Bien intégrer sa piscine en neuf étapes

Le 23 avril à 15h59 - - Maison & Travaux

À débordement, paysagées, sur mesure ou naturelles, les piscines offrent aujourd’hui par leurs nombreux atouts techniques et esthétiques la possibilité de se fondre harmonieusement dans le paysage.

Véritable projet d’aménagement complet, la piscine ne se réduit plus seulement à un bassin. Désormais il s’agit de créer un espace de vie en totale harmonie avec le cadre naturel et architectural. Forme, couleur de l’eau, matériau de plage, etc., tout est à étudier au cas par cas, sans oublier les options confort et sécurité.

Etape 1 : Personnaliser son projet (Voir photo 2)

« Si la piscine est avant tout un rêve,pour y accéder, les voies sont multiples.Il n’existe pas, en effet, deux situations identiques. », constate d’entrée Luc Beauquesne de «Paris Vert Ouest», une entreprise paysagiste. À chacun, de trouver ses solutions ! La première question à se poser est relative à l’usage que vous comptez faire de votre bassin. De nombreux facteurs permettront ainsi d’orienter et d’affiner votre choix au plus près de vos besoins (volume du bassin, équipements de la piscine et des abords...) :
- La fréquence et le mode d’utilisation de la piscine (servira-t-elle de façon ponctuelle ou plus assidue, sera-t-elle dédiée à la nage ou à la détente, ou plus particulièrement réservée aux jeux des enfants ?).
- La manière de vivre des habitants (reçoivent-ils beaucoup ou non ?).
- La région d’implantation du bassin (faudra-t-il prévoir un chauffage?).
Autant de questions qui vous permettront d’adapter votre projet : ainsi inutile de prévoir une terrasse très grande si la famille est plutôt réduite. D’une façon générale, les professionnels constatent que les usagers recherchent souvent un lieu intimiste. Pour ce faire, un espace de 40-60 mètres carrés se révèle suffisant. Autrement la création d’un bassin et d’un coin salon plus confortables nécessite une surface de 100 à 130 mètres carrés.

Quel professionnel ?

Pour que votre projet de piscine soit une réussite, il est important de « vérifier au préalable le sérieux, les garanties, le savoir-faire et la crédibilité de l’entreprise à qui vous allez confier la réalisation de votre bassin », conseille Gérard Benielli, PDG de Diffazur. Contrairement aux idées reçues, trouver un professionnel en mesure de réunir tous ces avantages, et d’offrir une garantie décennale de l’ouvrage, ne va pas de soi. Vous aurez le choix entre les sociétés qui se contenteront de vendre une structure de bassin et les ensembliers aptes à concevoir un vrai travail d’intégration. Une entreprise de maçonnerie peut aussi être requise. Reste encore la possibilité de s’adresser à une entreprise paysagiste capable de proposer un projet global, incluant la piscine dans son environnement. Son intervention peut se limiter à la conception, via un dessin détaillé de l’ouvrage et de ses abords, ou s’étendre jusqu’à livrer le chantier, clés en main, parfois en partenariat avec un piscinier, garantie incluse. Une solution certes plus onéreuse, mais bien plus aboutie.

Etape 2 : Analyser la nature du terrain(Voir photo 3)

En théorie, tous les types de terrain peuvent convenir, à condition d’y prévoir des fondations adaptées. Ainsi selon la nature du sol, les contraintes techniques ne seront pas les mêmes. Si aujourd’hui on peut construire une piscine n’importe où, certains chantiers entraînent cependant des surcoûts liés à la présence de rochers, d’une nappe phréatique, ou de sols argileux. Conséquences : « Si avec une structure légère en panneaux, on peut accepter certaines déformations du sol, cela n’est pas le cas avec une construction en dur (béton) dont la stabilité peut être mise à mal, si toutes les précautions ne sont pas prises. L’eau pesant 1 tonne au m3, un bassin de 5 x 10 mètres devra résister à 75 tonnes ! », indique Luc Beauquesne de la société «Paris Vert Ouest». Les pentes, en augmentant les écoulements d’eau autour de la piscine, peuvent également mettre en cause, dans le temps, la bonne tenue de l’ouvrage. Le drainage sous le bassin est alors à envisager. Si ces travaux d’assise sont effectués sans respecter les règles de l’art (ou à l’économie), des déboires tôt ou tard induiront des frais de rénovation considérables.

