Dressings sous toutes les coutures

Le 18 septembre à 15h22 - - Maison & Travaux

Rêve familial, le dressing est un excellent donneur d’ordre ! Reste à trouver où l’intégrer chez soi. On l’imagine a priori gros mangeur de place mais on regrette bien souvent qu’il n’en offre pas davantage.

Comme un sas d’entrée (Voir photo 1)

Quand la chambre est grande, le dressing prend ses aises. Il s’inscrit dans un angle de la pièce et intègre une porte d’accès à la salle de bains. L’ensemble forme un double bloc (larg. 250 x P 180 cm) traversé par une largeur de passage (80 cm). Celui-ci conduit à la chambre aménagée au-delà d’une triple arche (P 40 cm) montée en plaques de plâtre sur ossature métallique (ép. 73 mm). Une fois la structure réalisée, les modules en MDF plaqués sont disposés dans les niches créées. Entre le mur et un côté de l’arche, se trouve une penderie à deux niveaux sans porte, sous laquelle se glissent des tiroirs à chaussures.

La joue de ce meuble ouvert (P 40cm) sert aussi de fond à la colonne adjacente garnie d’étagères accessibles de la chambre. En vis-à-vis, la seconde partie du dressing conjugue dos-à-dos des rangements fermés (P 50 cm) et des penderies (P 60 cm) dont le fond est commun. La joue fait également coup double, elle sert de fond aux étagères (P 40 cm) orientées vers la chambre. Quelques subtilités en plus : dans le sas d’entrée, l’un des vantaux coulissants est revêtu d’un miroir pour apprécier sa tenue avant de sortir. Une planche à repasser est intégrée entre les deux penderies aménagées côté chambre ; en partie haute, le fer se range dans un casier.

Un conduit très directif (Voir photo 3)

Parfaitement noyé dans le décor immaculé de la chambre, le dressing se case en toute discrétion entre le mur de la pièce et un conduit de fumée dévoyé dont il suit l’inclinaison. A l’intérieur (P 50 cm), l’aménagement est réalisé en MDF laqué, sous différentes formes. Des casiers (18 x 18 cm) destinés aux paires de chaussures ont été montés par empilage, à l’aide de tourillons; les planches horizontales reposent sur des taquets enfoncés dans les joues et sont traversées par des tourillonsdébordants qui viennent s’ancrer dans les chants hauts et bas des montants intermédiaires. Pulls et chemises reposent à plat sur des tablettes espacées de 35 cm, calées sur des taquets. En partie basse, un tiroir coulissant à hauteur de plinthe engouffre le surplus. Côté portes, toutes sont de petite largeur pour ne pas encombrer le passage entre le lit et les rangements. L’inclinaison du conduit a contraint de couper en biais leur partie inférieure.

Transversal dans les combles (Voir photo 4)

Sous les toits, les choix d’implantation d’un dressing sont restreints. Pour pouvoir disposer d’une hauteur suffisante (h 130 cm) et d’une profondeur acceptable (P 60 cm), une penderie sous un versant à forte pente empiète tant sur l’espace habitable qu’elle n’est pas réalisable dans un petit volume. Par contre, des rangements installés contre le pignon débordent sur 60 cm seulement et offrent, en largeur, toute la place qu’il faut pour une penderie, des étagères, des tiroirs, etc. Cet aménagement représentatif profite des structures existantes ! Les rangements s’inscrivent entre le pignon et une ferme dont l’entrait permet de fixer le rail haut d’une double porte coulissante, guidée au sol par un rail complémentaire. Le conduit dévoyé sert d’appui au lit.

