujours la mutation pourpre, l’ isole et la reproduit, ce qui ne marche pas à chaque fois.

    Sur la photo : Un contraste étonnant chez le Lychnis. Lychnis x arkwrightii ‘Vesuvius’ porte en été des fleurs orange vif sur ses feuilles pourpre, velues. Sa floraison n’est pas très longue, mais ne passe pas inaperçue en début d’été. Ensuite la plante vivace, de petite taille (40 cm) disparaît jusqu’à l’année suivante. Très facile et accommodante au soleil.

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    Clematite proche des vivaces

    Le retour au vert est hélas assez commun chez de séduisantes nouveautés quand elles ne trouvent pas au jardin les conditions de sol et d’exposition, optimales à leur coloration.

    Sur la photo : Une clématite proche des vivaces. Facile et volubile, Clematis recta se glisse entre les vivaces en étoffant les compositions avec une certaine légèreté. Le feuillage caduc est grisé chez le type et brun chez ‘Purpurea’. Sa floraison tardive est longue et parfumée. Rabattez les tiges avant le redémarrage du printemps.

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    Sedum

    Les valeurs les plus sûres sont donc les teintes inhérentes à l’espèce ; c’est le cas de bon nombre de sédums, de Lobelia fulgens dont le feuillage sombre accompagne les fleurs rouges, de Lysimachia ciliata pourpre particulièrement foncé chez ‘Firecracker’ à fleurs dorées…

    Sur la photo : Un tapis de sédum sous les benoîtes. ‘Karfunkelstein’ reste compact et érigé, contrairement à d’autres Sedum telephium dont les tiges plus élevées ont tendance à s’affaisser. La plante, facile, résistante au sec, présente des fleurs de fin d’été, d’un pourpre plus rosé que le feuillage. Ici associé à des benoîtes (Geum).

Adulés par les peintres jardiniers qui en enrichissent leur palette de rouges, les feuillages pourpres, mordorés ou noirs ont également leur place dans des jardins d’inspiration plus naturelle.  Ils trouvent une excellente compagnie auprès des graminées quand leurs chaumes ont pris leurs reflets blonds, bruns ou roux.

Sur la photo : Les orpins pourpres en fin d’été. Accommodant au sec comme tous les sédums, ‘Ruby Glow’ fleurit en fin d’été, et apprécie un joli tuteurage. ‘Bertram Anderson’ est d’un effet comparable.

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