Une terrasse en ville

Le 11 mai à 12h03 - - Art & Décoration

Prolongement naturel de l'espace intérieur, la terrasse devient aux beaux jours une pièce supplémentaire. Parti pris design ou nature, 7 solutions d'aménagement pour faire de ces lieux, parfois restreints, des petits coins de paradis.

Par Pascale et Bruno Boigontier (mai 2011)

  • 1/8
    Terrasse1

    À l’ombre des canisses dans le vieux Marseille

    Au sommet d’une bâtisse XVIIe siècle, dans une ancienne épicerie corse reconvertie en maison d’hôtes, nommée Au Vieux Panier, se trouve un espace propice à la contemplation tout autant qu’aux déjeuners en plein air. On y monte par un escalier métallique en colimaçon pour profiter d’un bain de soleil ou d’un apéritif bien frais, écoutant d’une oreille distraite les bruits assourdis de la ville.

    Jessica, la maîtresse des lieux, a fait de ce nid perché au creux des toits, un espace de détente convivial où l’on marche pieds nus sur le sol en bois, simplement meublé de deux chiliennes tendues de toile écrue, d’un long coffre-banquette en ipé, et d’une table en teck pour les repas. Dans les jardinières maçonnées décorées de carreaux de faïence, cactées et plantes méditerranéennes odorantes profitent du soleil. Une rangée de canisses sert de brise-vue et abrite du mistral.

    Coût approximatif (bois et plantes), hors mobilier : 900 €. Le sol est en pin traité fixé avec vis en Inox. Le coffre-banquette a été réalisé « maison » avec le même bois. Chiliennes, Habitat. Petites tables, Alinéa. Carafes anciennes, chinées.

  • 2/8
    Terrasse5

    Un petit bassin et une forêt de buis sur les toits de Paris

    À son arrivée dans cet appartement au dernier étage, la propriétaire a découvert sur la terrasse un jardin exubérant. Malheureusement, celui-ci occultait la vue et rendait impossible l’utilisation de l’espace. La décision fut prise de réaménager le ieu pour en dégager la vue sur les toits et la tour Eiffel.

    Le projet a été confié aux Jardins d’Ombre et Lumière qui ont imaginé un espace en trois parties : une terrasse bain de soleil à l’abri des regards, un coin repas faisant face à la cuisine, et une zone de « contemplation » avec une vue dégagée. La première zone a pris place sur une terrasse en bois surélevée dans laquelle s’inscrit un petit bassin en circuit fermé.

    Les deux autres espaces ont été bétonnés et dallés de schistes pour accueillir table et chaises. Le long du parapet, un espace de pleine terre accueille des plantations décoratives (pieds de lavande, Pittosporum nain, Nandinadomestica, etc.) taillées en boules pour ne pas occulter la vue. Afin d’en faciliter l’entretien, un arrosage automatique a été prévu.

    Coût approximatif de l’aménagement, hors mobilier : 9 800 €, Jardins d’Ombre et Lumière. Mobilier de jardin, BHV.

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    Terrasse3

    Une façade bleu turquoise en clin d’oeil à la Méditerranée

    La terrasse courait entre la maison et le studio. À la demande des propriétaires qui souhaitaient relooker cet espace de passage sans charme et en faire une pièce à vivre, l’équipe de Slowgarden a relevé le défi, en jouant à fond la carte de la couleur. La façade du studio a été habillée d’un bleu turquoise vif qui contraste avec des éléments peints en blanc, comme l’arrondi de la porte-fenêtre ainsi que le soubassement. De ce dernier semble avoir poussé un olivier stylisé peint à la main.

    Pour donner de la chaleur à l’espace, le sol a été recouvert de planches d’ipé qui se patinent peu à peu en gris clair. Le choix des propriétaires s’est ensuite porté sur un mobilier léger et graphique dans des tons de vert anis, bleu et chocolat. Enfin, les végétaux n’ont pas été oubliés, olivier et yucca, cactées et plantes grasses méditerranéennes.

