Créer la structure
Le rez-de-chaussée de cette maison est surélevé par rapport au niveau naturel du terrain. Aujourd’hui les propriétaires souhaitent relier la maison au jardin pour mieux profiter des espaces extérieurs. La solution terrasse bois apparaît alors idéale : simple à installer, elle s’adapte à toutes les configurations. De plus, contrairement à une terrasse sur dalle béton, elle laisse passer l’eau de pluie, ce qui supprime le souci de pente pour l’évacuation.
Des assises fondées
La préparation du terrain dépend de la nature du sol et de la hauteur de la terrasse à créer. Pour une terrasse posée sur terrain stable, il suffit de prévoir un lit de sable drainant après avoir retiré la terre végétale mais lorsque la terrasse à réaliser se situe à plus de 60 cm au-dessus du terrain naturel, sa structure doit être autoportante. C’est le cas présenté ici. Porteuse, cette structure est conçue comme une charpente. Elle est scellée contre la façade de la maison et repose, en vis-à-vis, sur des poteaux ancrés à des fondations en béton armé (semelle filante parallèle à la façade pour la partie surélevée). Murets et plots constituent la base des cheminements. La hauteur des ouvrages en maçonnerie est calculée en fonction de la section des bois à mettre en oeuvre.
Sur ce chantier, la charpente mise en oeuvre est simple bien que relativement particulière. Le solivage en sapin traité classe 3 (section 8 x 23 cm) est réalisé avec un entraxe de 45 cm. Côté maison, les solives sont fixées sur des connecteurs sabots ancrés sur la façade. A l’opposé, seules trois solives reposent sur des pieds de poteau en U fixés sur la semelle filante. Ces solives maîtresses respectent un entraxe de 135 cm et reçoivent, en extrémité, une pièce de même section posée en solive de rive (ou linçoir). Ce linçoir, équipé de sabots, supporte les solives intermédiaires. La liaison entre solives maîtresses et linçoir est réalisée à partir de connecteurs sabots positionnés en sens inverse, talon vers le haut. Cette technique astucieuse permet de mettre en place la pièce de bois et de la fixer facilement, sans avoir à la soutenir provisoirement.
Photo : Pour faciliter les prises de mesure, on trace, avec un niveau laser ou à bulle, une ligne de référence (ici, à 30 cm au-dessus du sol intérieur). Connaissant l’épaisseur du platelage sur lambourde (38 + 22 mm), on repère l’emplacement du solivage qui devra donc se situer à 6 cm au-dessous du niveau fini.
La fixation des solives contre le mur s’effectue par l’intermédiaire de connecteurs sabots. Positionnés par rapport à la hauteur des solives et selon un entraxe de 45 cm, les sabots sont fixés avec des goujons d’ancrage de 12 mm (Goujons FB Fischer).
L’autre extrémité de certaines solives est posée sur des pieds de poteau type U à platine. Ce genre de connecteur en acier galvanisé à chaud existe aussi en hauteur réglable (Simpson). Après perçage du béton, la platine inférieure de chaque connecteur est fixée avec des goujons d’ancrage (ø 10 mm). Le goujon est introduit au marteau puis l’extrémité s’expanse en vissant l’écrou.
La structure porteuse comporte trois solives maîtresses. Posées à 135 cm d’entraxe, ces solives supporteront le linçoir posé en extrémité et équipé de sabots destinés à porter les solives intermédiaires.
Votre maison en 3d
Tous les évènements maison et déco
Partagez toutes vos idées déco
S'inspirer par style

























Commentaires
0 commentaire
0 commentaire sur “Construire une terrasse en bois”