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Etape 3 : Choisir son type de bassin(Voir photos 4 à 7)

Les bétons, l’avantage du « sur mesure »

Ces piscines de formes libres sont construites selon un cahier des charges précis conforme à vos envies, à votre terrain et à son environnement, après élaboration d’un plan personnalisé. Toutes les options, côté dimensions et aménagements (margelles, escaliers, îles, banquettes...) sont au choix. Il s’agit de réalisations faisant appel à des techniques traditionnelles : bassin reposant sur un radier en béton armé de 10 à 15 cm d’épaisseur ou en béton gunité (procédé Diffazur), habillé d’enduit, de carrelage ou de mosaïque en pâte de verre. La durée des travaux qui peut s’étaler sur plusieurs mois dépendra de la météo et de la complexité du projet. Coût : à partir de 25 000€.

Les coques en polyester, la rapidité du « prêt à poser »

Ce type de piscine monobloc entièrement préfabriqué en polyester armé de fibres de verre, doublé d’une couche de finition étanche (gel coat) ou revêtu d’une feuille d’acier inoxydable (LPW), est moulé en usine sur le principe des coques de bateau. Les dimensions n’excèdent pas 5 x 13 mètres pour une profondeur moyenne de 1,30 m. Attention ! sachez que leur installation nécessite une excellente préparation du terrain d’accueil car la cavité doit épouser exactement la forme de la coque. De plus, pour éviter tout risque d’endommagement, celle-ci doit reposer sur un lit de graviers, éventuellement stabilisé avec du ciment lisse et dépourvu d’aspérités. Remblaiement et mise en eau sont réalisés conjointement afin de bien équilibrer les pressions sur les parois. Avec certains modèles, le local technique (filtre et pompe) est directement incorporé à la structure. Dans l’ensemble, ces piscines offrent une bonne tenue dans le temps et le chantier ne dure que quelques jours. Coût : de 15 000 à 35 000€, installée (suivant les équipements : abri, couverture automatique, chauffage, nage à contre-courant et traitements automatiques).

Les piscines préfabriquées la souplesse du kit

Ce sont les piscines industrialisées dont les parois sont constituées d’éléments modulaires en béton, en acier, en aluminium, en résine de synthèse ou en bois. L’étanchéité est assurée par un liner. Le kit regroupe l’ensemble des éléments qui permettront la réalisation d’une piscine par soi-même (skimmer, groupe filtrant, échelle ou escalier, projecteur, coffret électrique, balai aspirateur...). Ces systèmes constructifs ont le mérite d’offrir un grand éventail de formes, de dimensions et d’habillages. Coût : de 7 500 à 15 000€ en kit à installer soi-même et de 15 000 à 45 000€ en « prêt à plonger ».

À noter : Le principal intérêt du kit est le prix correspondant environ à la moitié de celui d’un modèle équivalent livré en prêt à plonger par le piscinier. Mais cela implique d’assurer l’installation de A jusqu’à Z. Pour les néophytes, des aides au montage sont proposées par les fabricants (assistance téléphonique, support vidéo...), ainsi qu’un service payant incluant l’intervention d’ « équipes maison » à certaines étapes de la construction.

Les ossatures bois semi-enterrées

Dans la famille des kits, les bassins constitués de madriers en bois exotique naturellement imputrescible (teck, iroko, ipé...) ou dans une essence classique traitée autoclave (souvent en pin) se choisissent pour leur aptitude à se fondre dans le paysage. De forme géométrique (rectangulaire à pan coupé ou octogonale), ils peuvent être soit posés sur le sol, soit semi-enterrés. Dans ce dernier cas, il faut privilégier un bois de classe IV plus résistant à l’humidité, et assurer une installation conforme aux règles de l’art. Le recours à un professionnel est préférable. Le bassin en bois se place dans l’excavation sur une dalle de béton bien égalisée. S’ajoute une moquette imputrescible afin d’éviter que le liner soit en contact avec le sol. Lorsqu’il est partiellement enterré, ce bassin autorise divers aménagements : jeu de terrasses, plages, margelles, escalier, etc., ce qui le rend encore plus agréable à vivre. Sa durée de vie est estimée à une bonne dizaine d’années. Aujourd’hui, les marques s’engagent en faveur de la gestion durable des forêts : bois certifiés PEFC chez Piscinelle, Wood-line, etc., ou encore, garantie de traçabilité et absence de traitements chimiques chez Naturobois et d’autres. L’option écolo fait son chemin ! Coût : à partir de 5 000 €.

