Chambres d’enfants : 12 idées futées

Le 17 mars à 14h03 - - Maison & Travaux

La niche couchette.

Lors de travaux antérieurs, cet ancien passage avait été muré pour être transformé en placard. Comme sa dimension correspondait à la longueur d’un lit, le voici métamorphosé en alcôve, une idée qui a permis de gagner une place très appréciable. La profondeur du placard (60 cm) était néanmoins insuffisante. Pour résoudre ce problème, le mur a été doublé de bois. Cette solution présente deux avantages : ajouter de la profondeur dans l’alcôve et habiller les murs en mauvais état. Le lambrissage est réalisé à partir de panneaux d’OSB (en 2,5 m x 1,25 m et ép. 15 mm), posés sur tasseaux de bois. Pour animer le décor, la surface apparente des panneaux a été rainurée tous les 25 cm afin d’obtenir un effet de joint creux. L’habillage s’interrompt à la hauteur de la fenêtre et, idée astucieuse, il a été chapeauté d’une tablette qui forme une étagère tout autour de la pièce, offrant ainsi un espace de rangement supplémentaire et discret. Peinte en blanc, cette tablette a pour effet de rabaisser visuellement le plafond, rendant l’espace plus intime. Un encadrement de bois peint également en blanc souligne l’ouverture de l’alcôve et bloque le matelas. (Voir photo 6).

Les superposés.

Dans cette chambre mansardée, le choix d’aménager l’espace à partir de deux structures de lits superposés permet de disposer de deux lits, d’un couchage d’appoint et d’un grand volume de rangement. Derrière l’échelle d’accès, une bibliothèque occupe toute la hauteur disponible sous le lit haut. Réalisée sur mesure en MDF de 19 mm, elle est constituée d’un caisson sur plinthe en retrait et de tablettes posées sur tasseaux apparents, l’ensemble étant laqué blanc. Ses joues sont vissées sur les poteaux du lit. Dans la longueur, un habillage en lambris ferme le volume rangement. Les lames chanfreinées (bardage en pin, ép. 22 mm) ont été emboîtées à blanc le temps de tracer la découpe des portes. Les lames numérotées sont ensuite découpées, prépeintes puis assemblées sur une ossature faite de tasseaux fixés par l’intérieur, en haut, sur le montant de lit, et en bas, sur une lame qui relie la base des poteaux porteurs. Un cadre de tasseaux plats vissé à l’arrière de chaque porte maintient les lames entre elles et sert à la fixation des charnières. Le placard ainsi créé permet de ranger en toute discrétion. (Voir photo 7).

Le lit en îlot

Détente d’un côté, atmosphère studieuse de l’autre, une cloison centrale partage la pièce selon les activités. Au centre, une bibliothèque solidement ancrée au sol a permis de fixer au dos deux grands panneaux de MDF (2 fois 1,80 x 1 m ; ép. 22 mm) assemblés à rainure et languette. L’espace nuit est traité comme un salon. Le lit s’appuie contre la séparation peinte en orange, couleur reprise sur le cadre du lit et le mur qui lui fait face. Contre ce mur, une série de meubles bas à portes coulissantes (“Attytud”, Ikea) permet de ranger les vêtements. Ils ont été fixés à la même hauteur que le coffrage qui masque les radiateurs et forment une tablette qui court sur toute la longueur de la pièce. Dans la partie bureau, le cloisonnement étant plus large que la bibliothèque, des patères fixées sur les joues transforment ces angles en vestiaire. Pour circuler facilement, des passages généreux ont été gardés de part et d’autre de la cloison. (Voir photo 8).

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Des rideaux en partage.

Ambiance à dominante blanche ponctuée de rose et de jaune. Plutôt rose côté nuit ; jaune soleil et lumière en abondance côté bureau. Entre les deux, les cinq panneaux composés de tissus légers glissent sur trois câbles d’acier tendus de mur à mur. Ils séparent les deux espaces ou s’effacent complètement en se glissant contre les meubles. Pour obtenir une bonne tension des tissus, un mince tasseau de bois est glissé dans les ourlets hauts et bas de chaque panneau. L’originalité de ce cloisonnement mobile tient aussi au choix des étoffes : imprimés et unis s’associent, mais les couleurs restent coordonnées. Autre astuce : les fenêtres garnies de voilages découpées dans les panneaux rouges. (Voir photos 9 et 10).

1 2 3... soleil !

Fini les chambres confinées ! Très lumineuse, cette pièce sous combles s’éclaire de blanc réveillé par un beau jaune d’or. La mezzanine sert d’aire de jeu et peut accueillir plusieurs lits d’appoint pour inviter les copains. Accompagnant l’échelle de corde qui permet d’y accéder, anneaux et barre de pompier comblent les apprentis acrobates. Ils servent également de séparation entre le coin bureau équipé d’une table mobile et de placards sous rampant et la zone nuit avec son lit douillet, façon lit clos lorsque l’on déroule le rideau. Au fil des ans, cet aménagement pourra évoluer: la mezzanine deviendra seconde chambre, vrai bureau ou grenier ; les autres meubles, sur roulettes, s’adapteront sans problème. (Voir photo 11).

Partage heureux.

Sous des combles moins spacieux, adopter l’idée d’une estrade assure un espace rangement supplémentaire et marque une franche division de la surface sans nuire à l’impression de volume. D’une épaisseur d’environ 20 cm, l’estrade est ici faite de panneaux de bois peints reposant sur des ossatures posées à la verticale et fixées à entraxe régulier. Des meubles à grands tiroirs structurent les rangements au-dessous, laissant au centre un passage qui permet d’accéder à un espace où l’on stocke des coffres à jouets. Une mini-échelle donne accès à l’estrade qui garde une hauteur suffisante pour le coin nuit. Le second lit est placé sous le rampant à l’autre extrémité de la chambre. Une cloison crée l’intimité ; isolation renforcée par un rideau tendu sur un câble acier, tissu léger qui tamise la lumière et protège les rêves. Une vaste aire de jeux sépare les deux domaines ; elle est généreusement éclairée par deux fenêtres de toit. (Voir photo 12).

L’enceinte de bambous.

Transparence, courbes et matériaux naturels adoucissent la séparation. Construite sur place à l’avancement, elle est composée de bambous de grosse section (Ø 60/80 mm) dressés sur une semelle sur laquelle on a vissé par le dessous des bois ronds de Ø 60 mm et d’une hauteur de 30 cm destinés à recevoir les grandes tiges. Après avoir dégagé les séparations internes des bambous sur environ 30 cm, ces derniers s’engagent sur les supports et se bloquent par collage. Sur la hauteur, l’écartement entre les tiges est maintenu par des petites entretoises de bois rond (ø 20 mm), traversant l’une des parois et vissées en bout à travers la paroi opposée. Ces entretoises sont positionnées de façon aléatoire, là où le besoin s’en fait sentir pour assurer la bonne tenue de l’ensemble. De part et d’autre du passage, deux grands bambous fixés sur une platine haute assurent également la stabilité. Afin d’agrémenter ce cloisonnement déjà très original, on a recoupé certains bambous pour créer des fenêtres et ajouté des petites tablettes discrètement vissées sur consoles. (Voir photos 13 et 14).

Dossier réalisé par Élisabeth Delaigue

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