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n°1/11
C’est dans le Perche et ses brouillards d’octobre que les futurs acquéreurs ont eu un coup de foudre. « Grande Bâtisse à rénover, habitable tout de suite », les recherches sont vite abandonnées, et pour cause… « C’était une évidence! ». En 2007, ils décident de se lancer dans la rénovation d’une partie de la grange (150 m2 environ).
Cette dernière, au volume impressionnant avec ses 30 mètres de long et une hauteur de 7,50 mètres du sol au faîtage, était plutôt considérée comme une annexe multifonction et servait jusqu’à présent de salle de jeux et de débarras-atelier.
Après réfection de la toiture, les tuiles anciennes, en bon état, ont été conservées. Éléments plus contemporains, les fenêtres ont toutes été remplacées au profit de menuiseries en bois teinté (sans petits bois), avec double vitrage 4/16/4.
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n°2/11
« Dans cette enveloppe généreuse, il fallait penser l’espace à la fois comme habitation et lieu de travail. » En effet, le couple – lui est architecte-enseignant, elle styliste – travaille à la maison : la répartition des surfaces va constituter la ligne directrice de cette rénovation.
Dans l’esprit du «Raumplan» de l’architecte autrichien Adolf Loos, chaque espace devra trouver dans un volume qui lui est propre, son usage et son ambiance. Équilibre entre les différences de niveaux et les circulations, et le jeu des cloisons pleines ou vitrées sont les clés de cet agencement dont l’idée majeure résonne comme un paradoxe : vivre ensemble… séparément!
Au fond du salon au sol en brique de récupération, l’escalier moderne est composé de deux poutres UPN avec platines pour recevoir les marches. Il dessert une pièce de détente en mezzanine, ainsi que les deux bureaux isolés par des cloisons vitrées.
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n°3/11
La cuisine de 30 m2 se prolonge sur une arrière cuisine et une buanderie. La cheminée avec son ancien four à pain accueille maintenant la cuisinière. À terme, elle sera déplacée pour bénéficier de la cuisson au four à bois. Les murs peints en blanc mettent en valeur la rusticité du plafond avec ses poutres de chêne décapées et conservées brutes.
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n°4/11
Les matériaux anciens conservés garantissent au lieu son authenticité. Le mur qui sépare la grange de l’habitation existante, monté en briques patiemment rejointoyées à la chaux, répond parfaitement aux terres cuites du sol qui ont été traitées à l’huile dure, ce qui garantit une facilité d’entretien. Initialement prévu en béton ciré, jugé trop salissant, le sol de la grange a en définitive été habillé de plus de 2000 briques (en L 23 x larg. 11 x ép. 5 cm) jointoyées à la chaux!
Le poêle à haut rendement est raccordé via une gaine sur une prise d’air extérieure, ce qui évite de refroidir l’intérieur. Il fonctionne uniquement porte fermée et assure le chauffage des 450 m3 pour une consommation annuelle de 10 stères environ. Outre son efficacité, ce modèle («16» de Stûv) a été choisi pour ses tubes de 6 m sans raccord.
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n°5/11
À l’image de la bibliothèque, les montants de la verrière en épicéa brut teinté ébène reproduisent une structure quadrillée. Le vitrage feuilleté « Stadip» (Saint-Gobain Glass, 33/2) assure à la fois la sécurité et une bonne isolation acoustique. Côté séjour, les châssis sont dotés de stores intérieurs, ce qui permet de s’isoler dans les moments de travail.
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n°6/11
La structure de cette bibliothèque habille l’ensemble du mur de refend à l’est, qui a été isolé, tout comme les soupentes, avec de la ouate de cellulose. C’est sur un doublage en panneaux OSB sans formaldéhyde de 16 mm d’épaisseur que l’on a bâti la bibliothèque.
Impressionnante, elle est réalisée en tasseaux d’épicéa. Les 40 mm d’épaisseur des bois des montants participent à la belle structure de l’ouvrage. Les étagères en OSB de 9 mm d’épaisseur sont collées, puis clouées sur tasseaux cachés. Après ce jeu de construction, l’ensemble des éléments est teinté couleur ébène. Pour un coût fort raisonnable de 3500 € environ, on y loge 4500 livres !
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n°7/11
Du palier, on accède au premier bureau (15 m2). Le second bureau de 20 m2, celui du propriétaire qui est architecte, est délimité par une verrière et par un changement de niveau. Traversante, la bibliothèque allège visuellement la rigueur de cette séparation.
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n°8/11
Pièce éclairée au nord par l’ajout en toiture de six fenêtres de toit (de 94 par 98 cm, Velux), la chambre des enfants d’une surface de 40 m2 est extrêmement lumineuse grâce à ces menuiseries qui, multipliées, fonctionnent aussi efficacement qu’une grande verrière ! Par ailleurs, cela garantit à la pièce une vue imprenable sur les collines du Perche.
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n°9/11
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n°10/11
Différentes essences se côtoient sans heurt – frêne-olivier au sol, marronnier en lambris et chêne de la charpente – leur veinage jouant avec la lumière. Dans un souci écologique, le choix s’est porté sur du bois produit localement : la filière est ainsi la plus courte possible. Les deux essences locales, le frêne-olivier et le marronnier, viennent en effet de l’Orne (Bellême Bois).
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n°11/11
La salle de bains des enfants (7 m2) se distingue de la pièce par un simple décaissement. Cette séparation est orchestrée par un radiateur. Baignoire et meuble vasque sont habillés du même bois.
C’est dans le Perche et ses brouillards d’octobre que les futurs acquéreurs ont eu un coup de foudre. « Grande Bâtisse à rénover, habitable tout de suite », les recherches sont vite abandonnées, et pour cause… « C’était une évidence! ». En 2007, ils décident de se lancer dans la rénovation d’une partie de la grange (150 m2 environ).
Cette dernière, au volume impressionnant avec ses 30 mètres de long et une hauteur de 7,50 mètres du sol au faîtage, était plutôt considérée comme une annexe multifonction et servait jusqu’à présent de salle de jeux et de débarras-atelier.
Après réfection de la toiture, les tuiles anciennes, en bon état, ont été conservées. Éléments plus contemporains, les fenêtres ont toutes été remplacées au profit de menuiseries en bois teinté (sans petits bois), avec double vitrage 4/16/4.
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