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Etape 4 : Adapter la forme de la piscine (Voir photo 8)

À la base, le choix de la dimension et de la forme sera fonction du résultat esthétique souhaité. Quelle que soit l’option retenue, elle devra être en rapport avec le dessin du jardin.
Les modèles les plus classiques sont rectangulaires et oscillent entre 3 x 7, 4 x 8, 6 x12 mètres. À vocation sportive, des formats type couloir de nage démarrent à 1,60 m de large et vont jusqu’à 20 mètres de long (Carré bleu). On peut préférer des lignes arrondies et fluides, plus compactes (Waterair). Ou des formes octogonales (Woodline), carrées (Piscinelle), triangulaires (Carré bleu) ou même trapézoïdales (Paris Vert Ouest) ! Ou encore carrément sur mesure avec Diffazur. À noter : la forme sera en partie dictée par la technologie de la structure : une piscine maçonnée en béton laisse libre cours à toutes les fantaisies, alors qu’une piscine-coque polyester sera toujours rectangulaire. Quant à la piscine miroir, à débordement sur les quatre côtés, entièrement carrelée, elle a ses propres contraintes. Une version certes très esthétique, mais qui exige la réalisation d’un bac tampon dans lequel on va repomper l’eau de la piscine. À réserver aux piscines du Sud avec vue sur le large. Pas besoin, en effet, d’avoir un bassin hollywoodien, pour profiter des plaisirs de la baignade. La tendance est aujourd’hui aux petites piscines à fond plat, moins profondes (1,30 à 1,60 m maximum), mais optimisées par un meilleur équipement (nage à contrecourant, spa attenant, etc.). Moins il y a de profondeur et plus le coût du chauffage sera minimisé.

Etape 5 : Opter pour l’orientation idéale(Voir photo 9)

Choisir le bon emplacement évite bien des déconvenues. Une mauvaise situation peut gâcher rapidement votre plaisir dans l’utilisation au quotidien de la piscine. Ce serait une hérésie que d’implanter un bassin au nord ! Plus il sera ensoleillé, plus il sera réchauffé, et ce, sans bourse délier. Il faut aussi vérifier qu’il n’y ait pas de couloir de vent. L’absence de courants d’air permet de limiter le refroidissement de l’eau et améliore le confort de la baignade. À éviter également: les ombres portées de la façade de la maison, d’un mur mitoyen ou de grands arbres. Ces derniers, lorsqu’ils sont trop proches du bassin, sont, en outre, susceptibles de perdre leurs feuilles ou leurs aiguilles et de polluer l’eau, voire de détériorer l’ouvrage avec leurs racines. Si c’est possible, choisir un endroit tourné vers un point de vue, ni trop près, ni trop loin de la maison. La piscine ne nécessite pas forcément d’être à proximité des principaux lieux de vie et de repos de l’habitation. Gare aux cris ou rires des enfants, aux projections d’eau et au voisinage !

L'entretien : Zéro souci ?

Profiter en toute tranquillité de sa piscine tout en faisant jusqu’à 25% d’économie sur la facture d’électricité (éclairage compris) : c’est ce que propose le système « Klereo », mis au point par First Innov et Somfy. Coeur du dispositif, une centrale de régulation à laquelle sont asservis des tubes multicapteurs, des pompes doseuses, une télécommande et, en option, une pompe à chaleur et un boîtier de connexion à Internet. Le tout communique par des liaisons sans fil. D’après les informations transmises, la centrale commande les pompes doseuses pour réguler la filtration et le traitement de l’eau. Elle gère également les autres fonctions de la piscine (chauffage, éclairage...). Reliée à internet, elle permet au piscinier de surveiller à distance l’installation et au propriétaire de programmer via son PC ou son téléphone mobile la piscine avant son arrivée. L’installation réalisable en quelques heures peut être envisagée sur pratiquement toutes les piscines existantes. Coût : 3 000 € environ.

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Etape 6 : Coordonner matériaux et accessoires(Voir photos 10 à 12)