    Coût approximatif hors mobilier, sol compris : 6 800 €. Réalisation, Slowgarden. Peinture turquoise, « Architecte spécial façades », Dulux Valentine. Mobilier de jardin, Fermob. Pots, Poteries, Ravel. Casier en bois, Casa. Cabas en éponge, Piment de Mer. Coeur en ardoise, Country Casa.

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    Terrasse7

    Un patio bien abrité

    Des murs aubergine, comme une salle à manger en plein air. Au départ, c’était une pelouse en pente, cernée par un mur mitoyen. Désireux d’agrandir leur espace par une terrasse, tout en ménageant une vue agréable depuis le salon, les propriétaires de ce pavillon ont confié à Nicolas Bertaudière (Sabz) la réalisation de leur rêve.

    Le concept est simple mais efficace : une terrasse en ipé, comme une estrade, prolongée sur deux côtés par une bande de terre pour accueillir un jardin miniature, et surtout un parti pris de couleur avec des murs peints en aubergine et en muscade, ainsi qu’un mobilier dans les mêmes tons.

    Les murs ont été recouverts d’un crépi plastifié lisse pour extérieurs, puis mis en peinture. Côté végétaux : le choix s’est porté sur une sélection de petits arbres (Acer palmatum, Arbutus unedo, etc.), d’arbustes et de graminées (Pennisetum alopecuroides, Calamagrostis et Salvia). Quelques plantes grimpantes montent à l’assaut des murs grâce à un palissage en câbles Inox tressés et tendus. L’effet est une impression de profusion et de légèreté.

    Coût approximatif de l’aménagement (24 m2), hors mobilier : 15 000 €, Sabz. Mobilier, Fermob. Verres et carafe, La Verrerie de Biot. Assiettes, Auchan. Couverts, Côté D’Co.

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    Terrasse8

    Jungle urbaine

    Une terrasse sur les toits en ville est un luxe rare : cela mérite qu’on la bichonne un peu. C’est ce qu’on fait les propriétaires de ce lieu, en confiant l’aménagement aux paysagistes de Balcoon, avec pour consignes de créer un lieu ouvert, simple d’utilisation pour un budget raisonnable !

    Pari tenu avec cette proposition d’un espace dégagé, dallé pour moitié de pierre naturelle (côté repas), et pour moitié de planches de bois de Nouvelle-Zélande pour le coin détente. Afin de créer un environnement végétal agréable à l’oeil et permettant de se cacher des voisins, de longs bacs y ont été intégrés pour accueillir rosiers grimpants et plantes fleuries.

    Des fers à béton pliés et peints permettent à la végétation de s’étager verticalement, une solution astucieuse, décorative et peu onéreuse pour masquer le vis-à-vis. Contre l’un des murs de la terrasse, une petite estrade de bois accueille, comme en vedette, un grand pot lumineux blanc dont les plantations s’évadent vers une treille toute simple composée de fils de fer tendus sur un cadre de bois. Enfin, quelques jardinières en fibre de ciment gris habilement dispersées occultent les angles ouverts au vent grâce à une haie de bambous.

    Coût approximatif de l’aménagement (40 m2), 21 000 € + étude paysagère 690 €, Balcoon. Pot lumineux blanc, Bloom. Jardinières en fibre de ciment, Eternit. Fers à béton, Leroy Merlin. Coussins, Castorama.

  • 6/8
    Terrasse4

    Illusion de jardin

    Au 5e étage du tout nouvel hôtel parisien 7 Eiffel, le talentueux duo d’architectes Anne Peyroux et Emmanuèle Thisy, secondé par la paysagiste Géraldine Corthier, a eu l’idée d’offrir aux clients un jardin sur le toit, dans le même esprit design et inventif que les espaces intérieurs qu’elles ont signés. Et quoi de mieux qu’un sol recouvert de faux gazon pour un vrai jardin !

