Des gradins pour la détente
La différence de niveaux entre la maison et le jardin impliquait de bâtir un mur de soutènement peu attractif! Accompagné de bancs en gradin, le voici intégré au point de ne plus apparaître. Cette mise en scène ne fait qu’animer la terrasse en offrant des hauteurs d’assise différentes garnies de confortables coussins. Ces bancs maçonnés et colorés d’un enduit chaulé ocre s’habillent de parefeuilles et de carreaux de terre cuite issus de récupérations. Il reste de la place pour dresser la table sur la terrasse intermédiaire dont le sol en béton clair a été hydrofugé pour ne pas dégager de poussière. Le caniveau central en fonte recueille et évacue les eaux de pluie grâce aux légères pentes ménagées de part et d’autre. La note finale est donnée par une frise en calade qui ceinture la terrasse. Tous ces petits galets ont été enfoncés debout dans le mortier jusqu’à affleurer. Pour se protéger du soleil, les cannisses habillent une structure en métal. Côté jardin, elle est soutenue par des fers scellés dans des poteaux qui dépassent le muret en hauteur; côté maison, d’autres fers soudés sur la structure viennent s’ancrer dans la façade. À faire réaliser par un ferronnier en sur-mesure, ces structures sont également proposées en prêt-à-poser dans différents formats (Ferolia, Unopiu, Alain Téchené, etc.). (Voir photo 2)
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Une pièce de verdure
La terrasse ombragée se niche dans l’angle de la cour, entre un mur plein et un claustra végétalisé. Cette idée ingénieuse a été choisie pour ne pas assombrir les pièces de plain-pied qui bénéficient d’une vue dégagée et du soleil qui entre ainsi à flot. Face au mur perpendiculaire à la maison, des poteaux en bois ont été dressés en parallèle, leur base bloquée dans un étrier métallique (Simpson Strong-Tie) scellé dans un plot de béton. Sans contact direct avec le sol, le bois est ainsi protégé. En partie haute, d’autres bois ronds traités en autoclave sont reliés soit par une simple encoche et un tire-fond, soit à l’aide de connecteurs pour bois ronds (Kenro) fixés par boulons ou tire-fond. De l’autre côté, ils sont scellés dans le mur pour créer une structure que la végétation grimpante recouvre. Le calepinage du sol, qui associe une frise en galets et un tapis central en carreaux de
terre cuite, matérialise la surface de cette terrasse où il fait bon prendre les repas au coeur de l’été. On vient également y chercher l’ombre reposante pour bavarder ou siroter un verre loin des tumultes de la maisonnée. À la nuit tombée, l’éclairage remplace les rayons du soleil; il est assuré par des suspensions en métal de style. (Voir photo 3)
Un salon à la marocaine
La maison et le pigeonnier ont été réunis par la construction d’une terrasse couverte intermédiaire. Le mur du fond relie ceux des bâtiments et supporte la charpente dont les charges sont reprises en façade par un poteau central en chêne de forte section. Sous son toit en tuiles canal, la terrasse est parfaitement abritée des intempéries. Elle devient un lieu de vie gai et convivial où l’on s’attable pour déguster des grillades, avant de se détendre sur les banquettes basses qui entourent la table centrale du salon. La dalle de béton teintée de rose donne à cet espace un charme particulier dominé par la chaleur des rouges. Les banquettes réalisées en MDF peint (ép. 19mm) s’équipent de matelas moelleux et d’une multitude de coussins. La table de repas en chêne est revêtue de carreaux de ciment protégés par un produit hydro-oléofuge. On vient y poser un billot miniature pour préparer les brochettes à cuire dans le barbecue construit en briques réfractaires et surmonté d’un linteau en pierre. Le foyer est placé à bonne hauteur, ce qui en facilite l’utilisation et, au-dessous, on dispose d’un rangement pour le bois. Le mur du fond a été habillé de voliges fixées sur une ossature en bois à chicanes pour permettre une ventilation.