<page />

Intégration réussie (Voir photo 5)

La modularité exerce tous ses talents dans un décor épuré, dominé par le verre dépoli à l’acide que souligne l’aluminium anodisé. Entre les pièces et au profit des rangements, les portes traditionnelles sont remplacées par des cloisons coulissantes en verre, monté sur des châssis en aluminium. Suspendues à des rails, elles se déplacent sans effort, en silence, et se superposent deux à deux pour réunir les secteurs ou offrir au regard le contenu des placards sur une grande largeur. Dans cette pièce, les vantaux se succèdent sur toute la longueur pour former une contre cloison derrière laquelle se répartissent le linge de maison et les vêtements (séparés par la présence d’un téléviseur grand format). Selon les périodes, la pièce vit à son rythme par le simple déplacement des cloisons qui condamne les secteurs ou invite à y entrer. CLOISONS « SIPARIUM » DE RIMADESIO

Secrets d’alcôve (Voir photo 6)

Une penderie et davantage... Ces rangements qui se fondent dans l’ambiance de la chambre jouent les cachottiers. Ils occupent deux murs consécutifs et enrobent les décrochements existants pour offrir des surfaces planes. Une contre cloison en bois a été dressée en ménageant une profondeur suffisante (60 cm) à certains endroits de manière à disposer de penderies. Dans les parties moins profondes, les étagères se superposent à hauteurs réglables pour les vêtements pliés. Ces rangements en latté (épaisseur 18 mm) sont constitués d’une structure en tasseaux (section 40 x 60 mm) assemblés par vissage, et de joues séparatives.

La contre-cloison intègre les bâtis et les portes montées sur pivots droits en laiton poli, pour une ouverture à 90° à privilégier dans une grande pièce qui supporte aisément le débattement des vantaux. Les battants disparaissent d’autant mieux dans le décor qu’ils sont réalisés au format de la porte d’accès et qu’ils s’encastrent en feuillure dans la façade. Sur le papier peint qui tapisse toute la hauteur, on distingue à peine les poignées choisies dans le ton dominant. Les plinthes rapportées uniformisent le contour de la pièce.

Façades en courbes (Voir photo 7)

Des placards, il en fallait tant et plus que la monotonie d’un format unique de portes semblait inévitable ! De la pratique à l’esthétique, on a dû trouver un juste compromis afin d’intégrer en beauté ces rangements dans leur décor. L’intérieur (P 60 cm) est structuré en fonction des besoins du foyer : penderies, casiers, blocs tiroirs, étagères réglables, et accessoires multiples pour ranger les pantalons sans les froisser, les chemises sans les empiler, les chaussettes sans les égarer, etc. La façade a été dessinée sur une feuille quadrillée à partir d’un découpage en carrés (60 cm de côté). De haut en bas et en commençant au milieu des carrés, on a tracé une ligne sinusoïdale. Les côtés des carrés matérialisent le bord extérieur des portes, la courbe intermédiaire les sépare. Le tracé est reporté sur du médium (ép. 19 mm) pour effectuer les coupes à la scie sauteuse. Le graphisme est valorisé par les joints creux (larg. 5 mm) ménagé entre les éléments (un léger chanfrein peut procurer un effet visuel similaire). Laqué en deux couches, le meuble s’équipe de petits boutons de préhension effilés.

Guide pratique réalisé par Catherine Levard
Maison&Travaux N°219 Septembre 2009

+ d'actualités

Article suivant

Commentaires

0 commentaire

Connectez-vous en cliquant ici pour laisser un commentaire en utilisant votre pseudo.
Si vous ne vous connectez pas, votre commentaire apparaîtra en Anonyme.

0 commentaire sur “Dressings sous toutes les coutures ”

Actus tendances

toutes les actus et tendances

Coté Déco : Nos magazines

Abonnez-vous à nos magazines

Prev Next
  • Art&Décoration-479

    Art&Décoration n° 479

  • Maison&Travaux-241

    Maison&Travaux n° 241

  • Mon Jardin & Ma maison -629

    Mon Jardin & Ma maison n° 629

  • Le Journal de la Maison-448

    Le Journal de la Maison n° 448

  • Campagne Décoration-75

    Campagne Décoration n° 75

Art&Décoration n°479

Questions

Une question déco / travaux ?
Interrogez la communauté !

Votre projet 3D