    Un bardage en pin étuvé lasuré cache la façade de l’immeuble, et dans une ribambelle de pots en résine grise s’épanouissent arbres fruitiers, graminées et plantes fleuries, montant à l’assaut des treilles de bois qui créent une intimité bienvenue. Dans cet écrin esthétique et odorant, les architectes ont opté pour un mobilier aux couleurs acidulées afin d’égayer de petits espaces dédiés (repas, repos ou salon de jardin) très conviviaux. Sous la partie couverte, un salon outdoor confortable a pris place dans une ambiance plus feutrée.

    Coût approximatif de l’aménagement (75 m2), hors mobilier : 55 000 €. Bardage en bois, Éric Lorenz. Gazon artificiel, Garden Grass. Bacs en résine, Polystone. Mobilier de jardin en aluminium laqué, Fermob.

  • 7/8
    Terrasse9

    Bain de soleil sous un jasmin odorant

    Dans cette résidence, non loin des plages de Marseille, où la copropriété imposait de nombreuses contraintes, le savoir-faire de Claire Delahaye (Slowgarden) a fait merveille en imaginant cet aménagement original empreint de fraîcheur et de simplicité. Le plafond a été repeint en blanc pour refléter la lumière, tandis que les murs se teintent d’un coloris sable discret et chaleureux. Le sol autrefois carrelé a été recouvert de caillebotis de bois, et un paysage végétal a été créé au moyen de jardinières et de potées choisies, servant à la fois de décoration et de brise-vues.

    Palissé sur une treille conçue sur mesure, un jasmin parfume l’espace, aux côtés d’une sélection de plantes persistantes qui agrémentent le balcon toute l’année. Enfin, un charmant ensemble de mobilier anis accueille désormais les déjeuners ensoleillés en toute saison !

    Coût approximatif, hors mobilier, sol compris : 3 500 €, Slowgarden. Chaises grains de riz, Fermob. Chiliennes, Les Toiles du Soleil. Lanterne anis, Alinéa. Vases d’Anduze, Poterie de La Madeleine. Peinture spécial extérieur, Corona chez Comptoir Aixois. Table pliante en fer et bois vintage.

  • 8/8
    Terrasse6

    Arrosage automatique

    Utile lorsque vous êtes en vacances, mais surtout d’un grand confort toute l’année et économe en eau, l’arrosage automatique est fortement conseillé sur les terrasses et les balcons. L’avantage est son faible débit localisé qui permet une meilleure croissance de la plante pour une consommation d’eau extrêmement réduite. Très simple à réaliser (même pour des amateurs), l’arrosage au goutte-à-goutte est le plus adapté aux petites surfaces. Avec un minimum de matériel (robinet, programmateur, tuyau d’arrosage avec détendeur, petits tuyaux en dérivation avec goutteurs) et pour un prix très raisonnable (il existe des kits complets pour environ 150 € dans les jardineries), votre terrasse.

À l’ombre des canisses dans le vieux Marseille

Au sommet d’une bâtisse XVIIe siècle, dans une ancienne épicerie corse reconvertie en maison d’hôtes, nommée Au Vieux Panier, se trouve un espace propice à la contemplation tout autant qu’aux déjeuners en plein air. On y monte par un escalier métallique en colimaçon pour profiter d’un bain de soleil ou d’un apéritif bien frais, écoutant d’une oreille distraite les bruits assourdis de la ville.

Jessica, la maîtresse des lieux, a fait de ce nid perché au creux des toits, un espace de détente convivial où l’on marche pieds nus sur le sol en bois, simplement meublé de deux chiliennes tendues de toile écrue, d’un long coffre-banquette en ipé, et d’une table en teck pour les repas. Dans les jardinières maçonnées décorées de carreaux de faïence, cactées et plantes méditerranéennes odorantes profitent du soleil. Une rangée de canisses sert de brise-vue et abrite du mistral.

Coût approximatif (bois et plantes), hors mobilier : 900 €. Le sol est en pin traité fixé avec vis en Inox. Le coffre-banquette a été réalisé « maison » avec le même bois. Chiliennes, Habitat. Petites tables, Alinéa. Carafes anciennes, chinées.

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