Démodé le bassin tape-à-l’oeil au bleu intense ! Lignes épurées, simplicité, sobriété, élégance, sont devenues des valeurs en hausse. Dépassant sa fonction première, la piscine fait désormais partie intégrante de la décoration du jardin. Plages façon bois ou pierre, grandes plaques d’ardoise, enduits uniformes, locaux techniques de plus en plus discrets, cachés par exemple dans des rochers reconstitués (créations Diffaroc), buses ou bondes de fond assorties à la couleur des revêtements, etc., tendent à se fondre dans le paysage pour créer des espaces aquatiques imitant la nature. L’eau est mise en valeur par des teintes de liner plus recherchées, blanc ou sable, type mer du Sud ou dans toute la palette des gris jusqu’au noir pour évoquer un lac naturel (Piscinelle, Del...). Il existe également des revêtements à base de marbre de Carrare, ou encore pour une piscine naturelle un enduit fabriqué avec des microgravillons sélectionnés. Plus la couleur du revêtement de fond est sombre, plus elle permet des jeux de tonalités cristallines. Les matériaux utilisés pour les aménagements sont à l’unisson. « Ne les mixez pas trop, mais visez l’unité. Choisissez-les de préférence en rapport avec ceux de la maison ainsi qu’avec le style du mobilier d’extérieur », recommande Luc Beauquesne. Avec un salon en teck, une plage en bois sera « chicissime ». À l’inverse, des sièges en maille résine et structure alu conviendront avec un carrelage d’aspect moderne dans les gris ou beige.

Adapter les margelles au décor végétal

De leur côté, les margelles se conçoivent de plus en plus épurées. Elles peuvent disparaître dans un deck en bois qui sert de cadre au bassin, à la façon d'un tableau. Ou être choisies en continuité avec la terrasse avec un traitement bouchardé antiglisse. On peut également les poser en décalage avec le dallage et ainsi délimiter la partie aquatique. La réussite finale réside dans le fait que le bassin devienne un décor naturel comme s'il avait toujours été là. Il ne faut pas oublier qu'il s'inscrit dans un jardin qui va vivre au rythme des saisons. Pour maintenir l'écrin de verdure en hiver, rien ne vaut les persistants (arbres qui conservent leurs feuilles). Le choix des végétaux va aussi dépendre des contraintes d'entretien (veuton y consacrer beaucoup de temps ou non) et de l'ambiance que l'on souhaite créer (zen et japonisante, luxuriante et tropicale, à la française avec des topiaires...). Un paysagiste peut dans ce cas être de bon conseil.

Etape 7 : Découvrir les atouts des baignades naturelles (voir photo 13)

Nager en osmose avec la nature dans une eau douce et limpide, filtrée par des plantes n’est plus une utopie. Ces espaces de baignade faisant appel à un procédé 100% naturel excluant tout produit chimique sont aujourd’hui accessibles chez Bioteich et BioNova. Leur point fort : ils s’intègrent parfaitement, et de façon impressionnante, à l’environnement. Leur principe ? Un bassin divisé en deux zones, l’une réservée à la natation (d’environ un tiers de la surface totale), l’autre à l’épuration entre lesquelles l’eau circule en circuit fermé. Celle-ci étant régénérée par un système de filtration écologique, assuré par des plantes aquatiques, soit immergées, soit enracinées sur les berges ou sur les abords et qui permettent, de surcroît, de paysager le jardin. Attention, la qualité de l’eau ne peut toutefois pas être comparée à celle d’une piscine classique. Elle se rapproche plutôt de celle d’un lac ou d’une rivière. De plus, il faut disposer d’un minimum de 60 mètres carrés pour accueillir les deux zones de l’installation. Enfin, le coût de ces nouveaux concepts est très élevé à la réalisation (à partir de 40 000 €).

Quelles démarches administratives ?

Une réglementation (Code de l’Urbanisme) est entrée en vigueur le 1er octobre 2007.
- Sont soumises au permis de construire : Les piscines (couvertes ou non couvertes) dont la surface de bassin est supérieure à 100 m2. Ainsi que les couvertes, inférieures à 100 m2, mais dont la hauteur de couverture est supérieure à 180 cm. Les piscines non couvertes dont la surface est inférieure à 100 m2 et celles équipées d’une couverture (fixe ou mobile) dont la hauteur est inférieure à 180 cm.
- Sont dispensées de formalités : Les piscines non couvertes dont la surface est inférieure à 10 m2. Et les piscines dites « hors sol » démontables et dont la durée d’installation ne dépasse pas trois mois.

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Etape 8 : Équiper le bassin en toute harmonie (Voir photos 13 à 16)

Exit l’échelle ! Bienvenue à l’escalier ! Outre un facteur important de sécurité, cet élément apporte immédiatement une dimension esthétique à l’ouvrage. Il permet d’agrandir l’aspect du plan d’eau, de servir de prétexte à un aménagement paysager. Son profil et sa taille peuvent, soit adoucir par des courbes une piscine très rigide, soit au contraire, avec des lignes géométriques donner plus de rigueur à des formes libres. En angle, arrondi ou droit, il s’adapte à toutes les structures de bassin. Maçonné, sur mesure, dans une construction en béton ou avec une membrane armée, il devient modulaire avec un liner. Dans les versions polyester, des marches sont intégrées d’origine dans la coque, parfois prolongées par une banquette périphérique. L’escalier s’apprécie également pour sa convivialité : on aime s’y asseoir pour partager un moment de détente à plusieurs, prendre un bain de soleil ou surveiller les ébats des enfants. Enfin, Il peut contenir divers aménagements techniques. Par exemple faire office de lit massant et inclure, en plus du système de filtration, un appareillage d’hydrothérapie (Desjoyaux) ; ou encore diffuser un halo lumineux grâce à six spots à led insérés dans les marches (« Escalight » de Waterair).

