Des plantes un peu trop envahissantes

Le 11 août à 13h38 - - Mon Jardin & ma maison

Invasives, pestes végétales… comment ces plantes se sont installées ? sont-elles une menace réelle ? Des questions que se pose le jardinier en recherche d’exotisme. Par Béatrice Pichon (août 2011).

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    Plantes3

    L'impatiens glandulifera

    Impatiens glandulifera est appréciée dans les jardins naturels. Mais elle envahit les zones humides où la fl ore endémique recule au profit de ses longues tiges. (Photo - B.Pichon).

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    Plantes14

    La jussie

    Cette fleur d’une onagre aquatique nommée jussie en mémoire du botaniste Jussieu est interdite au jardinier, bannie pour cause d’asphyxie de nos cours d’eau. Sa forte prolifération empêcherait tout développement végétal voire animal. Elle trouve pourtant des adeptes qui avancent son pouvoir dénitrifiant. (Photo - B.Pichon).

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    Le raisin d'Amérique

    Phytolacca americana (ou P. decandra) donne des tiges élevées (1,50 m) et des grappes généreuses. Même en limite de rusticité, il se propage rapidement par semis. Considéré comme une menace environnementale, il retrouve un intérêt grâce aux biotechnologies depuis qu’on lui a découvert une protéine antivirale. (Photo - B.Pichon).

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    Le séneçon

    Arbuste de 3 à 4 m de haut, Baccharis halimifolia a été importé de la côte Est des États-Unis à des fi ns ornementales. Sa résistance aux embruns a remporté beaucoup de succès en haies... mais il s’en est échappé, formant des fourrés denses à la place des espèces de falaises et de bord de mer. (Photo - MAP/Mioulane).

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    Plantes15

    Les Polygonacées

    Les Polygonacées au pouvoir drageonnant règnent sur les friches avec des espèces diverses selon les climats. Ceux qui gênent notre flore sont Reynoutria japonica (ci-contre) et R. sachalinensis, plantes à hautes tiges (3m) indestructibles et colonisatrices en milieu humide, capables de concurrencer des bambous. (Photo - B.Pichon).

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    Le Laurier de Saint Antoine

    L’épilobe en épi (Chamerion syn Epilobium angustifolium) est partout chez lui dans les zones fraîches de l’hémisphère Nord. Sa reconquête des espaces dégagés suite au feu ou aux coupes de bois est appréciée, car ce pionnier s’efface ensuite sous la pression de nouveaux arbres et de broussailles qui le privent de lumière. (Photo - G.Levêque).

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    Les griffes-de-sorcières

    Les carpobrotus (C. edulis en particulier) représentaient la plante de vacances idéale : faciles à multiplier, résistants au sec et aux embruns, peu gourmands et florifères. Mais ces tapis charnus étouffent les espèces de dunes et de falaises, avec une production de graines énorme : 1 à 2 milliers par fruit et par an ! (Photo - B.Pichon).

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    Le lysichiton d'Amérique

    Cette plante de berge dont les grandes fl eurs apparaissent en mars avant le retour des feuilles est prisée pour les pièces d’eau et pas si facile à implanter. Pourtant elle est déjà bannie de certains bords de rivière du nord de l’Europe. En cause, la densité de sa végétation qui fait de l’ombre et étouffe les plantes indigènes. (Photo - B.Pichon).

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    Plantes55

    Les hortensias

    Ses boules bleuies par le sol acide sont un atout sur les côtes atlantiques. Pourtant, cet asiatique inquiète la flore insulaire de certains paysages des Açores. (Photo - B.Pichon).

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    La prêle

    Certains jardiniers y verront une peste qui s’infiltre partout, surtout en milieu humide, avec des rejets puissants dont il est très difficile de se débarrasser. Mais la prêle des marais bénéficie du statut d’indigène qui lui laisse tout loisir d’affirmer son caractère envahissant sans inquiéter les observateurs. (Photo - B.Pichon).

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    Plantes8

    Le mimulus aquatique

    Introduit d’Amérique du Nord il y a un siècle, Mimulus guttatus se développe rapidement au bord de l’eau et donne beaucoup de fleurs. Toutefois, cette annuelle de courte durée, aux populations dispersées, ne constitue pas à ce jour une réelle menace pour les milieux humides. (Photo - G.Levêque).

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    Plantes6

    Le mimosa

    Introduit d’Australie vers 1850, Acacia dealbata fait le bonheur des fleuristes par ses bouquets parfumés d’hiver. Pourtant, l’efficacité des rejets et des graines est devenue incontrôlable sur les massifs siliceux du sud de l’Europe, jusqu’à la Côte d’Azur qui déplore l’envahissement des massifs des Maures et de l’Esterel. (Photo - B.Pichon).

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    Plantes16

    L'herbe de la Pampa

    Les jardins raffolaient des plumeaux de l’herbe de la Pampa (Cortaderia selloana) au milieu de la pelouse ! Les graines se sont envolées et installées en sols très divers. Quand on s’est mesuré aux racines, on comprend qu’il n’est pas facile de s’en débarrasser ! L’oponce (à l’arrière en photo) ne vaut pas mieux en sol sec. (Photo - B.Pichon).

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    Plantes1

    L'Hedychium gardnerianum

    Cette plante indienne, frileuse, n’inquiète pas sous nos climats. C’est pourtant une envahisseuse de l’Australie à la Jamaïque, de La Réunion aux Açores. (Photo - B.Pichon).

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    Les rhododendrons

    Seuls les sols acides et humides peuvent mesurer le caractère invasif du rhododendron pontique qui déstabilise la vie des landes et tourbières (ici en Ecosse). (Photo - G.Levêque).

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    Les asters Américains

    Les asters américains de Nouvelle-Belgique (Aster novi-belgii) tout comme l’aster lancéolé (A. lanceolatus) inquiètent la Belgique et autres territoires d’Europe du Nord qui voient d’un mauvais oeil leur capacité à se ressemer dans tous les milieux frais. Ce qui n’était pas apparu comme un défaut aux jardiniers. (Photo - B.Pichon au jardin François).

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    Plantes4

    L'arbre aux papillons

    Buddleia davidii a tout d’une invasive. Faut-il condamner cet arbuste de Chine, champion des friches où il fait fi du béton et dont les fleurs attirent les papillons ? (Photo - B.Pichon).

L'impatiens glandulifera

Impatiens glandulifera est appréciée dans les jardins naturels. Mais elle envahit les zones humides où la fl ore endémique recule au profit de ses longues tiges. (Photo - B.Pichon).

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