Coin repas estival
Le stock de bois qui encombrait l’auvent s’est trouvé une autre place au profit d’un aménagement fonctionnel et agréable qui tient table ouverte. Le toit étanche offrait la protection nécessaire à une cuisine destinée à rester en place sans se dégrader. Les matériaux choisis résistent donc à l’humidité. Pour le sol, les dalles en caillebotis d’acacia sont fixées sur des lambourdes (de 48 x 28 mm) vissées dans la dalle de béton. Contre le mur de la maison, la cuisine en linéaire est assez sommaire pour alléger la facture, mais suffisamment équipée pour satisfaire les gourmandises estivales. Un long plan de travail en béton armé (7 cm d’épaisseur) a été coulé dans un coffrage sur des jambages en carreaux de béton cellulaire (Siporex) qui en supportent le poids. C’est un matériau d’excellence dans cette situation, car il est léger et imputrescible. Ces carreaux s’emboîtent et se montent avec une colle adaptée au matériau («Preocol» de Xella Thermopierre). Ils ont également servi à réaliser les jambages du barbecue sous une hotte maçonnée. Côté finition, le béton cellulaire est revêtu d’un enduit d’imperméabilisation et de décoration pour façade à base de liants hydrauliques (par exemple : «Weber.Lite F» de Weber et Broutin, qui existe en 144 couleurs). Le plan de travail est habillé de petits carreaux de marbre qui remontent en crédence afin de protéger l’enduit mural. Dans les niches, de simples paniers en osier s’utilisent en rangements, posés directement sur le sol ou surélevés sur des étagères en bois. L’auvent accueille également un ancien lit d’enfant transformé en banquette pour se détendre à l’ombre.
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La couleur s’expose en galerie
Sauvée de la ruine et rénovée par un spécialiste des produits à base de chaux, cette maison traditionnelle du Comminges (Haute-Garonne) a retrouvé ses couleurs. Bâtie en pierres et galets de la Garonne au rez-dechaussée, puis en colombage bois avec remplissage de galets, briques et chaux à l’étage, l’ensemble était dissimulé derrière un enduit de ciment. Après piochage de la façade et mise à nu des bois, un enduit au mortier de chaux aérienne (CL), plâtre gros de construction et sable, protège désormais la maison laissant ainsi les murs respirer. En finition, un badigeon de chaux coloré avec des pigments oxyde rouge et Sienne naturelle donne toute sa personnalité au bâtiment. En galerie, un écran en canisse fixé sur les chevrons fait office de sous-toiture. (Voir photo 9)
Avancée au charme d’antan
Le côté ensoleillé de cette grande maison bourgeoise de style classique s’orne d’un bel auvent qui s’abandonne à la poésie. Il longe en partie la façade dont les ouvertures d’origine ont été agrandies et transformées en verrières pour alléger la transition entre l’extérieur et l’intérieur. En zinc, la toiture est portée par une charpente légère soutenue par cinq poteaux ajourés en forme d’échelle de bois. En partie haute, ils sont reliés par des structures similaires horizontales. On se protège du vent par des verrières latérales dont les fins châssis en fer dessinent de grands rectangles qui reprennent le rythme des fenêtres de la maison. Au niveau du sol, pas de rupture avec la cour : le gravillon se prolonge naturellement vers le jardin jusqu’à la pelouse à bordure nette. L’ambiance se prête à la floraison; la nature est invitée à participer au décor avec grâce et insouciance.
Ambiance coloniale
Aux premiers rayons, la maison se tourne vers le jardin. Pour en profiter pleinement sans souffrir des affres du soleil, la terrasse couverte s’étend tout au long de la façade de la maison. Elle est protégée par une pergola à ossature en fer qu’un artisan local a forgé sur mesure. Scellés au sol côté jardin, les montants métalliques sont coiffés de structures voûtées qui sont, elles, fixées en façade. Des tiges (ø de 10 mm) relient les voûtes et maintiennent les cannisses qui forment un toit ventilé permettant à l’air chaud de s’évacuer. Aménagée comme une pièce d’intérieur, la terrasse
offre une ambiance tropicale en adoptant un mobilier d’essence exotique capable d’affronter les pluies d’orage. Seuls les coussins en seront
épargnés par un retour rapide dans la maison dès les premiers grondements du tonnerre. La structure arquée de la pergola donne une hauteur
agréable qui compense l’avant-toit assez bas. Les malons de couvert provençaux (15 x 30 cm), initialement placés sur les chevrons de la toiture, ont été récupérés pour habiller le sol. Leur teinte ocrée n’est pas éblouissante lorsque le soleil est au zénith et, de nuit, les suspensions alignées éclairent la terrasse d’un halo reposant. (Voir photo 10)
Air du temps réalisé par Catherine Levard
Photos réalisées par Antonio Duarte, Perdereau, Guy Bouchet-Cardinale/Photononstop et Inside/Andreas von Einsiedel
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