Etape 9 : Sécuriser avec discrétion(Voir photos 17 à 19)

Depuis 2004, la loi impose d’équiper les piscines enterrées d’un système de protection homologué, qui ne dispense pas pour autant d’une surveillance active des jeunes enfants. Le choix entre les différents matériels prévus par la norme dépend du budget et des contraintes techniques (forme et implantation du bassin), mais aussi de leur discrétion et de leur capacité à se faire oublier. Au choix :

- Le volet roulant immergé automatisé ou non (Magiline) ; ou le fond de piscine remontant. En position fermée, ce dernier vient occulter complètement la piscine; l’accès est impossible. À prévoir dès la conception du bassin dont il renchérit fortement le coût. (Aqualift.)
- Un abri plat transparent qui ferme complètement la piscine sans altérer la vue sur le jardin (Abri Sud). Efficace mais cher, a fortiori lorsqu’il est motorisé !
- Les barrières en vitrage ou en bois, permanentes ou parfois escamotables, disparaissant ainsi de la vue le moment voulu (Profils Systemes, Diodon).
- L’alarme sonore placée à la surface de l’eau et/ou autour du bassin se déclenche aussitôt que le périmètre de sécurité est franchi ou lors de la chute d’un corps dans l’eau. En fonction de la configuration de la piscine, deux à quatre poteaux sont à relier à une centrale intégrant sirène et batteries. C’est le dispositif de sécurité le plus vendu en raison de son faible coût et de sa légèreté, sans risque de défigurer le bassin.

Attention ! si les alarmes périmétriques sont jugées efficaces, la fiabilité de certains produits à détection d’immersion a été critiquée par la Commission de la sécurité des consommateurs (www.securiteconso.org). Plusieurs modèles ont été retirés de la vente. Une nouvelle norme les concernant est à l’étude.

Les mots de la piscine

- Bonde de fond : pièce scellée à l’orifice d’écoulement, à l’endroit le plus profond du bassin, pour sa vidange (comme une baignoire).
- Buse de refoulement : canalisation immergée qui permet le retour de l’eau filtrée dans le bassin.
- Filtre : il nettoie l’eau des impuretés qu’elle contient en lui faisant traverser un corps poreux.
- Liner : poche de PVC souple, imputrescible et résistante aux UV, de 0,75 mm d’épaisseur, assurant l’étanchéité du bassin, à fixer par accrochage sur un profil disposé sur le pourtour de la piscine, la membrane étant plaquée sur les parois sous l’effet de la pression de l’eau. Durée de vie de cinq à huit ans.
- Liner armé : un PVC plus épais (1,50 mm) intégrant une trame de polyester tissé, nécessitant d’être soudé sur place par un professionnel.
- Margelle : bande de 30 à 40 cm entourant tout le bassin.
- Nage à contre-courant : dispositif qui pulse dans le bassin un courant d’eau et d’air mêlés permettant de faire des longueurs sur place, en continu, avec la sensation de se mouvoir dans une eau remuante comme la mer.
- Piscine à débordement : dépourvue de skimmers, elle laisse l’eau se déverser par-dessus les parois dans une goulotte courant tout autour du bassin sous la margelle, avant d’être récupérée par le circuit de filtration. Le débordement peut être partiel (sur un côté par exemple) ou périphérique (sur les 4 côtés) : c’est la piscine miroir.
- Pompe : véritable moteur de l’installation, elle fait circuler l’eau à recycler, l’aspire, la fait passer dans le filtre et la réinjecte dans le bassin.
- Radier : sol résistant servant de fondation et de forme du fond de la piscine, généralement en béton.
- Skimmer ou écumeur de surface : bouche d’aspiration destinée à collecter les impuretés qui flottent sur le plan d’eau. Il peut y en avoir plusieurs, toujours placés à la verticale du plan d’eau.

Dossier réalisé par Hélène Lacas

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