Comment choisir sa toiture?

Le 18 septembre à 10h51 - par Jean-Pierre Decroix - Maison & Travaux

Tuiles plates ou canal ? Terre cuite ou ardoise ? Pas facile de s'y retrouver et se décider. Les conseils de Maison&Travaux pour vous aider à choisir votre nouveau toit.

Les tuiles plates

Rectangulaires ou en écaille, les tuiles plates fabriquées industriellement copient l’esthétique et les imperfections de fabrication de leurs aînées, avec des performances techniques accrues.

Photo : Idéales pour la restauration, ces tuiles plates présentent un camaïeu proche des vieilles tuiles de pays. À pureau brouillé. En 16 x 27 cm, ép. 13 mm. 4 teintes, de 62,5 à 69 tuiles/m2. 62 €/m2 (fourni posé). « Restauration », nouveau coloris Floréal. Imerys.

Patine et galbe des tuiles plates anciennes trouvent leur origine dans leur fabrication artisanale. Issues de différentes argiles, aux tons variant du rouge vif au jaune orangé selon les lieux d’extraction, les tuiles étaient autrefois fabriquées à la main. Séchées à l’air libre après démoulage, elles étaient cuites dans un four à bois.

Selon leur emplacement, les tuiles plus ou moins bien cuites présentaient des irrégularités qui font aujourd’hui leur succès : dimensions variables et teintes plus ou moins flammées.

Pour retrouver le charme des toitures d’antan, on peut choisir des modèles de récupération ou préférer les fabrications modernes qui reproduisent les aléas de la cuisson artisanale de la terre cuite, mais avec des caractéristiques techniques bien supérieures.

Photo : Malgré une fabrication modernisée, le fabricant a su reproduire l’aspect des tuiles plates d’antan. En 16 x 27 cm, 5 teintes, de 59 à 66 tuiles/m2. De 90 à 110 €/m2. « Aléonard Pontigny » et « Patrimoine ». Koramic.

La tuile qu’il vous faut

Les fabrications locales et régionales d’autrefois ont déterminé les formats des tuiles plates d’aujourd’hui. Il n’est donc pas difficile de retrouver un modèle qui corresponde à une tuile ancienne, irrégularités dimensionnelles et de nuances comprises.

- Les formats standard, de 16 x 27 cm et 17 x 27 cm (60-70 tuiles/m2), sont disponibles dans tous les catalogues des fabricants. Des dimensions plus petites, 14 x 24/25 cm, 15 x 26 cm ou 16 x 24 cm (80 tuiles/m2) ou plus grandes, 17 x 30 ou 33 cm, 19 x 24 cm sont des productions de tuileries artisanales, destinées plus particulièrement aux rénovations de prestige ou de monuments historiques.

- Les tuiles en écaille, appelées aussi « queue-de-castor », disposent d’une extrémité arrondie. Destinées aux régions d’Alsace, du Dauphiné ou de Bourgogne, elles sont souvent dérivées des modèles rectangulaires précédemment décrits, de 14 x 24 cm à 17 x 27 cm.

Photo : La fabrication artisanale permet une production sur mesure, intervenant aussi bien sur la dimension de la tuile que sur les nuances, l’épaisseur, le galbe, le grain. Pose à pureau brouillé. En 17 x 27 cm, ép. 13 mm, 62 tuiles/m2. 63 €/m2. « Brune de Pays ». Tuilerie de Bridoré.

Des modèles comme autrefois

Les modes de fabrication permettent de reproduire les imperfections des vieilles toitures marquées par les outrages du temps : ligne irrégulière des tuiles dites « à pureau brouillé », angles vifs et irréguliers, couleur vieillie… tout en assurant la qualité et la sécurité d’un produit neuf.

Dans les fabrications industrielles, les argiles se mélangent avec des adjuvants (sable, oxydes naturels) pour donner aux tuiles des nuances similaires à celles cuites au feu de bois et les « vieillir » artificiellement.

Un saupoudrage de grains de sable sur la surface, qui s’incrustent pendant la cuisson, apporte une finition dite « sablée » qui ne risque pas de se délaver dans le temps. Produits : « Plate Pressée », « Restauration » d’Imerys ; « Aléonard Pontigny », « Patrimoine » de Koramic ; « Pommard », « Sologne », « Prieuré » de Terreal, etc.

Photo : Six teintes et un aspect vieilli obtenus grâce à un système de cuisson ancestral. 16 x 27 cm, de 62 à 69 tuiles/m2, 6 coloris. 65 €/m2 (fourni posé). « Restauration ». Imerys.

Notre conseil : menez à bien l'étanchéité

L’étanchéité de la couverture doit se poursuivre au niveau du faîtage, des rives, des raccordements avec les murs, des souches de cheminée

- L’étanchéité du faîtage et des arêtiers s’effectue traditionnellement avec des éléments scellés au mortier bâtard, ce qui ne favorise pas la ventilation de la toiture à ce niveau. Il est donc préférable de les monter à sec.

Un closoir de faîtage ou d’arêtier est d’abord placé à la jonction des deux pentes du toit. Les tuiles faîtières ou d’arêtier sont fixées par des pattes métalliques ou des tire-fonds sur la lisse haute (faîtière surélevée).

- Les tuiles de rive à visser ou clouer, remplaçables en cas de casse, sont préférables aux tuiles plates qui sont scellées au mortier bâtard.

- Les raccordements avec un mur, ou avec une souche de cheminée, s’effectuent soit au mortier bâtard, soit avec des bandes d’étanchéité autocollantes en aluminium armées de bitume, soit avec des solins en zinc… Cela dépend de l’esthétique recherchée.

Photo : Closoir souple « Figaroll plus » de Monier.

+ de fiches

Commentaires

Aucun commentaire

Connectez-vous en cliquant ici pour laisser un commentaire en utilisant votre pseudo.
Si vous ne vous connectez pas, votre commentaire apparaîtra en Anonyme.

Aucun commentaire n'a encore été déposé. Soyez le premier à donner votre avis !

Derniers articles déco

toutes les actus et tendances
Votre projet 3D