Préparer la toiture
Réalisés au printemps dernier, dans l’Hérault, les travaux en toiture ont duré une journée et demie. Quinze modules photovoltaïques (« Solarstocc SLPe 180 ») de 180 watts crêtes (Wc) chacun ont été intégrés sur le toit. Soit une puissance totale installée de 2,7 kWc (la puissance maximale étant de 3 kWc). Ces capteurs (L 1640 x larg. 840 mm, ép. 40 mm) ont été posés verticalement. Chacun pèse 16,5 kg. Inscrites dans un cadre en aluminium couleur anthracite, les cellules en silicium polycristallin affichent un bon rendement de 13% (le rendement est le rapport entre l’énergie électrique produite et l’énergie solaire captée).
Une intégration astucieuse
Le champ photovoltaïque représente une surface de presque 22 mètres carrés (L 5,03 x larg. 4,28 m). Il est orienté plein sud avec une inclinaison de 18°. Les tuiles ont été retirées et remplacées par des plaques en polyéthylène haute densité (PEHD) du système intégré « InterSole » de Renusol. Celles-ci complétées de bavettes en aluminium garantissent d’une part l'étanchéité du toit et permettent d’autre part la fixation des panneaux solaires, intégrés en toiture. Les capteurs photovoltaïques ont été installés en 3 rangées de 5 modules raccordés en série. Ils sont reliés en deux chaînes de modules à un onduleur d'une puissance d'entrée nominale de 2,7 kW (« Powerstocc PS 3000 »), placé dans le garage. Cet onduleur permet de convertir l'électricité photovoltaïque produite en courant continu, en courant alternatif identique à celui distribué par le réseau électrique.
Un bon retour sur investissement
L'électricité produite est vendue à EDF au tarif d'achat prévu pour les installations intégrées (60,176 centimes d’euros par kWh). Ce tarif est assuré contractuellement pour une durée de 20 ans. A noter que les équipements sont garantis 10 ans par le fabricant (durée de vie supérieure à 30 ans pour les modules photovoltaïques; de 12 à 8 ans en moyenne pour l’onduleur). L'entreprise d'installation a réalisé les travaux jusqu'à la limite de propriété du réseau électrique de l'habitation. C'est ensuite au gestionnaire du réseau de transport de l'électricité (ici ERDF) de faire les raccordements et poser les deux compteurs : l'un pour l'électricité solaire produite et vendue sur le réseau, l'autre pour le courant acheté et consommé par les propriétaires. L'investissement s'est élevé à 22 000 euros TTC (les propriétaires ont bénéficié de la TVA à 5,5%), hors raccordement (celui-ci obtenu au bout de trois mois d’attente et 630 euros TTC supplémentaires). Le foyer (un couple avec un enfant) a profité d'un crédit d'impôt de 50% sur le prix du matériel (18 000 euros HT). Les modules photovoltaïques vont générer 3375 kWh/an, soit un revenu prévisionnel de 2 025 euros par an. Le temps de retour sur investissement s'élève à 7 ans (un an en plus est souvent à prévoir quand un crédit est souscrit).
Avant d’ôter la surface de tuiles nécessaire au placement des modules, les dimensions du champ photovoltaïque ont été limitées à l’aide d’un cordeau. Le système de fixation (« InterSole » de Renusol, ex-Ubbink Solar) pour l'intégration des panneaux viendra recouvrir les liteaux apparents.
Les tuiles en partie basse de la toiture sont biseautées à la meuleuse pour poser ultérieurement la bande d'étanchéité (« Ubiflex » de Renusol) et garantir ainsi le bon écoulement des eaux pluviales.
D'une largeur de 40 cm, la bande d'étanchéité est faite de plastique souple dans lequel est incorporé un treillis d'aluminium extensible. Elle remplace les bavettes usuelles en plomb. De couleur tuile, elle fait la jonction entre la partie découverte de la toiture et les tuiles.
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